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Le service sanitaire de l'armée allemande durant la Seconde Guerre Mondiale

Avertissement : rien ici ne doit être interprété comme un avis médical car je ne suis pas un médecin; toutes les informations techniques sur la médecine sont uniquement à des fins de recherche historique et sont basées sur la technologie médicale et la recherche des années 1940. Ce site ne soutient, n’approuve ni ne tolère les actions et l'idéologie du parti nazi. Ce site est entièrement apolitique et a seulement pour objectif le partage de connaissances sur un sujet historique.

Avant-propos

Cette documentation est faite dans le but de partager des connaissances sur le service sanitaire de l'armée allemande durant la Seconde Guerre Mondiale. Elle est basée sur plusieurs années de recherches mais peut tout de même contenir des erreurs, si vous en voyez, merci de bien vouloir m'en informer (voir sous les sources). C'est un sujet connus pour être compliqué et dont les informations sont difficiles à trouver. En ce sens, avoir enfin une bonne base d'informations sur ce sujet en français est un objectif d'autant plus interessant.

Avant tout, il est important de bien cadrer le sujet. Nous ne traiterons pas de la croix rouge allemande, la "Deutsches Rotes Kreuz", qui est une autre entité même si on la retrouve dans les hopitaux militaires. Un chapitre sera à propos du service sanitaire dans la Luftwaffe et la Kriegsmarine, le reste portera principalement celui de la Heer dont le fonctionnement du service sanitaire est globalement semblable. Voilà le cadre de la présentation, non que les autres sujets soient moins intéressants mais il est important de fixer des limites afin d'obtenir un enssemble cohérent.

1 - L'organisation du service sanitaire

Le corps médical de l'armée était divisé en services médicaux de terrain et en armées de remplacement, en unités de troupes et d'hôpitaux, allant de grandes unités comme des groupes d'armées à de petits groupes comme des bataillons. Elle pouvait aussi appartenir à des divisions de types divers, tels que l'infanterie, les divisions de montagne , etc. Il existait un service médical dans la Luftwaffe (l'armée de l'air) et la Kriegsmarine (marine). Ces services étaient séparés mais travaillaient parfois ensemble, notamment lors de l'évacuation des blessés et leurs transport. Il est important de garder à l'esprit que le service sanitaire n'est pas un seul bloc mais au contraire, une entité très éclaté entre toutes les branches militaires.

1.1 Présentation du personnel

Le brancardier auxiliaire
Allemand : Hilfskrankenträger
Anglais : Auxiliary stretcher bearer

Le brancardier auxiliaire n'était pas vraiment un membre du personnel médical. Il ne fait pas partie du service sanitaire mais est présent dans les autres compagnies aux côtés de brancardiers. J'ai tout de même choisi de le présenter ici afin de bien souligner son rôle pour qu'il ne soit ni confondu avec les autres, ni oublié. Il y en avait entre 4 et 10 selon les compagnies. Le brancardier auxiliaire aidait en cas de besoin les brancardiers. Ils étaient identifiables à leur brassard blanc "Hilfskrankenträger". Par défaut ils avaient un rôle différent dans leur compagnie qu'ils reprennaient ensuite.

Le brancardier
Allemand : krankenträger
Anglais : stretcher bearer

Présent dans toutes les compagnies, il y en avait habituellement quatre dans une compagnie d'infanterie en 1941.
Les brancardiers faisaient partie du personnel médical le plus proche des combats. Ils avaient le devoir de mettre en sécurité les blessés et de leur appliquer les premiers soins si nécessaires (arrêter le saignement, immobiliser les fractures). Ils évacuaient ensuite les blessés du front vers la station de soin la plus proche. Ils portaient un brassard avec une croix rouge mais n'avaient pas le badge de spécialistes. Ils avaient pour supérieur un sous-officier du corps médical présent dans leur compagnie.

Le soldat sanitaire
Allemand : sanitätssoldat
Anglais : medical orderly

En grand nombre dans toutes les compagnies médicales, les soldats sanitaire participaient à l'évacuation des blessés arrivant du front vers les stations de soin et les hopitaux. Ils pouvaient traiter les blessures mineures, certaines maladies, appliquer les premiers soins à ceux grièvement blessés et préparer l'évacuation. Ils assistaient les sous-officiers dans tout leurs besoins et avaient pour supérieur un sous-officier du corps médical.

L'aspirant sous officier sanitaire
Allemand : sanitäts unteroffizieranwärter (/ Unteroffizierbewerber)
Anglais : medical Service N.C.O. candidate

Ils étaient en apprentissage sur le terrain ou en formation à l'arrière.
Comme dans toutes les autres branches de l'armée, l'aspirant sous-officier était un soldat qui avait été choisis pour suivre les formations nécessaires afin d'obtenir une promotion vers les rangs de sous-officier.

Le sous-officier sanitaire
Allemand : sanitätsunteroffizier
Anglais : medical Service N.C.O.

Les sous-officiers médicaux étaient l'épine dorsale du système médical militaire allemand. Chaque formation de la taille d'une compagnie avait un sous-officier médical qui était responsable de l'organisation du traitement médical de la compagnie. Un sous-officier avait la Waffenfarbe de la compagnie à laquelle il était attaché et avait l'insigne du spécialiste médical sur la manche inférieure droite. Les sous-officiers médicaux de la Luftwaffe portaient l'insigne de spécialiste sur le bras inférieur gauche. Les sous-officiers médicaux avaient de nombreuses tâches différentes comme: responsable médical d'une compagnie, assistant aux rayons X, assistant d'opération, etc. Les sous-officiers qui ne sont pas affectés à une compagnie médicale se réunissent vers l'arrière pour créer la station de soin 'Truppenverbandplatz'.

L'aspirant officier sanitaire
Allemand : sanitätsoffizieranwärter (/ Fahnenjunker / Offizieranwärter / Offizierbewerber)
Anglais : officers candidate of the medical services

Ils étaient principalement dans l'académie militaire médical de Berlin, mais pour certains cas en exercice sur le terrain.
Un sous-officier passait par cette position en attente de sa promotion vers les rangs d'officiers. Un A sera présent sur leurs épaulettes signifiait qu'ils étaient en étude à l'académie militaire médical de Berlin. Un serpent sur les épaulettes avec une tenue d'officier représente le grade d'"Unterazt" : ayant réussi soit un cours d'officier, soit un examen professionnel final dans l'académie militaire médical et effectuant une période d'essai de deux mois dans une unité de l'armée de campagne avant d'être promu.

L'Officier subalterne
Allemand : sanitätsoffizier / Kompanieoffiziere
Anglais : officers of the Medical Services

L'Assistenzarzt et l'Oberarzt (lieutenants) avaient certaines responsabilitées au niveau de la compagnie médicale. Le Stabsarzt (capitaine) était responsable au niveau du bataillon médical. Il était le subordonné du docteur de division avec qui il partageait les tâches.

L'Officier supérieur
Allemand : sanitätsoffizier / Stabsoffiziere
Anglais : officers of the Medical Services

Les deux premiers officiers supérieurs étaient les médecins de division, le troisième (colonel) avait des responsabilités au niveau du corps d'armée. Les officiers étaient des médecins, bien qu'avec la lourde responsabilité de superviser un grand nombre d'hommes. Ils étaient à même de prendre des décisions importantes comme par exemple sur les emplacements et les déplacements des unités médicales. Ils étaient aussi très qualifiés dans le domaine médical et participaient entre autre aux soins chirurgicaux.

Le général sanitaire
Allemand : Generäle
Anglais : General

Il existait 3 rangs de général dans le corps médical. Le Generalärzte dirigeait des structures tels que des hopitaux. Le Generalstabsarzt dirigeait les affaires médicales concernant le front, tout comme les autres généraux des autres branches. Il était en correspondance directe avec le Generaloberstsabsarzt. Ce dernier était responsable de la structure médicale toute entière à l'échelle de la Wehrmacht. Il faisait partie de l'OKW et traitait des sujets concernant le domaine médical dans son ensemble. La photo est celle du Generaloberstabsarzt Siegfried Adolf Handloser.


1.2 Entrainement et Formation

L'entrainnement était très intensif et la demande très importante.
Formation des brancardiers auxiliaires
- soldat lambda
- cours de secourismes prolongé + introduction aux tactiques médicales

Formation des brancardiers
- 4 semaines d'instruction élémentaire d'infanterie
- 4 semaines de formation médicale
- 4 semaines de cours pour brancardiers (Krankenträgerlehrgang)

Formation des soldats sanitaire
- 4 semaines d'instruction élémentaire d'infanterie
- 4 semaines de formation médicale
- 4 semaines de cours pour soldats sanitaires (Sanitätsschullehrgang)
-> reception de l'insigne de spécialité

Formation des sous officiers - Enrôlement en tant que volontaire dans l'armée et dans le service médical
- 6 mois de formation militaire (Truppendienst)
- 6 mois d'école de médecine, grade de Sanitätsgefreiter
- Formation de 3 mois
- Si éligible, promotion à SanUffz après deux ans de service.

Formation des officiers :
- Commence après quelques semestres d'études en médecine
- Enrôlement en tant que volontaire dans l'armée et dans le service médical
- 8 mois d'entrainement militaire d'infanterie
- Académie militaire médical de Berlin et rang de Fahnenjunker
- Rang de Fâhnrich et cours sur leurs sujets à la Charité (Berlin)
- Après le passage des examens ils atteignent le rang d'Unterarzt
- 1 ans de pratique dans de grande cliniques et de cours à l'académie menant à leur certification, en temps de guerre cette année est passée sur le front
- Rédaction de la dissertation en vue du passage du doctorat
- Ils deviennent docteurs et sont transférés dans des garnisons en tant que Assistenzarzt (lieutenant)

Les officiers du service médical de la réserve (temps de paix) :
En temps de paix, tous les soldats étaient automatiquement enrôlés dans la catégorie des candidats au grade d'officier médical de réserve (Reserve-Sanitaets-Offizieranwaerter) à la fin de la première année de service militaire actif qui, avant l'armée, avait une relation avec la médecine (étudiants en médecine, .p.) Ils ont passés la première moitié de la deuxième année de service dans le bataillon médical de la division au rang de sanitätsgefreiter, où ils ont effectué les tâches médicales les plus basses et reçu une formation appropriée. Ils ont ensuite quittés le service actif avec l'obligation de servir six mois plus tard.
Après son renvoi du service actif, au cours des deux années suivantes, le candidat est attiré par le rassemblement d’entraînement mensuel au bataillon médical, après quoi il reçoit le titre de réserve de sanitätsfeldwebel.
Après avoir obtenu son diplôme de médecine d'une université de médecine civile, le candidat a été envoyé dans un bataillon de médecins ou un régiment de l'armée pour servir au cours des six derniers mois de service actif, mais en tant que jeune médecin. À la fin de ce semestre, si les officiers décident secrètement que le candidat mérite de se voir attribuer un grade d'officier, une soumission est envoyée au bureau d'enregistrement et de recrutement militaire du district pour le titre d'assistant de réserve (Assistenzarzt d. R.). Il s'agit du grade d'officier correspondant à peu près à notre grade de sous-lieutenant de service médical.
Il est également possible de devenir officier du service médical de la réserve en temps de paix, même après la fin du service de soldat. Si après le service, une personne est inscrite dans une université de médecine, elle est automatiquement considérée comme candidate au poste d’officier des services médicaux. Après une inscription à l'université et après l'obtention du diplôme, il reçoit le titre d'Assistenzarzt.

Les officiers du service médical de la réserve (temps de guerre) :
En temps de guerre, la procédure d'attribution du grade de médecin de réserve est beaucoup plus simple.
Ainsi, un médecin civil certifié subit d'abord un entraînement de soldat de 2 mois dans une compagnie de fusiliers de rechange en tant que simple fantassin, puis 2 autres mois de service en tant que médecin militaire. Ensuite, il reçoit le titre de Sanitätsgefreiter, un mois plus tard, le titre de Sanitätsunteroffizier (avec attribution du statut de candidat au poste de médecin de réserve), encore un mois plus tard, le titre de Sanitätsfeldwebel et est nommé au poste de jeune médecin. Et seulement 12 mois après la date de son inscription, il a reçu le grade de premier officier adjoint de réserve (Assistenzarzt d. R.).
Contrairement aux officiers d'état-major, un médecin peut devenir non seulement un officier du service médical de la réserve, mais également un officier régulier du service médical, c'est-à-dire faire du service médical militaire sa spécialité et sa carrière principale.
La procédure d'obtention du titre d'officier du personnel du service médical est la même que pour le stock; à l'exception du fait que le candidat a souscrit une obligation de service d'officier pour une durée indéterminée: il ne doit pas avoir plus de 26 ans, il doit être célibataire au moment de son entrée en service et doit avoir de l'argent pour subvenir aux besoins de son enfant (le cas échéant).
En outre, les médecins de la réserve, s'ils le souhaitent, peuvent être transférés dans la catégorie des officiers du personnel du service médical, si n'ont pas plus de 45 ans.

Il est intéressant de noter que les troupes médicales de montagne étaient formées séparément à St Johann dans le Tyrol (Autriche), et subissaient un entrainnement spécial pour des besoins plus spécifiques.
Il y avais à Berlin une école pour maître-chien.

1.3 Organisation sur le terrain

Dans un premier temps nous allons étudier les problèmes auquels faisait face le service sanitaire sur les différents fronts durant la Seconde Guerre mondiale. Ensuite nous allons voir comment se composaient les compagnies et comment était organisé le personnel sanitaire afin de répondre au mieux à ces problèmes.

La campagne de Pologne

Afin de bien commencer ce chapitre, je vous propose une petite lecture très instructive sur l'état du service médical allemand au début de la seconde guerre mondiale.
Début de guerre, 1939

L'organisation du service médical de l'armée allemande et de son emploi dans la campagne de Pologne. ( Un article par le lieutenant Colonel H. Hartleben,Service médical, armée allemande, revue militaire, septembre 1940)

Le service médical, comme d'autre branches de l'armée, s'est trouvé face à de nouvelles missions, de nouvelles taches et de nouveaux problèmes qui résultent des changements apportés à la guerre moderne par la motorisation et la mécanisation. La campagne de Pologne à offert la première opportunité de tester l'organisation du service médical de l'armée allemande dans cette nouvelle guerre.

Les deux problèmes principaux qui doivent être résolus par le service médical sont :

Le problème de fournir le meilleur système d'approvisionnement médical possible dans des conditions de guerre. Le problème du transport, spécialement dans une guerre de mouvement. Ces problèmes peuvent être résolus par l'aspect élastique du service médical, c'est à dire répondant aux diverses exigences de guerre dans toutes les conditions et étant basé sur les éléments de base les plus simples et les plus uniformes possibles afin de répondre aux exigences des différents types d'éléments de combat.

Le service médical de l'armée allemande, comme toute les armées, émane des unités de combat. Tous les soldats transportent un grand et un petit paquet de premiers soins et sont formés à l'application de ces pansements. Le personnel médical des unités de combat comprend des brancardiers ayant une formation spéciale en secourisme et en transport des blessés. De plus, un sous-officier médical ou un homme du rang avec une formation approdondie dans le service médical est affecté à chaque unité. Tout le service médical y compris les brancardiers, portent à leurs ceinture un kit médical de premier secours. La civière est constituée de deux parties égales pliables; elles sont construites de manières à être transportées facilement et assemblés avec peu de manipulations. Quand les conditions le permettent, les civières peuvent êtres transportées sur un transporteur à deux roues.

Le bataillon d'infanterie est accompagné de deux officiers médicaux, l'officier médical du bataillon et son assistant. Leur équipement contient des quantités de médicaments et de pansements suffisantes pour répondre aux exigences des opérations majeures. Sont inclus l'antitoxine tétanique et un "appareil de filtration" pour la purification de l'eau provenant de n'importe quelle source. Cet équipement, emballé dans des coffres, est transporté sur une voiture spéciale d'équipement médical. Les petites unités peuvent transporter suffisamment de cet équipement pour répondre à leurs propres besoins. Au combat, l'équipement du médecin du bataillon, ainsi que son équipement personnel qu'il transporte avec lui dans un étui de cuir, servent à l'établissement du poste d'aide au bataillon. Ce poste d'aide est situé le plus près possible du front réel. En règle générale, les blessés reçoivent leurs premiers soins par un médecin à cette station, à moins que cette aide n'ait été fournie au combat. L'aide d'un chirurgien-spécialiste ne peut généralement pas être donnée au poste d'aide du bataillon, et aucune prévision n'est faite pour cela.

Le service médical du bataillon d'infanterie est donc dirigé de façon indépendante par ses propres médecins et leurs assistants, les sous-officiers médicaux et les soldats. Le service médical des autres armées est effectué de manière similaire, mais avec moins de personnel et d'équipement. Des dispositions sont prises pour le soutien des compagnies médicales qui interviennent lorsque les pertes sont lourdes et servent principalement à ramasser les blessés dans la zone d'action.

Du détachement médical du bataillon, le service médical passe aux éléments médicaux de la division. Ils comprennent normalement deux compagnies médicales, un hôpital de campagne motorisé (hébergement pour 200 patients) et deux groupes d'ambulance motorisées (15 ambulances à moteur chacune). Ces éléments sont sous le commandement du médecin de division. Selon le type de division, les compagnies médicales sont soit à cheval, soit motorisées, soit une compagnie peut être motorisée et l'autre à cheval. Dans le cas d'unités très mobiles, l'hôpital de campagne est supprimé et remplacé par un troisième groupe d'ambulance motorisé, afin de répondre aux besoins de transport constants.

Tant en marche qu'en combat, les compagnies médicales constituent le principal facteur du service médical de la division. Chaque compagnie est composée de trois pelotons dont chacun a une fonction distincte. Le premier peloton est composé entièrement de brancardiers qui recueillent les blessés sur le terrain et les évacuent des postes d'aide au bataillon. Le deuxième peloton organise le poste d'aide à la division et comprend au moins un chirurgien spécialiste. Le troisième peloton peut être utilisé à l'appui des deux autres pelotons ou pour des missions indépendantes. Près de la division des éléments de la station médicale de la compagnie médicale peut être utilisée pour établir la station de collecte pour les blessés légers.

L'emploi de deux compagnies médicales dans la division permet une grande mobilité du service médical. Il permet au service médical de suivre l'avancée des unités de combat et, dans les cas où les deux compagnies sont employées séparément ou en secours, d'effectuer le travail chirurgical et d'évacuer normalement les blessés. Il permet la mise en place de deux centres médicaux derrière les troupes de combat où les opérations couvrent un large front. En outre, les deux compagnies peuvent être employées conjointement dans des conditions défavorables. Ainsi, le service médical de la division est assez élastique pour se conformer à un certain nombre de changements selons les situations.

L'équipement d'une compagnie médicale comprend des toiles pour la construction du poste d'aide à la division (lorsque les bâtiments ne sont pas disponibles) et du matériel chirurgical moderne. Comme l'équipement médical du bataillon, l'équipement de la compagnie médicale est convenablement emballé dans des coffres individuels. Quatre ambulances à cheval ou à moteur sont assignées à la compagnie.

Le poste d'aide de division est le premier endroit où l'aide chirurgicale est rendue. Ici, les blessés sont examinés en fonction de leur aptitude au retrait, leur état est amélioré et les opérations d'urgence sont effectuées. Les fonctions du poste de secours divisionnaire sont limitées à ces fonctions en raison de la nécessité de maintenir la mobilité des compagnies médicales et de leur maintien le plus près possible des unités de combat : 5 km environs derrière la ligne de front.

L'activité chirurgicale au sein de la division est centrée plus en arrière dans l'hôpital chirurgical, où la routine devrait être semblable à celle d'un hôpital régulier dans la zone de l'intérieur. Son équipement est un peu plus grand et plus lourd que celui de la station d'aide à la division. L'hôpital chirurgical est motorisé et peut suivre la division rapidement après avoir été soulagé par d'autres unités médicales. Si nécessaire, un deuxième hôpital chirurgical peut être déplacé pour soutenir l'hôpital chirurgical de la division, jusqu'à l'arrivée des secours.

La division évacue ses malades et blessés principalement au moyen de ses groupes d'ambulance, dont une partie peut être utilisée pour l'évacuation des patients des postes d'aide à l'arrière ou à l'hôpital chirurgical de division. Les groupes d'ambulance motorisées servent également au transport des blessés vers les stations de collecte ou les hôpitaux de la zone de communication. L'ambulance motorisée de l'armée allemande accueille quatre patients couchés, ou deux couchés et quatre assis, ou huit patients assis. Un certain nombre d'ambulances automobiles sont équipées pour de longs voyages.

Le service médical de division tel que décrit ci-dessus peut être renforcé temporairement, si nécessaire, par des éléments médicaux supplémentaires. En outre, les hôpitaux chirurgicaux de l'unité de l'armée peuvent être employés dans toutes les zones si les circonstances exigent de tels renforts, comme par exemple dans le cas d'épidémies. Un médecin de corps est désigné pour superviser l'exécution des directives du service médical de l'armée, surveiller les progrès du service médical de la division et prendre les mesures correctives qu'il juge nécessaires. Il est autorisé à déplacer les éléments médicaux au sein de la division dans le but d'équilibrer leur force. Il a également à sa disposition des éléments médicaux spéciaux qu'il peut employer à chaque fois que les divisions appellent à l'aide. Il peut également faire appel au médecin chef de l'armée pour des unités médicales supplémentaires si nécessaire.

Le but de l'organisation du service médical au-dessus de la division est de réglementer et d'exécuter l'évacuation des patients à l'arrière et de trier les malades et les blessés en fonction des besoins médicaux. Tout cela fait parti des fonctions du médecin chef de l'armée. En fonction de la taille de l'armée, il dispose d'un nombre variable d'unités médicales, en particulier d'hôpitaux chirurgicaux motorisés conçus pour le soutien local des services médicaux de la division. Lors d'évacuation, il a sous son commandement un certain nombre de groupes d'ambulance organisés comme ceux des divisions. Ces unités médicales sont combinées dans un détachement médical de l'armée.

Chaque armée a deux bataillons d'évacuation. Ils sont organisés en trois compagnies de trois pelotons chacune. Chaque peloton est équipé pour mettre en place une station de collecte séparée. Les stations de collecte servent simplement de stations de transfert où les patients reçoivent des soins médicaux simples, de la nourriture et peuvent se reposer pendant de courtes périodes. Ces stations sont placées aux endroits où la situation indique une concentration de blessés et également aux points où les malades et les blessés doivent être répartis entre les différents hôpitaux.

Les hôpitaux de la zone de communication sont divisés en hôpitaux pour les blessés légers et en hôpitaux pour les blessés graves; chaque peut atteindre 500 lits. Ils sont équipés autant que possible d'hôpitaux réguliers et contiennent des salles spéciales sous la direction de chirurgiens spécialistes. Là où les hôpitaux locaux sont disponibles, ils sont bien entendu mis en service. D'autres grands bâtiments peuvent également être utilisés pour abriter les hôpitaux. L'équipement hospitalier mobile comprend en tant qu'équipement standard un appareil à rayons X et un équipement de chambre noire, tous convenablement emballés dans des coffres.

Afin de maintenir les services médicaux avec des unités de combat correctement approvisionnées à tout moment, un dépôt d'approvisionnement médical est attribué à chaque armée. Ce dépôt de l'armée peut établir des dépôts de succursales quand il estime que de telles stations sont nécessaires. Les officiers du service médical sont choisis pour leur compétences professionnelles ainsi que pour leurs qualités de leaders. Affectés aux médecins-chefs des armées en tant que consultants, ils sont des spécialistes soigneusement sélectionnés et reconnus dans leur profession, généralement des professeurs d'université. Ceux-ci assistent les médecins des divers établissements médicaux, soit avec des conseils, soit, le cas échéant, avec une aide réelle. En outre, le médecin-chef de l'armée dispose de groupes spéciaux de chirurgiens auxiliaires. Ces chirurgiens, portant leurs propres instruments chirurgicaux, entrent en action là où leur aide est la plus demandée, que ce soit à l'hôpital chirurgical de la division ou aux centres de secours de la division. Il a été démontré lors la campagne de Pologne qu'il n'est pas conseillé d'envoyer ces chirurgiens plus loin que le poste d'aide de division.

L'armée allemande est entrée dans la guerre contre la Pologne avec un service médical organisé selon les lignes décrites ci-dessus, et a constaté qu'aucun changement matériel n'était nécessaire dans cette organisation, qu'elle pouvait résoudre tous les problèmes auxquels elle était confrontée. Au premier rang des problèmes rencontrés, il y avait celui des transports, car non seulement les opérations militaires se déroulaient à un rythme soutenu, mais les conditions routières en Pologne étaient mauvaises. Néanmoins, l'élasticité et la simplicité de l'organisation ont permis au service médical de continuer à avancer et à approvisionner les unités de combat tout en évacuant les blessés avec un maximum d'efficacité et de rapidité. Les unités médicales motorisées supportent le poids du fardeau, les compagnies médicales tirées par des chevaux étant incapables de suivre la rapidité des opérations militaires. Les groupes d'ambulance ont accompli des prouesses extraordinaires. Grâce à la motorisation des hôpitaux chirurgicaux de la division, ils ont pu suivre les unités de combat à un rythme relativement rapide. Dans de nombreux cas, les unités hospitalières s'établirent rapidement dans les hôpitaux locaux, les écoles ou d'autres bâtiments publics, même si les conditions primitives prévalant dans certaines parties de la Pologne obligeaient fréquemment à recourir à des mesures auxiliaires.

Les grandes distances que les unités médicales devaient couvrir auraient pu être fatales aux blessés, dont l'état nécessitait un traitement spécial dans les dispensaires situés dans la zone de l'intérieur. Cependant, les ponts de chemin de fer démolis ont été rapidement réparés, ce qui a permis l'utilisation des trains hospitaliers spécialement équipés pour l'évacuation des patients par chemin de fer vers la zone de l'intérieur. Dans des cas très graves, tels que des blessures par balle à l'œil ou au crâne et des fractures du fémur, les patients étaient évacué par avion - soit dans les avions ambulanciers ou dans les avions de transport réguliers. L'évacuation par air sur de grandes distances s'est révélée très satisfaisante, d'autant plus qu'il n'y avais pas de variations d'altitude importantes. Compte tenu de la prévalence de la présence de maladies transmissibles en Pologne, un certain nombre de pertes dues à divers types de maladies ont été anticipées. Cependant, chaque soldat allemand étant inoculé contre la fièvre typhoïde, le nombre de cas de typhoïde était extrêmement faible. Des cas de dysenterie se sont produits, car les troupes ont dû traverser de nombreuses régions où cette maladie était courante. Bien entraînées en matière d'hygiène, les troupes réussirent à contenir la maladie et à empêcher la propagation d'une épidémie régulière de dysenterie. Il n'y avait pas un seul cas de variole parmi les soldats. L'inoculation de tous les blessés contre le tétanos a été un succès complet. Le tétanos a perdu sa terreur en tant que maladie de guerre.

Le nombre de victime à été relativement faible. Des chiffres officiels ont été publiés, plaçant les tués à 10 000 et les blessés à 30 000. Ainsi, le rapport des tués et des blessés est de 1:3, un rapport un peu plus élevé que celui de la guerre de 1914.


Le désert brûlant
[en cours]

L'hiver glacial
[en cours]

Composition du service sanitaire

Service médical de l'armée:

Commandé par le Armeearzt :

- Armeesanitätsabteilung
- - - 2 Sanitätskompanien (mot)
- - - 6 Feldlazaretten (mot)
- - - 6 Krankenkraftwagenzüge
- - - 1 Sanitätspark
- Kriegslazarettabteilung
- - - 2 Kriegslazaretten (mot.)
- - - 2 Leichtkrankenkriegslazaretten (mot.)
- 2 Krankentransportabteilungen
- - - 3 Krankentransportkompanien

Heerestruppen:

Outre les unités médicales des divisions (numérotées en unités divisées), Les groupes d'armées avait également ses propres unités médicales. Exemples: Stab/Heeressanitätsabteilung, Stab/Armee-Sanitätsabteilung, Kriegslazarettabteilungen, Reserve-Kriegslazarettabteilungen, Krankentransportabteilungen, selbständige Sanitätskompanien, Feldlazarette/ Halbfeldlazarette, Gemischte Lazarettzüge, Leichtkrankenzüge, Leichtkranken-Kriegslazarette, Truppen-Entgiftungskompanien, Entseuchungszüge, Eisenbahn-Laborzüge, Hygienisch-bakteriologische Untersuchungsstellen, Laboratorien für Bluttransfusionen, Sanitätsparke, Sanitäts-Materialausgabestellen, Sondergruppe O.K.H. Seuchenbekämpfung, Chirurgische Sonderlazarette O.K.H., Verband Donau-Lazarettschiffe, Sanitäts-Feldersatzkompanien. À savoir : les "compagnies de décontamination des troupes" ont été incluses dans les unités médicales et ont évoluées pour devenir une nouvelle branche en 1940/1941.







San.Abt. Infantériedivision:

Les unités médicales divisionnaires sont numérotées comme les toutes unités divisionnaires, par exemple: 8.Inf.Div.- San.Abt.8
Le commandant de toutes les unités médicales d'une division est le Divisionsarzt


1.San.Kp. (tiré par des chevaux) (1 camion, 1 voiture, 2 motos, 17 charettes) 8 officiers, 2 officiels, 33 sous-off, 144 hommes
2.San.Kp. (mot.) (21 camions, 4 voitures, 6 motos) 8 officiers, 2 officiels, 33 sous-off, 162 hommes
2 Krankenkraftwagenzüge (= compagnie d'ambulance) (chacun 15 camions, 2 voitures, 8 motos)
1 Feldlazarett (11 camions, 6 voitures, 2 motos), 1942 toutes les Feldlazarette divisionnaires (à quelques exceptions près) ont été transférées au Heerestruppen.

La composition ci-dessus varie selon les divisions et les époques mais la structure reste en général la même.

Les compagnies sanitaires (San-Kp.) :

La San-Kp. était commandé par un Stabsarzt ou un Oberstabsarzt en tant que chef de la compagnie et se composait du groupe dirigeant (médecin en chef et médecins), de l'échelon du renseignement et de trois sections. Plus tard dans la guerre, le San-Kp. a obtenu un quatrième peloton (épouillage). De plus, la compagnie avait un poste dentaire avec un dentiste et son assistant ainsi qu'une pharmacie de terrain avec tous les médicaments nécessaires. La pharmacie était commandée par un pharmacien de l’armée (officiel) et un assistant pharmacien (sous-officier médical). L'Apothekensatz b était chargé sur un camion de 3,5 tonnes. Chaque compagnie médicale avait un payeur, une salle d'écriture et un groupe de commissaires avec une cuisine de campagne. Chaque compagnie disposait du personnel et de l'équipement nécessaires pour créer deux Hauptverbandplätze.

Le premier peloton était le peloton de civières commandé par un interniste. Le peloton a aidé les brancardiers à récupérer les blessés du champ de bataille. Ce peloton a également mis en place des arrêts de véhicules commandés par un sous-officier médical afin d'amener les soldats malades ou blessés au HVP dans des véhicules à cheval ou à moteur. La plus petite partie du premier peloton est le Trägertrupp qui comprenait quatre soldats (Truppführer, Krankenträger 1-3) et un ou deux brancards (selon les disponibilités). Chaque membre du Trupp doit pouvoir prendre le commandement du Trupp et connaître les commandes pour déplacer et guider le Trupp avec la civière. Les Trägertrupps sont organisés en Trägergruppen chacun avec 3 Trägertrupps commandés par un Gruppenführer.

Le deuxième peloton était le peloton HVP et était commandé par un chirurgien. Le peloton avec environ 45 hommes est destiné a créer la Hauptverbandplatz (HVP).

Le troisième peloton était le peloton de remplacement commandé habituellement par un chirurgien. Le peloton a fourni le personnel et le matériel de remplacement nécessaires aux deux autres pelotons et mis en place des lieux de rassemblement pour les blessés légers. Il a également été formé aux soins des blessés de guerre chimique.

Lors de la réorganisation des divisions, l'Infanterie-Division 43 Gliederung n'avait plus l'hôpital de campagne mais deux autres compagnies Sanitaires et une compagnie d'ambulance. Au stade final de la guerre, les services médicaux des divisions comprenaient deux sections d'ambulance dirigées par un Oberleutnant ou un Leutnant et composées de trois groupes de 40 hommes chacune avec cinq ambulances, plus deux voitures et huit side-car chacune. Les sections d'ambulance étaient également des unités indépendantes et étaient commandées par le médecin divisionnaire.

San.Abt. Troupes de montagne et divisions de parachutistes

L'organisation différait légèrement de celle des divisions d'infantrie. Le San.Abt. avait environ 550 hommes dans deux compagnies médicales (tmot.) de trois pelotons chacune, avec un médecin chef, 4-6 médecins, un pharmacien, des militaires, des brancardiers et des chauffeurs avec une force totale de 184 hommes. Chaque compagnie avait deux sections de transport, pouvait mettre en place un HVP et former deux groupes d'opérations. Il avait également son propre peloton de haute montagne avec des bête de somme.

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Quelques exemples de compositions des compagnies médicales :













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Certains membres du service sanitaire peuvent avoir des spécialisations. Que ce soit dans l'armée de l'air, la marine, l'armée de terre, il existe quelques domaines qui se démarquent mais qui sont souvent peu connus au vus de leurs minorité dans l'enssemble de l'armée. Voici les principaux cas à retenir :

Les dentistes (Zahnarzt)
Ces médecins sont des officiers spécialisés identifiés par un "Z" sur leurs épaulettes à partir de 1942 pour "Zahnarzt" (Ce à partir du rang d'Unterarzt qui deviens donc "Unterzahnarzt") pour les dentistes sortant d'un cursus universitaire.

Au début de la guerre, le nombre de praticiens est totalement insuffisant et l’instrumentation tellement désuète et obsolète que la Wehrmacht organise la récupération des caisses d’instruments utilisés lors de cursus universitaire.

En 1941, l’équipement des compagnies sanitaires est complété par le sac de marche pour les dentistes qui doivent ainsi pouvoir apporter immédiatement les premiers soins sur le front. A cette fin, les sacs sanitaires déjà mis en place pour les officiers sanitaires sont utilisés. Les stations dentaires mobiles sont elles, équipées d’infrastructures permettant l’économie des métaux. Des petits cubes en acier sont transformés en couronnes anatomiques grâce à un simple procédé de pression. L’équipement dentaire est perfectionné avec l’apparition du « Zahnärztliches Gerät 41 (appareil dentaire 41) » qui est composé de 6 coffrets utilisables par les différentes unités de campagne. En plus d’un grand assortiment d’instruments, d’appareils et de médicaments, ils contiennent des réserves de matériel pour plusieurs semaines. Des travaux parfaits et des interventions rapides ont pu être ainsi effectués en un minimum de temps, en évitant le désagrément du démontage-remontage de l’installation. Début 1941, cette installation est complétée par un fauteuil de soins et d’examen. Très vite, interdiction est faite de solliciter pour des soins dentaires à la troupe ou dans des hôpitaux militaires, des chirurgiens-dentistes appelés sous les drapeaux hors de leurs unités. Des installations dentaires clandestines de fortune voient le jour à toutes les étapes et sur tous les fronts. Aucune infrastructure satisfaisante n’est en mesure au début de la guerre de garantir une couverture de soins idéale aux soldats face aux besoins réels. Cependant, 80% des blessés à la mâchoire sur le front seront soignés jusqu’à guérison complète. Pour les coups de feu dans la mâchoire, Axhausen exigera, après des soins dentaires et d’orthopédie maxillaire préliminaires, un soin opératoire de la blessure avec, pour finir, une suture partielle. Les dentistes présents dans les cabinets d’orthodontie des hôpitaux militaires de réserve, avec une formation de chirurgie maxillaire sont employés au poste d’officiers sanitaires, en tant que dentistes de guerre. L’implication des chirurgiens-dentistes est considérable et contribue fortement à la remise en état plus rapide des blessés, à leur retour sur le front et à la continuation de la guerre.

Début 1942, des cabinets dentaires sont créés sur les lieux de passage importants. Mais, dans le même temps, des dentistes et des mécaniciens dentaires sont rassemblés dans différentes unités et doivent organiser des stations dentaires avec du matériel provenant de leur propre cabinet ou issu du butin récupéré par la Wehrmacht dans les territoires conquis. Six à huit stations sont mises en place. Elles sont mobiles et disposent de 3 dentistes, du personnel technique approprié et des meilleurs équipements. Elles sont sous l’autorité de l’inspection sanitaire et doivent intervenir où règnent les besoins dentaires les plus urgents. Quarante à cinquante soldats sont soignés par jour.

En 1942, les deux professions dentaires, – chirurgiens-dentistes et dentistes non diplômés - depuis toujours rivales, s’allient et forment le « Zahnärztlichdentistische Arbeitsgemeinschaft ou Z.D.A. (Groupe d’étude des chirurgiens-dentistes et des dentistes) » pour résoudre le désastre de santé publique qui se profile à l’horizon. En 1943, le Z.D.A. est autorisé à délivrer l’agrément provisoire nécessaire à la pratique dans les caisses, aux chirurgiens-dentistes et aux dentistes.

En 1943, un second poste de dentiste est créé. Afin d’accélérer la remise en état des troupes, 50 stations dentaires et 19 laboratoires de prothèses dentaires sont installés. Un grand laboratoire civil à Hagen est transformé en laboratoire militaire. Le 12 avril 1943, Stück ordonne la remise en état des cavités buccales des jeunes hommes nés en 1927, alors âgés de 16 ans, tous susceptibles d’être incorporés. Les soldats qui se battent pour leur pays, doivent être en bonne santé. Tous les chirurgiens-dentistes qui ne sont pas sur le front, doivent participer à cette action. En 1944, il élargit cette action à tous les jeunes hommes nés en 1928 et 1929, alors âgés de 16 et 15 ans.

Avec l’avancée des Alliés, la santé du peuple allemand ne sera plus privilégiée. Le 30 août 1944, le Reichszahnärzteführer fixe le nombre de consultations hebdomadaires des dentistes pour les civils à 49.

Dans la Luftwaffe :

Dès le 8 novembre 1939, des chirurgiens-dentistes sont employés comme officiers de santé du service dentaire de la Luftwaffe. Pour assurer des soins dentaires suffisants aux soldats de l’armée de l’air pendant la guerre, des postes pour des officiers sanitaires affiliés au service dentaire sont créés dans le corps sanitaire de l’armée de l’air. Ces postes doivent être occupés par des dentistes autorisés. Les unités de troupes reçoivent des dentistes. Chaque région aérienne a environ 100 postes de dentistes de troupes à pourvoir. Les unités sanitaires et les hôpitaux militaires reçoivent des dentistes de section. Des unités dentaires motorisées peuvent être mises en place en cas de besoin. Les garnisons particulièrement étendues ont des postes ambulatoires avec 5 ou 6 dentistes et 25 à 30 mécaniciens dentaires. Les coûts pour une ambulance centrale de cette sorte s’élèvent mensuellement à un quart de millions de Reichsmarks. Environ 1/5 de tous les officiers sanitaires sont des officiers dentaires, soit environ 1500. Les sections sanitaires de remplacement disposent de groupes prêts à intervenir pour le service dentaire.

A savoir

Certains dentistes ne sont intégré à l'armée qu'en tant que spécialiste ou fonctionnaire. (Kriegszahnarzt)

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Communications (Sanitäts-nachrichtenstaffel)
Fait méconnus, dans les compagnies médical il y avais aussi un petit détachement de communication : "Nachrichten-staffel". Il y en avait deux avec chacun un sous officier et deux hommes du rangs. Ils avaient les mêmes tâches que leurs collègues quand un support en communication n'était pas necessaire. Un symbole en éclair de couleur bleu était présent sur leur uniforme.

Les spécialistes (Sonderführers)
Sonderführer (litt. "guide spécial"), était une fonction de spécialiste introduite dans la Wehrmacht en 1937 en cas de mobilisation de l'armée allemande. Avec ce projet de Sonderführer, des compétences d'experts et de spécialistes civils pouvaient ainsi être exploitées à des fins militaires. Certaines missions pouvaient être ainsi remplies dans une très large palette de fonctions, par exemple en langues étrangères, dans la propagande, dans les services médicaux ou vétérinaires. En général, les hommes n'étaient pas formés en tant que soldats. Ils recevaient la solde correspondante au grade qu'ils tenaient, mais seulement en vertu de leur nomination à titre temporaire. En règle générale, les Sonderführers n'étaient pas autorisés à exécuter des pouvoirs de commandement ou disciplinaire, permis normalement par le grade. Cependant, cela changea au cours de la Seconde Guerre mondiale, en 1942.

Les titres de grade et les insignes du Sonderführer changent en mars 1940. A noter : des changements mineurs sont arrivé en février 1940 au niveau des grades pour le service médical, et les changements majeurs sont faits en mars 1940 pour l'uniforme, c'est des dates à ne pas confondre. Dans le souci d'encourager ces hommes à entreprendre une formation militaire et à devenir des officiers militaires à part entière, des insignes plus proches dans la conception des insignes de l'armée standard ont été introduits. Les titres de rang sont restés les mêmes. En décembre 1942, de nouveaux titres de grade ont été introduits, et l'insigne est revenu aux styles d'avant 1940.

Les Sonderführers ont été employés non seulement dans la Wehrmacht et la Waffen-SS, mais aussi dans d'autres organisations nazies comme dans l'organisation Todt, le Reichsarbeitsdienst (Service de travail du Reich), etc.

Au niveau des grades de la spécialité médical :
Postes d'officiers (uniquement pour le service sanitaire) :
- Postes du group B (Bataillon, équivalent à Oberstabsarzt) : après le 5 fev. 1940 : Oberkriegsarzt
- Postes du group K (Kompanie, équivalent à Stabsarzt) :
----( rattaché à des unités non médicales) Bataillonsarzt; Abteilungsarzt, Kolonenarzt, Abschnittsarzt
----( rattaché aux unités médicales) Sanitätszugführer
----(avec hopital de réserve) Chefarzt, Abteilungsarzt
---- après le 5 fev. 1940 qu'importe le rattachement : Kriegsarzt
- Postes du group Z (Zug, équivalent à Assistenzarzt) : Hilsarzt, après le 5 fev. 1940 : Kriegsassistenzarzt

Postes de sous officier (uniquement pour le service sanitaire) :
Avec le badge sur la manche droite comme les hommes du rang et sous-officiers. du service sanitaire.
- Postes du group O (Oberfeldwebel) : Sanitätszugführer (doubles tresses sur les manches comme un Hauptfelwebel.)
- Postes du groupe G (Unteroffizier) : Sanitätsgruppenführer

Grades de 1939
Grades de 1940
Grades de 1942


Les fonctionnaires administratifs, aussi appelé les Officiels (Beamter)
Le principe est l'inclusion dans l'armée du personnel civil pour des tâches spécialisés, sans que ces personnes ne répondent aux exigences en matière d'éducation et de formation professionnelles pour être nommés officiers ou soldats dans l'armée.

Quelles différences avec les Sonderführers ? Les spécialistes avais des postes sur le terrain, les officiels étaient plutôt attaché à l'administration. C'est surtout en relation avec le rôle et la formation acquise.

Il y a aussi des cas où certains civils servent l'armée mais sans être officiel ni spécialiste. Beaucoup (y compris des femmes) ont été embauchés à l'échelle de la fonction publique et ont occupé des postes administratifs et de bureau; il s'agissait essentiellement d'employés civils. (Les femmes ne pouvaient pas servir de fonctionnaires.)

Sur leurs épaulettes ils portent Le sigle «HV» : Heeresverwaltung (Administration militaire).

Il y avais 4 insignes de col possible pour les fonctionnaires. Les quatre types varient selon le degré d'expérience en éducation civile / métier requis pour le poste. Par exemple, l'"einfacher Dienst" n'exigeait que l'achèvement du lycée tandis que le "hoeherer Dienst" exigeait généralement une formation universitaire.
Voici les 4 : Einfacher Dienst, Mitteler Dienst, Gehobener Dienst, Hoeherer Dienst.

Les Pharmaciens (Heereapotheker) font partie des fonctionnaires administratifs. Tout les pharmaciens étaient Hoeherer Dienst (Feldapotheker, Oberapoteker, Stabsapoteker, Oberstabsapoteker, Oberfeldapoteker, Oberstapoteker, Generalapoteker - le grade de général à partir de 1943). Ci joint, la liste des grades

. Le personnel administratif des hopitaux (Heereslazarettverwaltung) est aussi dans cette catégorie Ils sont partagé entre Mitteler Dienst (OberSekretär, Sekretär, Assistent, Amtsgehilfe) et Gehobener Dienst (Amtsrat, Oberamtmann, Amtmann, Oberinspektor, Inspektor). Ci joint, la liste des grades.

Les fonctionnaires administratifs de guerre (Beamter auf Kriegsdauer)

Quelles différences avec les fonctionnaires administratifs ? Ces derniers sont des spécialistes qui sont actif que pour la durée de la guerre (Beamter auf Kriegsdauer). C'est des fonctionnaires qui n'avaient pas les qualifications requises pour être des fonctionnaires administratifs (Beamter) à part entière mais qui possédaient des compétences indispensables. Ils étaient considérés comme les spécialistes (J'entend par spécialiste "Sonderführer") du service administratif.

Il y avais 3 insignes de col possible pour les fonctionnaires. Les quatre types varient selon le degré d'expérience en éducation civile / métier requis pour le poste : Einfacher Dienst, Mitteler Dienst et Gehobener Dienst, Hoeherer Dienst.

On pouvais avoir des dentistes et des pharmaciens dans cette catégorie par exemple. (Kreigszahnarzt, Apotheker...)

Cette spécialité est dissoute en 1943.
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<- Sur la photo on a possiblement un Heereapotheker. Il nous faudrais plus d'info sur la photo ou bien les couleurs pour être certain. Mais voyez la forme de l'insigne au col.



1.4 Évacuation des blessés

Pour soulager le front des blessés, ils doivent être aperçus et distribués sur la Truppen- et la Hauptverbandsplatz. L'objectif est d'amener le soldat à un traitement médical professionnel le plus rapidement et le plus soigneusement possible. Il n'est pas important que le patient soit amené à l'endroit le plus proche mais au meilleur endroit possible pour son type de blessure. Le temps de traitement chirurgical est déterminant pour la plaie et doit être le plus court possible. L'observation et la distribution ne peuvent pas toujours suivre les indications médicales et dépendent donc fortement des capacités de transport disponibles.

Fondamentalement, le patient ayant les meilleures chances de survie doit être transporté avant un patient ayant moins de chances. Les patients mourants restent généralement sur la Hauptverbandplatz. L'endroit où le patient est amené dépend également s'il a besoin d'une opération précoce ou d'un long repos post-opératoire, ce qui n'est généralement pas possible dans les installations médicales mobiles.

Un triage chirurgical doit être effectué pour éviter tout transport inutile. Étant donné que le soldat légèrement blessé peut devenir un patient gravement malade en raison de certaines circonstances (infection, saignement, emphysème), cette possibilité doit être minimisée en surveillant attentivement les patients. Environ 2/3 de tous les soldats blessés sont légèrement blessés.

Les patients légèrement blessés ne sont donc pas à négliger. Ceux qui passeront le Feldlazarett ou même la Hauptverbandplatz et se dirigeront directement vers la Krankensammelstelle. Le traitement chirurgical des blessés légers sur la Leichtverwundeten-Sammelplatz n'est possible que si le nombre de patients entrants est faible. Un traitement chirurgical peut être dispensé sur la Hauptverbandplatz, ce qui est plus facile si la Leichtverwundeten-Sammelplatz et la HVP étaient situées l'une à côté de l'autre. Si le nombre de blessés légers entrant est élevé, le traitement chirurgical doit être effectué à la Krankensammelstelle ou à l'Armeefeldlazarett à côté. Si le traitement chirurgical est dispensé au Leichtverwundeten-Sammelstelle, un chirurgien de la Sanitätskompanie doit y être détaché pour y prodiguer des soins. Si le Leichtverwundeten-Sammelstelle doit être avancé en raison de la situation tactique pour obtenir le traitement chirurgical des blessés légers, il n'est généralement pas possible. Si un traitement chirurgical doit être dispensé à un Leichtverwundeten-Sammelstelle avancé, un groupe de chirurgiens de la réserve de personnel doit être détaché.

La chose la plus importante est le diagnostic établi. Des diagnostics superficiels et erronés entraînent une mauvaise orientation des bléssés. Si possible, le diagnostic final doit être posé sur la Truppenverbandplatz ou la Wagenhalteplatz. En cas de doute, le diagnostic le plus grave est choisis.

Après le diagnostic, les points suivants doivent être pris en compte:
1. Dans quel délai la plaie doit-elle recevoir un traitement chirurgical ?
2. Combien de temps s'est écoulé depuis que le soldat a été blessé et combien de temps faut-il pour l'amener au prochain traitement chirurgical ?
3. Est-il nécessaire de transporter le patient vers un traitement chirurgical? La capacité de transport est -elle disponible ? Le patient est-il transportable, et si oui sur de courtes ou de plus longues distances ?
4. Est-il possible d'amener le patient dans un établissement médical mobile ou a-t-il besoin de semaines de repos post-opératoire ?
5. Le patient a-t-il besoin d'un traitement dans un établissement médical spécialisé ?

Une fois ces points pris en compte, l'installation de destination peut être déterminée. Leurs directives ne sont qu'une aide et pas toujours la meilleure solution. Les médecins doivent toujours être flexibles.

1.4.1 Les stations

Les blessés qui ne peuvent pas marcher sont transportés sur le champ de bataille par des brancardiers du bataillon, tandis que ceux qui sont encore capables de marcher sont dirigés vers la station de secours du bataillon (Verwundetennest), située aussi près que possible de la ligne de front. Le poste de secours du bataillon fournit les premiers secours en cas d'urgence. Dès que des mouvements peuvent être faits, il passe les blessés au poste d’aide régimentaire (Truppenverblandplatz), qui se situe généralement entre 200 et 500 mètres à l’arrière de la ligne de front. À ce stade, les blessés reçoivent les premiers soins et sont classés en cas ambulatoires et en cas de civière. Les cas de civière sont transportés à un zone d'embarquement d'ambulance (Wagenhalteplatz) pour le déplacement en arrière, tandis que les cas ambulatoires ont pour consignes de se déplacer à l’arrière à pied.

Habituellement, les cas de civière sont envoyées à un poste de secours principal (Hauptverbandplatz ), tandis que les blessés ambulants se rendent à un point de rassemblement pour les personnes légèrement blessées (Leichtverwundetensammelplatz). Les deux dernières installations, toutes deux contrôlées par l'officier médical du régiment, fonctionnent parfois comme une unité combinée et, dans la quasi-totalité des cas, sont situées à une distance raisonnable l'une de l'autre. Leurs fonctions sont les suivantes:

Le poste de secours principal s'occupe des cas graves. Il contient une unité chirurgicale qui effectue les amputations, applique des pansements et des attelles, contrôle les hémorragies, administre des transfusions sanguines, des sédatifs et des injections préventives. Après traitement, les victimes sont évacuées plus en arrière.

Le point de collecte pour les blessés légers s'adresse aux blessés dont le traitement ne nécessite que quelques jours. Lorsque le traitement est terminé, les hommes retournent au combat. Si, toutefois, une affaire a pris une tournure plus grave, le soldat blessé est évacué par l'arrière.

Dans la zone du régiment, les victimes peuvent être transportées dans n’importe quel type d’hôpital (Lazarette) trouvé sur le terrain ou à la maison. Les points de collecte des pertes (Krankensammelstellen) sont généralement installés le long de la ligne d’évacuation pour faciliter le regroupement des victimes et leur répartition à l’arrière. Ils ne traitent pas les blessés dont l'état ne permet pas le déplacement. Les hôpitaux de campagne mobiles ( Feldlazarette) servent de relais pour les blessés qui ne peuvent pas être déplacés. Ils peuvent être dirigés soit par une armée, soit par une division. Dans la mesure du possible, l’hôpital de campagne est installé dans des bâtiments permanents disponibles. Il est équipé pour traiter n'importe quel blessé et a une capacité de 200 lits.

Les blessés physiquement aptes à être évacués après traitement au poste de secours principal ou à l'hôpital de campagne sont transférés directement ou via les points de collecte des blessés dans un hôpital de base (Kriegslazarett ) ou parfois dans un hôpital général (Reservelazarett ).

Les hôpitaux de base sont de grandes installations relativement permanentes pouvant être établies par une armée ou une armée de campagne bien à l'arrière de la zone de combat. Ces hôpitaux sont de deux types: les hôpitaux généraux de base (Kriegslazarette ), qui hébergent normalement 500 personnes, les victimes nécessitant un traitement d’une durée allant jusqu’à huit semaines avant leur sortie et celles nécessitant une convalescence avant leur transfert dans des hôpitaux de réserve; et hôpitaux de base pour les cas mineurs (Leichtkrankenkriegslazarette ), pouvant accueillir 1 000 patients, pour les blessés nécessitant un traitement ou une convalescence pouvant aller jusqu’à quatre semaines.

Tout hôpital peut déclarer un homme apte au service. S'il est hospitalisé, il sera renvoyé dans son unité. S'il est dans un hôpital général pendant plus de huit semaines, il sera réaffecté à l'armée de remplacement pour y être réaffecté.

(issue d'un article publié par le Département de la guerre des États-Unis en mars 1945 sur l’évacuation des soldats allemands blessés. Et image : "Richtlinien für die Versorgung Verwundeter" in den vorderen Sanitäts Einrichtungen )



Verwundetennest
Littéralement "le nid des blessés", cet endroit est le premier à partir duquel les blessés sont évacués. Il est établis dans un endroit un peu en retrait du front, couvert si possible, parfois sous forme de tranché ou dans un sous-sol lors d'une battaille en ville par exmeple. L'endroit peut être marqué de la croix rouge et profite ainsi de la protection de la convention de Genève.

Il y a un "nid" pour chaque compagnie. Il est desservi par 4 brancardiers "Krankentraeger" et 8 brancardiers auxiliaire "Hilfskrankentraeger" (chiffres variable selon la période de la guerre). Le sous-officier sanitaire de la compagnie pouvait également y être, mais le plus souvent il se trouvait à la station de soin un peu plus en arrière : la Truppenverbandplatz (TVPL). Les blessés ne pouvant marcher sont en général transporté jusqu'ici en civière, les autres s'y rendent à pied.

Ils peuvent recevoir les premiers soins de la part des brancardiers, l'idée est d'assurer le transport vers la station de soin plus en arrière (TVPL). Les blessés pouvant marcher continuent à pied vers la TPVl, les autres sont soit transporté par les brancardiers, soit récupérés par le personnel médical du bataillon ou du régiment.


Truppenverbandplatz (TVPl)

En règle générale, la Truppenverbandplatz est installée non loin du quartier général du bataillon et proche de la ligne de front (à 0,5 - 1,5 km de la ligne de front), hors de portée des armes légères et des tirs directs de chars et de canons, mais reste à portée de l'artillerie ennemie. Souvent, surtout en hiver, la TPVl se trouve dans de petits bâtiments. En saison estivale ou lorsqu'aucun bâtiment n'est disponible la TPVl est constituée de tentes.

Elle est desservie par le personnel médical du bataillon. C'est à dire des sous-officiers sanitaires de la compagnie, rarement accompagnés de brancardiers, l'officier médical du battaillon et son assistant. La plupart du temps, ce sont des médecins relativement jeunes dans les rangs des officiers subalternes (Asisstenzarzt, Oberarzt ou même Unterarzt.). En outre, l'officier de la TVPL dispose d'une petite équipe médicale comprenant souvent deux soldats sanitaires, parfois plus. Voici un exemple des soins qui peuvent être fournis aux blessés à cet endroit :
- Vérification des bandages et remplacement si necessaire
- application de pansements occlusifs sur les plaies ouvertes du thorax;
- anesthésie (y compris analgésiques narcotiques)
- administration d'anatoxine tétanique et d'antitoxine gangrénique
- trachéotomie (ouverture de la trachée et insertion d'une voie respiratoire dans les voies respiratoires inférieures avec asphyxie.)
- traitement antishock à l'aide de periston, de sérum physiologique, de coramine et ainsi de suite
- utilisation de comprimés antibactériens Sulfapyridine
- utilisation de poudre de sulfanilamide dans une plaie lors du premier pansement
- cathétérisme
- préparation à une évacuation ultérieure vers HVPL
Ce n’est que dans des cas exceptionnels que le médecin du bataillon peut effectuer des opérations d’urgence lorsque les blessés ne peuvent plus être transportés. Après avoir reçu une assistance, les blessés reçoivent une étiquette avec leurs identité et des données sur la nature de la blessure et des soins apportées jusqu'ici.

Les blessés incapables de se déplacer seuls sont transportés par véhciules (motorisé ou à cheval, dans des cas exceptionnels par avion) jusqu'à la prochaine station : Hauptverbandplatz (HPVl). Ceux qui sont blessés plus légerement doivent se rendent eux-mêmes à pied au point de collecte des blessés légers (Leichtverwund Sammelplatz).

Un patient peut être considéré comme transportable lorsque le danger mortel de la blessure a été éliminé. Les blessures ont été temporairement traitées et le choc est sous contrôle.

Tous les patients reçoivent un Wundzettel qui doit être rempli avec soin. Le patient doit être transporté dans une position qui provoque le moins de douleur possible. Les extrémités blessées doivent être immobilisées. Les équipes de transport doivent être informées des blessures du patient et des complications possibles (saignements, risque d'étouffement) et des directives à suivre dans ces cas. Un approvisionnement en couvertures et boissons chaudes est nécessaire. Si l'évacuation d'urine du patient est bloquée / interrompue, la vessie doit être évacuée par cathétérisme ou ponction supra-pubienne avec un Troikart pour éviter un phlegmon urinaire.


Leichtverwund Sammelplatz
Situé de 6 à 10 km du front, généralement près de la HVPl, la station de soin pour les blessés légers est gérée (comme la HVPL) par la compagnie sanitaire de la division. Elle peut être établis dans un bâtiment ou dans des tentes. Les blessés viennent ici d'eux même à pied, tous les véhicules étant occupés à évacuer ceux ne pouvant pas marcher vers la HVPL. L'un des but de rassembler les blessés légers à cet emplacement est aussi de décharger la TVPL et la HVPL.

Les blessures de la main et des doigts, ainsi que les blessures mineures des blessés qui marchent avec difficulté sont traitées en priorité.

Après avoir reçus une assistance médicale, ils retournent au front. Si un traitement supplémentaire est nécessaire, ils sont envoyés dans des hôpitaux de campagne.


Hauptverbandplatz (HVPl)
Cette station est située à 6-10 km de la ligne de front, souvent non loin du quartier général du régiment. La plupart du temps, ils tentent de l'organiser dans un grand bâtiment, mais elle peut également être placée dans des tentes. La Hauptverbandplatz est desservie par la compagnie sanitaire de la division. On y trouve un grand nombre de soldat sanitaire utile en tant qu’assistants (transport les blessés, soins, mise en place du materiel, hygiène etc.). À ce stade, les blessés reçoivent une assistance médicale complète et qualifiée. L’équipe est divisée en deux équipes d’opération sous la direction de deux chirurgiens. Un groupe était composé de 1 chirurgien, 1 à 2 médecins, 1 assistant d'instruments, 1 anesthésiste, 1 stérilisateur (sous-officier médical), plus quelques médecins militaires pour les soins aux patients. Toutefois, le nombre de chirurgiens peut être porté à 6-8 personnes si nécessaire. Chaque groupe peut desservir environ 25 blessés graves, 60 moyennement ou 120 légèrement. Au total, le principal lieu de réception des blessés peut accueillir jusqu'à deux cents patients, mais souvent, en raison du nombre considérable de blessés, il est agrandi pour accueillir jusqu'à 300 ou 400 soldats blessés.
La HVP devant rester très mobile, les blessés soignés sont transférés à l'hôpital de campagne. Sauf les patients souffrant de blessures mortelles et les patients en état de choc. Les cas désespérés sont traités avec des anti douleurs. Les patients en état de choc ne peuvent généralement pas être transportés, ils sont traités dans une salle spéciale si disponible.

Lorsque le flux de blessés n'est pas très intense, tous les patients présentant des lésions légères, telles que des lésions de la cavité abdominale, subissent une opération primaire. Les mêmes opérations sont effectuées par des personnes légèrement blessées, ne nécessitant aucune évacuation supplémentaire vers l’hôpital de campagne (Feldlazarett (Flaz)). Le manuel du service médical de la Wehrmacht énumère les types d’assistance médicale suivants fournis sur le HVPL:
- Trachéotomie (ouverture de la trachée et insertion d’un tube dans la voie respiratoire inférieure );
- fermeture d'une plaie thoracique ouverte;
- amputation d'urgence;
- transfusions de sang et de substituts du sang;
- aspiration d'un liquide de la cavité péricardique
- arrêt définitif du saignement
- chirurgie pour patients non transportables
- cystostomie sus-pubienne (opération chirurgicale pour créer une fistule externe de la vessie).

En plus de tout cela, la Hauptverbandplatz peut désinsectisée les poux et autres parasites. Il y a aussi des filtres pour la purification de l'eau potable et un approvisionnement en pansements et en médicaments. Si besoin, l'épilation des soldats peut également être effectuée au HVPL. Ensuite, si nécessaire, le blessé est transporté (par route, chariots / traîneaux et parfois par avion) ​​vers les hopitaux.


Feldlazarett (Flaz)

L'hopital de campagne divisionnaire est située à 20-25 km de la ligne de front, hors de portée de l’artillerie ennemie, mais atteignable par l’aviation. Habituellement, il est placé dans des bâtiments scolaires, des hôpitaux, etc. Mais il peut aussi être placé dans des tentes: à cet effet, le service médical de la Wehrmacht dispose de tentes opérationnelles spéciales (Verbindezelt) et de tentes pouvant accueillir des soldats blessés (Verwundetenzelt).Cet endroit est conçu pour 200 lits. Toutefois, si nécessaire, il peut être étendu à 300 lits. Habituellement, deux chirurgiens y travaillent, mais dans le cas d’un grand nombre de blessés, leur nombre peut être augmenté en fonction des réserves. L’infirmerie dispose de spécialistes médicaux qualifiés, d’une salle de radiographie, d’un cabinet dentaire et d’un bon entrepôt de médicaments et de pansements. En plus de ça il y a des installations puissantes pour la purification de l'eau potable. À l'hôpital de campagne, les types de soins médicaux suivants ont été administrés aux blessés:
- intervention chirurgicale pour traumatisme crânien ou thoracique, traumatisme grave du tissu musculaire et traumatisme fessiers.
- traitement des fractures graves
- chirurgie abdominale
- amputations
- assistance ophtalmologique
- soins dentaires
- traitement des infections de plaie
- hospitalisation temporaire des blessés pour les préparer à une nouvelle évacuation
- élimination des complications (hémoptysie, pneumonie, gangrène gazeuse, choc électrique, saignement secondaire, etc.) - et les soldats peuvent être désinsectisés par des parasites.
Les hôpitaux de campagne des divisions sont entièrement motorisés. Au niveau de l'armée, il existe également des hôpitaux de campagne partiellement motorisés. À la fin de 1941, les hôpitaux de campagne ont été retirés de nombreuses divisions, regroupés au niveau de l'armée en tant que force armée et affectés, le cas échéant, aux divisions et corps subordonnés. À partir de 1942, les infirmières des hôpitaux de campagne situés au-dessus du niveau des divisions sont de plus en plus remplacées par des sœurs de la Croix-Rouge.





Kriegslazarettabteilung

Les services des hôpitaux militaires étaient subordonnés aux médecins militaires des armées respectives. Ils étaient composés de:

2 Kriegslazaretten (hôpitaux de guerre) (mot.)
2 Leichtkrankenkriegslazaretten (hôpitaux de guerre pour blessés légers) (mot.)

Habituellement, 4 Kriegslazarette (mot.) Suivent le Kriegslazarettabteilung de l'Armée pour établir des hôpitaux de guerre pour une période plus longue. Ils ont environ 800 à 1500 lits et 2 à 4 chirurgiens. Ils sont installés dans des bâtiments (hôpitaux, écoles, séminaires, maisons de fêtes, usines, etc). Un approvisionnement en eau suffisant, un éclairage et un chauffage suffisants sont des conditions préalables. Avec un équipement de radiographie de terrain, un appareil de stérilisation en autoclave, des laboratoires bactériologiques, chimiques et pathologiques, il est possible de travailler à l'hôpital dans des conditions proches. Des unités spéciales pour les traumatismes crâniens, maxillaires, oculaires, auriculaires et urulogiques sont mises en place en cas de besoin. (image : dans le Grote Markt à Groningen, Pays-bas)









Reservelazarett (ResLaz)

Les hôpitaux de réserve étaient des installations fixes du service médical, situées en dehors de la zone de guerre. Ils étaient souvent installés dans des hôpitaux existants, des écoles ou des usines désaffectées, et la plupart du personnel était composé de membres de la Croix-Rouge. Les hôpitaux de la Wehrmacht ou de site en paix ont souvent été utilisés comme hôpitaux de réserve. La taille des hôpitaux de réserve variait en fonction du nombre de bâtiments disponibles mais, dans ce cas également, ils visaient environ 150 à 200 lits afin de limiter les charges administratives.

Les patients blessés ont été transférés des hôpitaux de campagne vers les hôpitaux de réserve pendant une période de traitement prévisible plus longue, dans le cadre de laquelle de nombreuses mesures thérapeutiques ont également été prises. Les hôpitaux de réserve étaient subordonnés aux départements de l'armée de remplacement, par exemple les commandos de district militaire (commandements généraux adjoints).


1.4.2 Les moyens de tranports

Les Brancards

Là où en général le transport pose le plus de problème, c'est depuis le front jusqu'aux premières stations de soin (TVPl).
Dans le cas où le soldat blessé ne peut plus marcher, la solution première est le brancard. Le blessé est mis à l'abris puis transporter par les brancardiers jusqu'au poste de secours. Le brancard peut être posé sur un dispositif sur roue (Krankentragenfahrgerät) afin de faciliter le déplacement . Si aucun brancard n'est disponible (facilement imaginable en fin de guerre) le blessé peut être transporté via quelques autres techniques, par exemple, une zeltbahn peut faire office de brancard.
Si le bléssé peut marcher, il ira de lui même jusqu'aux stations de soin, de préférence accompagné.

Cette partie du transport est particulierrement difficile pour les troupes de montagne. Ils ont un entrainement spécial et des équipements adaptés pour faire face au terrain: relief important, présence de neige, risque d'avalanche etc. (voir partie équipement)
Les Ambulances

Elles sont couramment appelé les "Sankra" pour "Sanitätskraftwagen". Les ambulances peuvent être de plusieurs types.

- Krankenwagen (Sf.2)
Ce modèle est une ambulance tiré par des chevaux. Le Sf.2 est utilisé par les compagnies sanitaires, c'est un véhicule tirés par des chevaux et qui a remplacé l'ancien Sf.1 au début de la guerre. Il permet le transport de quatre patients couchés, 2 couchés et 4 assis ou 8 assis. Il est en métal léger et équipé d'un baril d'eau et d'un four en plus de l'équipement médical normal.

- Krankenkraftwagen (Kfz.31)
Le Kfz.31 est un véhicule ambulancier pour les unités médicales motorisées. De nombreux types de voitures ont été utilisés comme ambulances. Il peut transporter 4 patients couchés, 2 couchés et 4 assis ou 8 patients assis. Le compartiment est chauffant et a de la lumière. Les portes latérales permettent d'accéder à la voiture par le côté. Exigences pour un Kfz.31: Charge utile: 1000 - 1200 kg; Charge à l'essieu: 1100 - 2000 kg = 1 essieu; 2300 - 2250 kg = 2 essieux; Garde au sol: 230-240 mm; Pente: 12 - 25°; Consommation de carburant: route de 30 à 35 litres; 45 - 50l hors route; Quantité de carburant: 110L; Poids: 2230 kg; Dimensions: 530x204x225 cm.

- Feldoperationswagen
Habituellement, un Lkw.3t-Opel Allradantrieb Typ A avec Heeres-Einheitskastenaufbau (espace avec un toit à l'arrière du camion) est utilisé comme Feldoperationswagen. Il est utilisé dans des formations spéciales.
Le Büssing NAG "Burglöwe" pouvaient être modifié pour servir en tant que Operationswagen. C'est à dire une sorte de salle d'opération mobile.

Plusieurs véhicules ont pu être utilisés par le service médical, voici des exemples : Steyr 640 version ambulance, Peugeot DK5, Phänomen Typ Granit 25H / Phänomen 35H / Phänomen Granit 35 / Phänomen Granit 1500S , Horch Kfz.31, Opel Typ 10/45 / Opel Blitz 3 tons / Opel Blitz 2,5 tons / Opel Blitz 1,5 tons, Ford 3t, Adler W61, Mercedes Benz Typ L1500S, Opel Admiral,Opel Olympia, Renault AGC3 Kfz.31, Ambulances Delahaye type 140 de l'armée française ect.
Les Ambulances Blindées

Depuis 1942, de plus en plus de véhicules de transport de troupes blindés SdKfz 251 commencent à être utilisés pour évacuer les blessés du champ de bataille. Cela est dû au nombre accru de ces véhicules fabriqués. Ces semi-remorques ont été utilisés à des fins sanitaires jusqu'à la toute fin de la guerre.
Le Sd.Kfz.251 / 8 ( mittlerer Krankenpanzerwagen - assistance médicale pour véhicules blindés), outre le personnel médical, pouvait transporter 4 patients couchés et 2 assis, 2 couchés et 6 assis ou 12 patients assis.
Le compartiment de combat était recouvert d'un auvent en toile. Le véhicule ne transportait pas d'armes. Il y avait très peu de véhicules de transport blindés sanitaires entièrement équipés, la plupart se trouvant déjà dans l'armée. Ils ont donc rééquipé les véhicules de transport blindés de troupes classiques, retiré les armes, installé un auvent et posé des croix rouges.
Les trains-hôpitaux

Les trains-hôpitaux de la Wehrmacht avaient pour tâche de transporter les blessés des points de collecte médicale de l'armée vers les hôpitaux militaires des groupes de l'armée ou vers les hôpitaux de réserve de leur pays d'origine. Le groupe Ib du département des transports sur le terrain était responsable de la manutention et du contrôle centralisés des trains, de l'inspection médicale de l'armée et de la gestion médicale du transport des blessés.

La Wehrmacht n'avait pas de trains hospitaliers permanents avant la Seconde Guerre mondiale. Le premier date de mi-août 1939. Dans la seconde moitié de 1941, un médecin-chef a été nommé au chef des transports OKW. Tous les organes médicaux de la zone du chef des transports, y compris les trains hospitaliers et les trains de patients légers, y étaient subordonnés. À partir de 1942, un "personnel des trains-hôpitaux" a été créé pour l'inspection des services médicaux de l'armée afin de faire face au travail considérablement accru de contrôle des transports et de distribution des blessés avec le système de rapport et de commandement associé.

Une distinction a été établie entre les types de trains hospitaliers suivants:
- Lazarettzüge (große Lazarettzüge)
- Lazarettzüge "b" (kleine Lazarettzüge)
- Leichtkrankenzüge (große Leichtkrankenzüge)
- Leichtkrankenzüge "b" (kleine Leichtkrankenzüge)
Un train-hôpital comprenait un total de 37 voitures, dont 27 ambulances avec 297 places. L'ordre des wagons est déterminé, mais le médecin-chef a pu changer l'ordre des wagons dans l'intérêt des malades.

Au cours de la mobilisation, 24 trains hospitaliers et 16 trains pour les blessés légers ont été formés. Les trains-hôpitaux n'ont pas atteint leurs limites pendant la campagne de Pologne, il n'y eu que peu de trajets. Entre les campagnes en Pologne et de France, 30 trains-hôpitaux et 8 trains légers ont été installés au total. Même pendant la campagne de l'Ouest, il n'y a pas eu de pénurie en raison des courtes distances. Les premières difficultés sont apparues lors de la campagne de Norvège. Ici, il a prévalu que les trains n'étaient pas des centres médicaux, mais plutôt des services de transport gérés médicalement. Après le début de la campagne de Russie, les tâches de transport ont considérablement augmentés. Les chemins de fer russes à large gabarit ont également rendu le transport extrêmement difficile. L'hiver a apporté de nouvelles difficultés de transport, car seulement 20% des locomotives étaient adaptées à l'hiver. Comme les locomotives ne pouvaient chauffer que 8 à 10 wagons-hôpitaux, les wagons-chaudières devaient être intégrés dans les trains de l'hôpital. 137 trains hospitaliers (Lazarettzüge), 26 trains légers (Leichtkrankenzüge) et 67 trains hospitaliers temporaires (Behelfslazarettzüge) ont été mis en place tout au long de la guerre. En octobre 1941, 82 trains hospitaliers et légers étaient en service; le 25 avril 1944, il y avait 58 trains hospitaliers, 33 trains mixtes (gemischte Lazarettzüge) et quatre trains hospitaliers provisoires (behelfsmäßige Lazarettzüge).

A partir du 20 juin 1944, le chef d'état-major de l'armée décide par télex que les trains légèrs et hospitaliers doivent être marqués d'une croix rouge sur fond blanc. Le 10 octobre 1944, il y avait 91 trains d'hôpital et 45 trains légers dans l'armée de réserve, 27 de ces trains ont cessé d'être utilisé à la fin de 1944. Au cours des derniers mois de la guerre, les trains-hôpital étaient surpeuplés par des réfugiés.

- Lazarettzug

Les trains-hôpitaux étaient principalement utilisés pour transporter des personnes couchées.

- Gemischte Lazarettzuge

Ces trains étaient utilisés pour transporter des personnes assises et couchées.

- Leichtkrankenzuge

Les trains des blessés légers étaient principalement utilisés pour ceux à transporter assis. Ils transportaient 200 personnes légèrement blessées ou légèrement malades en position assise. Le personnel comprenait un médecin-chef et chef des transports, un sergent médical (ou un ancien San.Uffz), quatre membres du personnel médical et deux membres du personnel médical du département des wagons de cuisine, une équipe de cuisine composée d'un sous-officier et de trois hommes. Pour un transport rapide, les trains d'ambulances légères ne devaient pas dépasser le poids brut du train de 500 t et devaient circuler sur des trains longue distance.



- Behelfsmäßige Lazarettzuge

Ce type de train était fait pour transporter des malades en position allongés ainsi que du matériel. Ils pouvaient être utilisé pour :
- prendre des courriers et des destinataires de commandement, des officiers, des soldats, des assistants, etc.
- fournir les points de ravitaillement de la Wehrmacht utilisés dans les gares en équipements et nourriture, etc.
- voyages d'affaires
- apporter des marchandises de la Wehrmacht
Les trains hospitaliers provisoires ont été planifiés et utilisés par les lignes de transport de la Wehrmacht avec l'approbation du médecin de l'armée et étaient destinés à être un lien entre les lignes de transport de la Wehrmacht et leurs services subordonnés. Les trains pour le transport de fournitures médicales devraient également alimenter les parcs médicaux. Ils pouvaient transporter un total de 300 blessés ou malades (mais pouvant être augmentés jusqu'à 500).
Les Chars

Chaque unité d'armes de combat disposait d'un soutien médical et les unitées blindés ne faisaient pas exception. La plus grande différence entre l'équipement médical des unités Panzer et celui de l'infanterie résidait dans l'utilisation de chars modifiés en tant que véhicules médicaux. L'idée d'utiliser un véhicule blindé comme ambulance ou au moins de transporter le personnel médical d'une unité Panzer n'a de sens que si l'on peut s'attendre à ce qu'une unité Panzer combatte directement d'autres véhicules blindés. Par conséquent, le fait de placer le personnel médical dans des véhicules blindés leur a donné une plus grande capacité non seulement à suivre les colonnes de chars, mais également à progresser vers leur position pour traiter les victimes. À cette fin, certains chars ont été modifiés afin de permettre leur utilisation par le personnel médical. La modification la plus courante était l'utilisation d'un faux canon. Cependant, dans le cas de chars tels que le Panzer I, la tourelle a été complètement retirée. En tout état de cause, ces panzers étaient souvent marqués du symbole Croix-Rouge de la Convention de Genève ou d'un bâton et d'un serpent. Dans le cas de certaines unités, le personnel médical peut avoir servi comme membre de l'équipage dans des Panzers non modifiés.
Les Avions

Et pour les cas exceptionnels, la voie des airs est une option. Plus de détails seront fournis dans le chapitre dédié à la Luftwaffe.
Version sanitaire Fieseler Fi-157 Storch (Fieseler Fi 156 Storch) Le Fi-156D est une version pour évacuation sanitaire, produite depuis la fin de 1941. Elle a été fabriquée en 117 exemplaires, soit 117 Fi-156D-1 et 56 Fi-156D. Il était activement utilisé pour l'évacuation rapide des blessés à l'hôpital de l'arrière. D'autres avions de transport de plus grande capacité pouvais aussi être utilisés.

La liste prioritaire des blessures spécifiques pour le transport aérien est différente de celle au sol. Le transport de patients fraîchement blessés est une exception. Habituellement, cela concerne le transport sur de grandes distances: des hôpitaux de campagne et de guerre aux installations spéciales du pays d'origine. La condition préalable est que le patient soit transportable. Jusqu'à une hauteur de 3000m, la différence de pression atmosphérique a un effet limité, mais la tension de l'air inférieure doit être prise en compte. Des signes de mal de l'altitude peuvent survenir avec des fonctions respiratoires perturbées (coups de mâchoire et de gorge, position haute du ventre), des différences de pression dans le thorax, après une hémorragie et après un choc. Les avions sont donc équipés d'un appareil à oxygène pour palier à ce soucis.
Prioritaire : Lésions oculaires, de la mâchoire, du crâne, de la moelle épinière, de la vessie, du rectum et les fractures par balle des os longs (Röhrenknochen)
Contre-indications: choc intense, infections anaérobies et lourdes, tétanos, grandes plaies ouvertes au thorax
Les navires-hopitaux


Des évacuation ont aussi eu lieux par la mer. Ici nous voyons comment identifié un navire-hopital. Plus de détails seront disponible dans la partie réservée à la Kreigsmarine.

A propos des navires-hôpitaux ou en allemand "Lazarettschiff" :
Les navires-hôpitaux militaires doivent être identifiés par une peinture blanche extérieure avec des bandes vertes horizontales d'environ 1,5 mètre de large. Tous les navires-hôpitaux et les bateaux de ces navires devraient être identifiés à l’extérieur en arborant, outre le drapeau national, le drapeau blanc avec la croix rouge prévu dans la Convention de Genève. Si les navires et les bateaux susmentionnés souhaitent bénéficier de la protection qu’ils méritent pendant la nuit, ils doivent, avec l’accord du belligérant qu’ils accompagnent, prendre les précautions nécessaires pour que le signal qui les indique soit suffisamment visible. Il y avais aussi des navires de transport de blessés (Verwundetentransportschiff), plus petit et pour des missions temporaires, ils n'affichaient pas de revêtement de protection international.
De gauche à droite : le Monte Rosa et le Wilhelm Gustloff


2 - La Convention de Genève
Nous nous interesseront ici à la "Convention pour l'amélioration du sort des blessés et malades dans les armées en campagne. Genève, 27 juillet 1929.", c'est celle qui traite de notre sujet et celle qui faisait loi durant la Seconde Guerre Mondiale. Pour vous fournir un maximum d'informations et faciliter la lisibilité je vais lister tout les articles de la présente convention et mettre en couleur les parties à lire absolument.
Convention pour l'amélioration du sort des blessés et malades dans les armées en campagne. Genève, 27 juillet 1929.
(Les Parties contractantes)
également animés du désir de diminuer, autant qu'il dépend d'eux, les maux inséparables de la guerre et voulant, dans ce but, perfectionner et compléter les dispositions convenues à Genève, le 22 août 1864 et le 6 juillet 1906, pour l'amélioration du sort des blessés et des malades dans les armées en campagne, ont résolu de conclure une nouvelle Convention à cet effet et ont nommé pour leurs Plénipotentiaires, savoir :
(Désignation des Plénipotentiaires)
Lesquels, après s'être communiqué leurs plein pouvoirs, trouvés en bonne et due forme, sont convenus de ce qui suit:

CHAPITRE PREMIER DES BLESSES ET DES MALADES.
ARTICLE PREMIER.
Les militaires et les autres personnes officiellement attachées aux armées qui seront blessés ou malades devront être respectés et protégés en toutes circonstances ; ils seront traités avec humanité et soignés, sans distinction de nationalité, par le belligérant qui les aura en son pouvoir. Toutefois,le belligérant, obligé d'abandonner des blessés ou des malades à son adversaire, laissera avec eux, autant que les exigences militaires le permettront, une partie de son personnel et de son matériel sanitaires pour contribuer à les soigner.
ARTICLE 2.
Sous réserve des soins à leur fournir en vertu de l'article précédent, les blessés et les malades d'une armée tombés au pouvoir de l'autre belligérant seront prisonniers de guerre et les règles générales du droit des gens concernant les prisonniers leur seront applicables. Cependant, les belligérants resteront libres de stipuler, en faveur des prisonniers blessés ou malades et au delà des obligations existantes, telles clauses qu'ils jugeront utiles.
ARTICLE 3.
Après chaque combat, l'occupant du champ de bataille prendra des mesures pour rechercher les blessés et les morts et pour les protéger contre le pillage et les mauvais traitements. Toutes les fois que les circonstances le permettront, un armistice local ou une interruption de feu seront convenus pour permettre l'enlèvement des blessés restés entre les lignes.
ARTICLE 4.
Les belligérants se feront connaître réciproquement, dans le plus bref délai possible, les noms des blessés, des malades et des morts recueillis ou découverts, ainsi que tous les éléments propres à les identifier. Ils établiront et se transmettront les actes de décès. Ils recueilleront et s'enverront également tous les objets d'un usage personnel trouvés sur les champs de bataille ou sur les morts, notamment la moitié de leur plaque d'identité, l'autre moitié devant rester attachée au cadavre. Ils veilleront à ce que l'inhumation ou l'incinération des morts soit précédée d'un examen attentif et, si possible, médical des corps, en vue de constater la mort, d'établir l'identité et de pouvoir en rendre compte. Ils veilleront, en outre, à ce qu'ils soient enterrés honorablement, que leurs tombes soient respectées et puissent toujours être retrouvées. A cet effet et au début des hostilités, ils organiseront officiellement un service des tombes en vue de rendre possible des exhumations éventuelles et d'assurer l'identification des cadavres, quel que soit l'emplacement successif des tombes. Dès la fin des hostilités, ils échangeront la liste des tombes et celle des morts ensevelis dans leurs cimetières et ailleurs.
ARTICLE 5.
L'autorité militaire pourra faire appel au zèle charitable des habitants pour recueillir et soigner, sous son contrôle, des blessés ou des malades des armées, en accordant aux personnes ayant répondu à cet appel une protection spéciale et certaines facilités.

CHAPITRE II DES FORMATIONS ET DES ETABLISSEMENTS
SANITAIRES.
ARTICLE 6.
Les formations sanitaires mobiles, c'est-à-dire celles qui sont destinées à accompagner les armées en campagne, et les établissements fixes du service de santé seront respectés et protégés par les belligérants.
ARTICLE 7.
La protection due aux formations et établissements sanitaires cessera si l'on en use pour commettre des actes nuisibles à l'ennemi.
ARTICLE 8.
Ne seront pas considérés comme étant de nature à priver une formation ou un établissement sanitaire de la protection assurée par l'article 6 : 1) le fait que le personnel de la formation ou de l'établissement est armé et qu'il use de ses armes pour sa propre défense ou celle de ses blessés et de ses malades ; 2) le fait qu'à défaut d'infirmiers armés, la formation ou l'établissement est gardé par un piquet ou des sentinelles ; 3) le fait qu'il est trouvé dans la formation ou l'établissement des armes portatives et des munitions retirées aux blessés et aux malades et n'ayant pas encore été versées au service compétent ; 4) le fait que du personnel et du matériel du service vétérinaire se trouvent dans la formation ou l'établissement, sans en faire partie intégrante.

CHAPITRE III DU PERSONNEL.
ARTICLE 9.
Le personnel exclusivement affecté à l'enlèvement, au transport et au traitement des blessés et des malades, ainsi qu'à l'administration des formations et des établissements sanitaires, les aumôniers attachés aux armées, seront respectés et protégés en toutes circonstances. S'ils tombent entre les mains de l'ennemi, ils ne seront pas traités comme prisonniers de guerre. Les militaires spécialement instruits pour être, le cas échéant, employés comme infirmiers ou brancardiers auxiliaires à l'enlèvement, au transport et au traitement des blessés et des malades, et munis d'une pièce d'identité, seront au bénéfice du même régime que le personnel sanitaire permanent, s'ils sont capturés pendant qu'ils remplissent ces fonctions.
ARTICLE 10.
Est assimilé au personnel visé à l'alinéa 1er de l'article 9 le personnel des sociétés de secours volontaires, dûment reconnues et autorisées par leur Gouvernement qui sera employé aux mêmes fonctions que celles du personnel visé au dit alinéa, sous la réserve que le personnel de ces sociétés sera soumis aux lois et règlements militaires. Chaque Haute Partie Contractante notifiera à l'autre, soit dès le temps de paix, soit à l'ouverture ou au cours des hostilités, en tout cas avant tout emploi effectif, les noms des sociétés qu'elle aura autorisées à prêter leur concours, sous sa responsabilité, au service sanitaire officiel de ses armées.
ARTICLE 11.
Une société reconnue d'un pays neutre ne pourra prêter le concours de son personnel et de ses formations sanitaires à un belligérant qu'avec l'assentiment préalable de son propre Gouvernement et l'autorisation du belligérant lui-même. Le belligérant qui aura accepté le secours sera tenu, avant tout emploi, d'en faire la notification à l'ennemi.
ARTICLE 12.
Les personnes désignées dans les articles 9, 10 et 11 ne pourront être retenues après qu'elles seront tombées au pouvoir de la partie adverse. Sauf accord contraire, elles seront renvoyées au belligérant dont elles relèvent dès qu'une voie sera ouverte pour leur retour et que les exigences militaires le permettront. En attendant leur renvoi, elles continueront à remplir leurs fonctions sous la direction de la partie adverse ; elles seront de préférence affectées aux soins des blessés et des malades du belligérant dont elles relèvent. A leur départ, elles emporteront les effets, les instruments, les armes et les moyens de transport qui leur appartiennent.
ARTICLE 13.
Les belligérants assureront au personnel visé par les articles 9, 10 et 11, pendant qu'il sera en leur pouvoir, le même entretien, le même logement, les mêmes allocations et la même solde qu'au personnel correspondant de leur armée. Dès le début des hostilités, ils s'entendront au sujet de la correspondance des grades de leur personnel sanitaire.

CHAPITRE IV DES BATIMENTS ET DU MATERIEL.
ARTICLE 14.
Les formations sanitaires mobiles, quelles qu'elles soient, conserveront, si elles tombent au pouvoir de la partie adverse, leur matériel, leurs moyens de transport et leur personnel conducteur. Toutefois, l'autorité militaire compétente aura la faculté de s'en servir pour les soins des blessés et des malades ; la restitution aura lieu dans les conditions prévues pour le personnel sanitaire et, autant que possible, en même temps.
ARTICLE 15.
Les bâtiments et le matériel des établissements sanitaires fixes de l'armée demeureront soumis aux lois de la guerre, mais ne pourront être détournés de leur emploi tant qu'ils seront nécessaires aux blessés et aux malades. Toutefois, les commandants des troupes d'opérations pourront en disposer, en cas de nécessités militaires urgentes, en assurant au préalable le sort des blessés et des malades qui y sont traités.
ARTICLE 16.
Les bâtiments des sociétés de secours admises au bénéfice de la Convention seront considérés comme propriété privée. Le matériel de ces sociétés, quel que soit le lieu où il pourra se trouver, sera également considéré comme propriété privée. Le droit de réquisition reconnu aux belligérants par les lois et usages de la guerre ne s'exercera qu'en cas de nécessité urgente et une fois le sort des blessés et des malades assuré.

CHAPITRE V DES TRANSPORTS SANITAIRES.
ARTICLE 17.
Les véhicules aménagés pour les évacuations sanitaires circulant isolément ou en convoi seront traités comme les formations sanitaires mobiles, sauf les dispositions spéciales suivantes : Le belligérant interceptant des véhicules de transport sanitaire, isolés ou en convoi, pourra, si les nécessités militaires l'exigent, les arrêter, disloquer le convoi, en se chargeant, dans tous les cas, des blessés et des malades qu'il contient. Il ne pourra les utiliser que dans le secteur où ils auront été interceptés et exclusivement pour des besoins sanitaires. Ces véhicules, une fois leur mission locale terminée, devront être rendus dans les conditions prévues à l'article 14. Le personnel militaire préposé au transport et muni à cet effet d'un mandat régulier sera renvoyé dans les conditions prévues à l'article 12 pour le personnel sanitaire, et sous réserve du dernier alinéa de l'article 18. Tous les moyens de transport spécialement organisés pour les évacuations et le matériel d'aménagement de ces moyens de transport relevant du service de santé seront restitués conformément aux dispositions du chapitre IV. Les moyens de transport militaires, autres que ceux du service de santé, pourront être capturés, avec leurs attelages. Le personnel civil et tous les moyens de transport provenant de la réquisition seront soumis aux règles générales du droit des gens.
ARTICLE 18.
Les appareils aériens utilisés comme moyens de transport sanitaire jouiront de la protection de la Convention pendant le temps où ils seront exclusivement réservés à l'évacuation des blessés et des malades, au transport du personnel et du matériel sanitaires. Ils seront peints en blanc et porteront ostensiblement le signe distinctif prévu à l'article 19, à côté des couleurs nationales, sur leurs faces inférieure et supérieure. Sauf licence spéciale et expresse, le survol de la ligne de feu et de la zone située en avant des grands postes médicaux de triage, ainsi que, d'une manière générale, de tout territoire ennemi ou occupé par l'ennemi sera interdit. Les appareils sanitaires aériens devront obéir à toute sommation d'atterrir. En cas d'atterrissage ainsi imposé ou fortuit sur territoire ennemi ou occupé par l'ennemi, les blessés et les malades, de même que le personnel et le matériel sanitaires, y compris l'appareil aérien, demeureront au bénéfice des dispositions de la présente Convention. Le pilote, les manoeuvres et les opérateurs de télégraphie sans fil (T. S. F.) capturés seront rendus, à la condition qu'ils ne soient plus utilisés, jusqu'à la fin des hostilités, que dans le service sanitaire.

CHAPITRE VI DU SIGNE DISTINCTIF.
ARTICLE 19.
Par hommage pour la Suisse, le signe héraldique de la croix rouge sur fond blanc, formé par interversion des couleurs fédérales, est maintenu comme emblème et signe distinctif du service sanitaire des armées. Toutefois, pour les pays qui emploient déjà, à la place de la croix rouge, le croissant rouge ou le lion et le soleil rouges sur fond blanc comme signe distinctif, ces emblèmes sont également admis dans le sens de la présente Convention.
ARTICLE 20.
L'emblème figurera sur les drapeaux, les brassards, ainsi que sur tout le matériel se rattachant au service sanitaire, avec la permission de l'autorité militaire compétente.
ARTICLE 21.
Le personnel protégé en vertu des articles 9, alinéa premier, 10 et 11 portera, fixé au bras gauche, un brassard muni du signe distinctif, délivré et timbré par une autorité militaire. Le personnel visé à l'article 9, alinéas 1 et 2, sera pourvu d'une pièce d'identité consistant, soit en une inscription dans le livret militaire, soit en un document spécial. Les personnes visées aux articles 10 et 11 qui n'ont pas d'uniforme militaire seront munies par l'autorité militaire compétente d'un certificat d'identité, avec photographie, attestant leur qualité de sanitaire. Les pièces d'identité devront être uniformes et du même modèle dans chaque armée. En aucun cas, le personnel sanitaire ne pourra être privé de ses insignes, ni des pièces d'identité qui lui sont propres. En cas de perte, il aura le droit d'en obtenir des duplicata.
ARTICLE 22.
Le drapeau distinctif de la Convention ne pourra être arboré que sur les formations et les établissements sanitaires qu'elle ordonne de respecter et avec le consentement de l'autorité militaire. Dans les établissements fixes, il devra et, dans les formations mobiles, il pourra être accompagné du drapeau national du belligérant dont relève la formation ou l'établissement. Toutefois, les formations sanitaires tombées au pouvoir de l'ennemi n'arboreront que le drapeau de la Convention, aussi longtemps qu'elles se trouveront dans cette situation. Les belligérants prendront, en tant que les exigences militaires le permettront, les mesures nécessaires pour rendre nettement visibles aux forces ennemies terrestres, aériennes et maritimes les emblèmes distinctifs signalant les formations et les établissements sanitaires, en vue d'écarter la possibilité de toute action agressive.
ARTICLE 23.
Les formations sanitaires des pays neutres qui, dans les conditions prévues par l'article 11, auraient été autorisées à fournir leurs services devront arborer, avec le drapeau de la Convention, le drapeau national du belligérant dont elles relèvent. Elles auront le droit, tant qu'elles prêteront leurs services à un belligérant, d'arborer également leur drapeau national. Les dispositions du deuxième alinéa de l'article précédent leur seront applicables.
ARTICLE 24.
L'emblème de la croix rouge sur fond blanc et les mots ' croix rouge ' ou ' croix de Genève ' ne pourront être employés, soit en temps de paix, soit en temps de guerre, que pour protéger ou désigner les formations et les établissements sanitaires, le personnel et le matériel protégés par la Convention. Il en sera de même, en ce qui concerne les emblèmes visés à l'article 19, alinéa 2, pour les pays qui les emploient. D'autre part, les sociétés de secours volontaires visées à l'article 10 pourront faire usage, conformément à la législation nationale, de l'emblème distinctif pour leur activité humanitaire en temps de paix.
A titre exceptionnel et avec l'autorisation expresse de l'une des sociétés nationales de la Croix-Rouge (Croissant-Rouge, Lion et Soleil-Rouges), il pourra être fait usage de l'emblème de la Convention, en temps de paix, pour marquer l'emplacement de postes de secours exclusivement réservés à donner des soins gratuits à des blessés ou à des malades.

CHAPITRE VII DE L'APPLICATION ET DE L'EXECUTION DE LA CONVENTION.
ARTICLE 25.
Les dispositions de la présente Convention seront respectées par les Hautes Parties Contractantes en toutes circonstances. Au cas où, en temps de guerre, un belligérant ne serait pas partie à la Convention, ses dispositions demeureront néanmoins obligatoires entre tous les belligérants qui y participent.
ARTICLE 26.
Les commandants en chef des armées belligérantes auront à pourvoir aux détails d'exécution des articles précédents, ainsi qu'aux cas non prévus, d'après les instructions de leurs Gouvernements respectifs et conformément aux principes généraux de la présente Convention. ARTICLE 27.
Les Hautes Parties Contractantes prendront les mesures nécessaires pour instruire leurs troupes, et spécialement le personnel protégé, des dispositions de la présente Convention et pour les porter à la connaissance des populations.

CHAPITRE VIII DE LA REPRESSION DES ABUS ET DES INFRACTIONS.
ARTICLE 28.
Les Gouvernements des Hautes Parties Contractantes, dont la législation ne serait pas dès à présent suffisante, prendront ou proposeront à leurs législatures les mesures nécessaires pour empêcher en tout temps : a) l'emploi, par des particuliers ou par des sociétés autres que celles y ayant droit en vertu de la présente Convention, de l'emblème ou de la dénomination de ' croix rouge ' ou de ' croix de Genève ', de même que de tout signe et de toute dénomination constituant une imitation, que cet emploi ait lieu dans un but commercial ou dans tout autre but ; b) en raison de l'hommage rendu à la Suisse par l'adoption des couleurs fédérales interverties, l'emploi par des particuliers ou par des sociétés des armoiries de la Confédération Suisse ou de signes constituant une imitation, soit comme marques de fabrique ou de commerce ou comme éléments de ces marques, soit dans un but contraire à la loyauté commerciale, soit dans des conditions susceptibles de blesser le sentiment national suisse. L'interdiction prévue sous lettre a) de l'emploi des signes ou dénominations constituant une imitation de l'emblème ou de la dénomination de ' croix rouge ' ou de ' croix de Genève ', ainsi que l'interdiction prévue sous lettre b) de l'emploi des armoiries de la Confédération Suisse ou de signes constituant une imitation produira son effet à partir de l'époque déterminée par chaque législation et, au plus tard, cinq ans après la mise en vigueur de la présente Convention. Dès cette mise en vigueur, il ne sera plus licite de prendre une marque de fabrique ou de commerce contraire à ces interdictions.
ARTICLE 29.
Les Gouvernements des Hautes Parties Contractantes prendront ou proposeront également à leurs législatures, en cas d'insuffisance de leurs lois pénales, les mesures nécessaires pour réprimer, en temps de guerre, tout acte contraire aux dispositions de la présente Convention. Ils se communiqueront, par l'intermédiaire du Conseil fédéral suisse, les dispositions relatives à cette répression, au plus tard dans les cinq ans à dater de la ratification de la présente Convention.
ARTICLE 30.
A la demande d'un belligérant, une enquête devra être ouverte, selon le mode à fixer entre les parties intéressées, au sujet de toute violation alléguée de la Convention ; une fois la violation constatée, les belligérants y mettront fin et la réprimeront le plus promptement possible.
DISPOSITIONS FINALES.
ARTICLE 31.
La présente Convention, qui portera la date de ce jour, pourra, jusqu'au premier février 1930, être signée au nom de tous les pays représentés à la Conférence qui s'est ouverte à Genève le 1er juillet 1929, ainsi que des pays non représentés à cette Conférence qui participent aux Conventions de Genève de 1864 ou de 1906.
ARTICLE 32.
La présente Convention sera ratifiée aussitôt que possible. Les ratifications seront déposées à Berne. Il sera dressé du dépôt de chaque instrument de ratification un procès-verbal dont une copie, certifiée conforme, sera remise par le Conseil fédéral suisse aux Gouvernements de tous les pays au nom de qui la Convention aura été signée ou l'adhésion notifiée.
ARTICLE 33.
La présente Convention entrera en vigueur six mois après que deux instruments de ratification au moins auront été déposés. Ultérieurement, elle entrera en vigueur pour chaque Haute Partie Contractante six mois après le dépôt de son instrument de ratification.
ARTICLE 34.
La présente Convention remplacera les Conventions du 22 août 1864 et du 6 juillet 1906 dans les rapports entre les Hautes Parties Contractantes.
ARTICLE 35.
A partir de la date de sa mise en vigueur, la présente Convention sera ouverte aux adhésions données au nom de tout pays au nom duquel cette Convention n'aura pas été signée.
ARTICLE 36.
Les adhésions seront notifiées par écrit au Conseil fédéral suisse et produiront leurs effets six mois après la date à laquelle elles lui seront parvenues. Le Conseil fédéral suisse communiquera les adhésions aux Gouvernements de tous les pays au nom de qui la Convention aura été signée ou l'adhésion notifiée.
ARTICLE 37.
L'état de guerre donnera effet immédiat aux ratifications déposées et aux adhésions notifiées par les Puissances belligérantes avant ou après le début des hostilités. La communication des ratifications ou adhésions reçues des Puissances en état de guerre sera faite par le Conseil fédéral suisse par la voie la plus rapide.
ARTICLE 38.
Chacune des Hautes Parties Contractantes aura la faculté de dénoncer la présente Convention. La dénonciation ne produira ses effets qu'un an après que la notification en aura été faite par écrit au Conseil fédéral suisse. Celui-ci communiquera cette notification aux Gouvernements de toutes les Hautes Parties Contractantes.
La dénonciation ne vaudra qu'à l'égard de la Haute Partie Contractante qui l'aura notifiée. En outre, cette dénonciation ne produira pas ses effets au cours d'une guerre dans laquelle serait impliquée la Puissance dénonçante. En ce cas, la présente Convention continuera à produire ses effets, au-delà du délai d'un an, jusqu'à la conclusion de la paix.
ARTICLE 39.
Une copie certifiée conforme de la présente Convention sera déposée aux archives de la Société des Nations par les soins du Conseil fédéral suisse. De même, les ratifications, adhésions et dénonciations qui seront notifiées au Conseil fédéral suisse seront communiquées par lui à la Société des Nations.
EN FOI DE QUOI les Plénipotentiaires susnommés ont signé la présente Convention. FAIT à Genève, le vingt-sept juillet mil neuf cent vingt-neuf, en un seul exemplaire, qui restera déposé aux archives de la Confédération Suisse et dont des copies, certifiées conformes, seront remises aux Gouvernements de tous les pays invités à la Conférence.
(Signatures)

Ici il y a deux choses très importantes à retenir : La protection des unités sanitaires et l’armement du personnel sanitaire. Ces deux choses sont particulierrement intéressantes et toujours d'actualité. Afin déviter des conclusions maladroites et mal rédigés je vous transmet une partie d'un très bon article ou figure des références à des conventions plus récentes mais cela reste sensiblement identique à l'état d'avant 1939 et le questionnement et parfaitement applicable à l'époque de la seconde guerre mondiale.
Il est à noter qu'après avoir lus de nombreux témoignages de guerre, la question de l'armement du personnel sanitaire ne se pose même plus : c'est une évidence.
Bonne lecture :
Sur cette photo on peut voir que le brancardier (ou l'infirmier) en premier plan à un fusil dans son dos et une cartouchière de fusil à son ceinturon.

3 - Matériel médical
3.1 Équipement

Dans un premier temps, il faut savoir que tout les soldats avais dans la poche intérieur de leur vareuse deux bandages. Un large (11*7*2 cm) et un plus petit (8.5*4.8*2.5 cm). Les équipages de véhicules blindés avais en plus un paquet spécial pour les brûlures.
Ensuite : seul les équipements spécifiques au domaine médical est présenté. Le reste est identique aux fournitures standard des autres soldats allemands (ceinturon, gourde, sac à pain...). Il existe cependant des petites exceptions : Les membres du service sanitaires n'était pas équipés d'une pelle (Kleines Schanzzeug) et ne portaient pas non plus de brelages (Koppeltragegestell) pour soutenir le poid au ceinturon.

3.1.1 - Équipement du brancardier auxiliaire
L'équipement du brancardier auxiliaire est le même que celui d'un soldat de l'infanterie au détail qu'il peut porter le brassard "Hilfskrankenträger" si il aide le service sanitaire ou les brancardiers.
Son équipement se compose de :
- brassard "Hilfskrankenträger"
- Lampe electrique (selon le stock disponible)
- Matériel de pansement devant être transporté temporairement (par exemple dans un sac à pain).
Il n'a pas de gourde spécifique pour faire boire les bléssés, Le brancardier auxiliaire de la troupe fait boire les blessés à l'aide d'un quart depuis leur gourde.
3.1.2 - Équipement du brancardier
Le brancardier porte à la place des cartouchières de fusil, deux boites en cuir (Krankenträgertaschen) contenant principalement des bandages et de quoi appliquer les premiers soins. Elles sont marquées avec un "K", pour Krakenträger, sur le devant de la fermeture. Pour l'autodéfense ou la protection des blessés il a une arme de poing (P08 ou P38) à disposition. En bandouillère ils ont la gourde spécifique aux troupes sanitaires (labeflasche) à plus grande contenance que la gourde personnelle. En général le brancardier a sur lui une lampe de poche, un outil bien pratique pour agir de nuit. Elle est très souvent attachée à un bouton de l'uniforme près des poches ou celui d'une épaulette.
En résumé :
- Gourde médical
- Pistolet pour autodéfence ou pour protéger les blessés
- Brassard croix rouge
- Lampe electrique (selon le stock disponible)
- Materiel médical (au ceinturon)
3.1.3 - Équipement du soldat sanitaire
L'équipement du soldat sanitaire presque le même que celui du brancardier. Les boites en cuir sont marqués d'un "S", pour "Sanitätssoldat", sur le devant de la fermeture indiquant un contenu différent. Contrairement aux brancardiers, les soldats du service sanitaires sont des spécialistes, ils peuvent aller plus loin dans les soins afin de pouvoir seconder le sous officier correctement.
3.1.4 - Équipement du sous officier
L'équipement du sous officier sanitaire est le même que celui du soldat sanitaire au détail qu'il a aussi avec lui un étui en cuir contenant un petit kit d'instrument (sanitätsverbandzeug). Le sous-officier pouvait aussi avoir un porte carte ou des sacoches spécifiques, tout dépend de son poste dans la compagnie. Les sous officers ont des spécialités très diverses, ils peuvent être formateurs, préparateur d'instrument, assistant d'opération etc. Leur équipement peut varier en fonction des besoins.
3.1.5 - Équipement de l'officier
L'officier sanitaire est un médecin. On peut le souvent le voir munis d'une blouse blanche lorsqu'il est en plein travail. Selon son grade il aura plus ou moins de responssabilités au sein du service médical. Le médecin a un équipement assez léger, l'essentiel du matériel étant transporté avec les véhicules motorisés ou à cheval. Chaque officier avait une sacoche (Arzttasche) afin d'avoir à portée de main le strict nécéssaire.
3.2 Autre équipement






















4- L'uniforme
Les dessins ci dessous sont des exemples, l'échelle n'est pas parfaitement respecter et tout les éléments ne seront pas commenter. Nous nous interesseront seulement aux insignes et aux particularités du personnel médical au travers des différents uniformes qui peuvent être portés. Selon les compagnies, selon les époques, selon les grades et les situations (temps froid/temps chaud, tenue de sortie/de combat), les uniformes changent. Ils sont d'une grande variété dans l'armée allemande.





1- Tenue de terrain d'un soldat du service sanitaire
2- Tenue de service d'un soldat du service sanitaire
3- Tenue de guarde d'un soldat du service sanitaire
4- Tenue de rapport d'un soldat du service sanitaire
5- Tenue de sortie d'un soldat du service sanitaire
6- Tenue de parade d'un soldat du service sanitaire



7- Tenue tropical d'un soldat du service sanitaire
8- Tenue d'hiver d'un soldat du service sanitaire
9- Tenue de service d'un soldat du service sanitaire (fin de guerre)
10- Tenue de service d'un bracardier d'une compagnie d'infantrie (fin de guerre)
11- Tenue de service d'un bracardier auxiliaire d'une compagnie d'infantrie (fin de guerre)
12- Tenue d'un brancardier d'une compagnie d'infantrie ayant la volonté d'être bien visible



13- Tenue de sortie d'un sous officier du service sanitaire
14- Tenue de combat d'un sous officier du service sanitaire
15- Tenue de service d'un opérateur radio du service sanitaire
16- Tenue d'un élève officier (Unterartz) du service sanitaire
17- Tenue d'un officier du service sanitaire
18- Tenue d'opération d'un chirurgien



19- Tenue d'un soldat du service sanitaire d'une compagnie de blindé
20- Tenue d'un sous officier du service sanitaire d'une compagnie de blindé
21- Tenue d'un officier du service sanitaire d'une compagnie de blindé
22-
23-
24- Tenue d'un soldat du service sanitaire de montagne



25- Tenue d'un général du service sanitaire
26- Tenue d'un général du service sanitaire (après mai 1944)
27- Tenue d'un spécialiste (Sonderführer) de 39-40
28- Tenue d'un spécialiste (Sonderführer) de 40-42
29- Tenue d'un spécialiste (Sonderführer) de 42-45
30- Tenue d'un Pharmacien




31- Tenue blanche d'un marin du service sanitaire
32- Tenue bleue d'un marin du service sanitaire
33- Tenue d'un marin du service sanitaire de la marine côtière
34- Tenue d'un sous-marinier
35- Tenue d'un mairn sous officier du service sanitaire par temps froid (à partir de 1940)
36- Tenue d'un amiral du service sanitaire




37- Tenue d'un soldat du service sanitaire de l'armée de l'air
38- Parachutiste du service sanitaire
39-
40-
41-
42-Tenue d'un général du service sanitaire de l'armée de l'air


Quelques exemples de calot et de casquette du service médical :



Quelques exemples des vareuses (et d'une chemise) du service médical :


Sur le bras droit de la vareuse 2,3 et 5, et sur le bras gauche la vareuse 7 :


Ausbildung tätigkeitsabzeichen sanitätspersonal
Ce badge certifie d'une formation spécialisée dans le domaine médical. Il est porté par les hommes du rang et sous-officiers à la manche droite : 1 cm au dessus de la manche sur les manteau et anciennes tuniques, 11cm au dessus du bord de la manche pour les vareuses (feldbluse) et 3 cm au dessus de la manche pour les tenues de sortie (waffenrock). Il est assez courant d'observer que cette régulation n'est pas toujours respecter, par exemple pour les vareuses de combat l'insigne peut se situer entre les 11 et 20 cm. Aussi il doit se trouver sur le manteau mais il est rare qu'il y soit. Les membres du service médical de l'armée de l'air (Luftwaffe) portaient cet insigne sur la manche gauche et ceux de la marine au dessus du grade de bras. Les officiers ont la distinction de leur spécialité sur les épaulettes : le même symbole en métal gris ou doré. Exception pour les officiers de la marine qui ont l'insigne sur les deux manches au dessus des bandes de grade. Ce dernier est d'une taille plus petite que les autres versions.

Des variations de couleur sont observables : l'insigne standard pour la heer est un fond vert bouteille avec le baton d'asclépios cousus en jaune, un oeil noir et une langue rouge, il peut y avoir un sourcil noir ou non, la langue peut être jaune ou parfois absente, le symbole peut être assez épais ou plus fin. Vers 1940 le fond pouvais passer au gris, pour la marine le fond est plutôt dans les tons noir, pour l'armée de l'air le fond est gris et le symbole jaune pâle ou blanc, une version de ces patch pour la marine à un fond blanc avec le symbole bleu et enfin pour l'uniforme tropical le fond est dans une couleur beige pour rester dans les couleurs du reste de l'uniforme, de même le liseret ne sera ici pas blanc mais marron comme les tresses des sous officiers. L'insigne est rarement présent sur le manteau.

A partir du 15 août 1939 les sous-officiers avais cet insigne bordé d'un liseret blanc. Normallement une bordure cousus à la main de 3mm, mais parfois simplement une soutache ou un cordon en aluminium. Les sous officiers ne portaient pas le liseret si la formation était terminé mais qu'ils n'étaient pas encore en poste. Les soldats du rang, après le 31 Décembre 1943, qui avais terminé leur formation et étaient en poste pouvaient comme les sous officiers porter cette bordure autour de l'insigne.

Dans l'ordre de gauche à droite, de haut en bas :
- Insigne de la heer
- Insigne de la heer (modèle fin, langue jaune)
- Insigne de la heer (fond gris)
- Insigne de la heer avec bordure
- Insigne de la heer (modèle tropical)
- Insigne de la Luftwaffe
- Insigne de la Luftwaffe avec bordure
- Insigne de la Kreigsmarine
- Insigne de la Kreigsmarine (version blanc)
- Insigne de la Kreigsmarine (pour Sanitätsmaat)
- Insigne de la Kreigsmarine (version blanc pour Sanitätsmaat)
- Insigne de la Kreigsmarine (pour Sanitätobermaat)




Schulterklappen
Les officiers ne portent pas l'insigne de spécialité vus précédement mais ont sur leurs épaulettes un baton d'asclépios métallique (A partir du le 16/03/1939). La couleur du liseret (waffenfarbe) est bleu pour le personnel appartenant aux compagnies sanitaires et rouge pour les généraux. A partir de 1944, les généraux prennent aussi la couleur bleu : l'ordre est donné le 1er mai 1944, mais les généraux avaient jusqu'au 30 septembre pour changer leurs insignes. Apparement, peu de généraux avaient respectés l'ordre. Les insignes sont dorés pour les officiers et argentés pour les généraux, ceci afin de mieux les distingués. Toutefois, ce standard n'a pas toujours été respecté.

Insignes sur les épaulettes :
- Baton d'aclépios : Unterarzt et Officiers du service médical
- A gothique : Académie médical miliatire (Militärärzliche Akademie, créé le 1 otc. 1934). L'insigne est cousus en bleu et bordé de bleu clair pour les bas rangs et métallique à partir des sous officiers supérieurs. Il désigne aussi les aspirants sous officers (jusqu'à Feldunterarzt) .
- A gothique + Baton d'aclépios : Officiers médicals de l'académie médical miliatire de Berlin
- L gothique : (Sanitäts Lehr und Prüfungkompanie) compagnie médicale d'instruction depuis le 16 mars 1939
- L gothique + Baton d'aclépios : Officiers de la compagnie médicale d'instruction
- A latin : Détachement médical d'une armée
- Chiffre romain : Hopital de réserve, à partir du le 01/06/1940
- Chiffre arabe : Numéro d'unités et détachements médicaux, hôpitaux de campagne, etc. Couture bordée de bleu clair à partir du 14/03/1939. Insigne métallique pour les sous officiers supérieur et plus.
- Z gothique : Dentistes (Zahnärzte)

Dans le service mdéical, il y a deux grades qui mérite une attention particulière : Feldunterarzt et Unterarzt. Le premier est pour ceux ayant réussi un examen professionnel préliminaire dans l'académie médical et agissant en tant que fonctionnaire stagiaire dans une unité de l'armée de campagne avant de reprendre ses études. Le second est pour ceux ayant réussi soit un cours d'officier, soit un examen professionnel final dans l'académie militaire médical et effectuant une période d'essai de deux mois dans une unité de l'armée de campagne avant d'être promu. L'Unterarzt porte un uniforme d'officier même si il ne l'est pas encore. Hormis ces deux grades assez spécifique, il n'y a rien de vraiment différent comparé aux autres branches de l'armée allemande.

La partie suivante concernant les grades sera plus exhaustif sur ce sujet puisqu'ici nous en resteront aux particularités de l'uniforme du service médical.

Images dans l'ordre de gauche à droite :
- Aspirant Officier, sous officier à l'académie médical de Berlin (Fahnenjunker-Unteroffizier)
- Aspirant Officier, sous officier à l'académie médical de Berlin (Fahnenjunker-Feldwebel)
- Aspirant Officier (Unterarzt)
- Lieutenant (Oberarzt)
- Capitaine et dentiste (Stabsarzt / Zahnärzte)
- Capitaine à l'académie de Berlin (Stabsarzt)
- Colonel à l'académie de Berlin (Oberstarzt)
- Général (Generalstabsarzt), avec le liseret bleu



La croix rouge
L'idée stéréotypée d'un infirmier au cours de la seconde guerre mondiale est une personne couverte de croix rouges pour annoncer son statut de non-combattant aux termes de la convention de Genève. L’armée allemande a utilisé trois formes différentes d’identification par le biais de la croix rouge, notamment des brassards, des gilets et des croix rouges peintes sur le casque. Beaucoup de gens pensent qu'ils portaient tout ce qui les identifierait comme personnel médical. Cependant, des images originales d'infirmiers (Sanitäter) et brancardiers (Krankenträger) en Allemagne montrent une grande différence par rapport à l'idée stéréotypée et à la réalité historique.

Les infirmiers (Sanitäter) et brancardiers (Krankenträger) affectés à des unités de combat sur le front occidental pouvaient généralement être identifiés en portant seulement le brassard à la croix rouge sur le bras gauche. L’utilisation de ce brassard unique leur a conféré une protection en vertu de la convention de Genève, et ce brassard n'est pas suffisamment visible pour attirer l’attention sur les autres soldats qui auraient recours à la dissimulation et au camouflage pour assurer leur survie. Les Sanitäter ne souhaitait pas attirer l'attention sur lui-même ni sur son entourage plus que necessaire, le brassard était une méthode raisonnable pour assurer sa protection tout en restant quelque peu discret lors de ses déplacements au sein de ses formations de combat. L’utilisation des gilets avec une croix rouge était en fait très rare. Il était généralement réservée aux personnes chargées de faire sortir les blessés du champ de bataille et de les transporter, ainsi qu'aux Krankenträger et Sanitäter affectés à des hôpitaux de campagne.

Les conditions sur le front oriental étaient très différentes de celles sur le front occidental. La guerre contre les Soviétiques ne peut être décrite autrement que par la guerre totale. La convention de Genève a été rarement honorée. Sanitäter et Krankenträger dans toutes les formations, y compris les unités de combat et les hôpitaux, portaient rarement quelque chose qui les identifiaient comme du personnel médical. Sur le front Est il n'y avais donc aucune raison de mettre en valeur cette croix rouge qui servaient en fait pour les soldats soviétique de cible.

Enfin, certains s'identifieraient à l'aide de marques sur leurs casques. Cela semble être une forme d’identification beaucoup moins répandue, même si elle est utilisée par de nombreux reconstitueurs et collectionneurs, notamment en raison de la prévalence et de la valeur des casques de croix rouge dans l’armée américaine. Il existe une grande variété de façons de peindre ces casques, car leur conception serait confiée à un niveau de commandement inférieur ou au soldat lui-même. La forme de peinture la plus courante était une croix rouge sur un casque blanc. La croix rouge se croise au sommet du casque et s’étend jusqu’aux bords du casque. L’idée de placer la croix rouge au-dessus du casque découle de l’idée qu’un infirmier se plierait pour traiter les blessés, exposant ainsi le haut de son casque. Il existe également des exemples de casques peints similaires aux casques médicaux américains comportant de multiples croix rouges sur fond blancs. Cependant, La plupart des images originales, montrent que la plupart des Sanitäter et Krankenträger portaient un casque simple ou un casque peint ou camouflé de manière uniforme avec le reste de leur unité.


5 - Les grades

Les grades sont détaillés dans la grande partie Les grades, on peut y voir les grades de bras, les épaulettes, les pattes de col et les noms avec parfois une description brève. Vous y retrouverez les aspirants sous officiers et les aspirants officiers. ainsi qu'une idée sur les évolutions des grades selon les époques.
Ici j'ai juste laissé Unterarzt et Feldunterarzt. L'objectif de cette partie est d'avoir un résumé simple et global sur les grades.

Les grades du service sanitaire sont très similaire aux autres grades des autres branches. Leurs nom est parfois un peu compliqué à lire mais une fois la composition du mot comprise c'est très simple. Le rang de "Soldat", le tout premier rang, est dans le service sanitaire "Sanitätssoldat" : c'est "Sanitäts"+"soldat". Sanitäts signifie "sanitaire", c'est donc un soldat du service sanitaire. Ce préfixe sera utilisé jusqu'aux derniers grades de sous-officier. Les officiers (et deux rangs d'aspirant officier) auront un suffixe "Arzt" signifiant "médecin". Ces deux mots sont de bons repères pour identifier le lien avec le domaine médical. Pour les dentistes c'est "Zahnarzt"; par exemple : Oberzahnarzt.

Voici la liste des nom des grades pour le service sanitaire :

Heer Luftwaffe Kreigsmarine
Sanitätssoldat Sanitätssoldat Matrose
Obersanitätssoldat --- ---
Sanitätsgefreiter Sanitätsgefreiter Sanitätsgefreiter
Sanitätsobergefreiter Sanitätsobergefreiter Sanitätsobergefreiter
--- Sanitätshauptgefreiter Sanitätshauptgefreiter
Sanitätsstabsgefreiter Sanitätsstabsgefreiter
--- --- Sanitätsoberstabsgefreiter
Sanitätsunteroffizier Sanitätsunteroffizier Sanitätsmaat
Sanitätsunterfeldwebel Sanitätsunterfeldwebel Sanitätobermaat
Sanitätsfeldwebel Sanitätsfeldwebel Sanitätsfeldwebel
--- --- Sanitätsstabsfeldwebel
Sanitätsoberfeldwebel Sanitätsoberfeldwebel Sanitätsoberfeldwebel
Sanitätsstabsfeldwebel Sanitätsstabsfeldwebel Sanitätsstabsoberfeldwebel
Feldunterarzt Feldunterarzt Marinesanitätsfähnrich
Unterarzt Unterarzt Marineunterarzt
Assistenzarzt Assistenzarzt Marineassistenzarzt
Oberarzt Oberarzt Marineoberssistenzarzt
Stabsarzt Stabsarzt Marinestabsarzt
Oberstabsarzt Oberstabsarzt Marineoberstabsarzt
Oberfeldarzt Oberfeldarzt Geschwaderarzt
Oberstarzt Oberstarzt Flottenarzt
Generalarzt Generalarzt Admiralarzt
Generalstabsarzt Generalstabsarzt Admiralstabsarzt
Generaloberstabsarzt Generaloberstabsarzt Admiraloberstabsarzt

-Feldunterarzt : Ayant réussi un examen professionnel préliminaire dans l'académie médical et agissant en tant que fonctionnaire stagiaire dans une unité de l'armée de campagne avant de reprendre ses études.
-Unterarzt : Ayant réussi soit un cours d'officier, soit un examen professionnel final dans l'académie militaire médical et effectuant une période d'essai de deux mois dans une unité de l'armée de campagne avant d'être promu.
-Dans la luftwaffe le grade de "Sanitätshauptgefreiter" n'est plus décerné après le 04/02/1944 et le grade de Sanitätsstabsgefreiter est créé à cette même date.
- Aspirant officier dans la marine : Marinesanitätskadett

6 - La Luftwaffe et la Kriegsmarine
6.1 Luftwaffe

Les insignes, la fonction et l'organisation du service sanitaire dans la luftwaffe est très semblable à celui dans la heer. L'uniforme se distingue par ses litzen et pattes d'épaules d'une couleur bleu foncé et un patch avec le baton d'asclépios est porté pour indiquer la formation médical reçus (par contre il est sur la manche gauche contrairement à la heer, et sur fond gris comme celui des uniformes de la luftwaffe). Les secteurs d'activités du service médical restent très varié : évacuation des blessés, soin des blessés, soins dentaires, recherche aéromédicale etc.
[en cours]
6.2 Kriegsmarine

Organisation et formation

La principale affectation des médecins militaires dans la marine est d'une part sur les grands navires et d'autre part dans les hôpitaux près de la côte et dans les zones portuaire.

Le service médical était dirigé par le chef du service médical maritime, qui était également le chef du bureau médical marin de l'OKM. Le chef médical était soumis à un cabinet médical à Kiel et Wilhelmshaven.
Dans les territoires occupés, le Service médical de la mer Baltique était responsable du Danemark, de la Norvège, de l’Ostland (États baltes), de la mer Noire, de l’Adriatique et de la mer Égée (MGK Süd). L'Agence médicale de la mer du Nord pour la Hollande, la Belgique, la France et l'Italie (MOK Süd).

Service médical Mer Baltique (Sanitätsamt Ostsee)

Chef:
Septembre 1933 Admiralsarzt Dr. Sontag
Juillet 1940 Flottenarzt Dr. Dütschke (i.V.)
Janvier 1941 Admiralsarzt Dr. Dutschke
Janvier 1944 Admiralsarzt Dr. Nöldeke

Départements subordonnés:
Département de recherche médicale navale de la marine (SIMFA), Mürvik
Service pharmacologique et toxicologique, Kiel
Service de pathologie, Bordersholm
Centre d'investigation chimique, Gotenhafen

Service médical Mer du Nord (Sanitätsamt Nordsee)

Chef:
Octobre 1938 Admiralsarzt Dr. Fikentscher
Novembre 1939 Admiralsarzt Dr. Schulte-Ostrop
Septembre 1942 Admiralsarzt Dr. D'Hargues
Avril 1944 Admiralsarzt Dr. Nadler
Janvier 1945 Admiralsarzt Dr. Tarnow

Départements subordonnés:
Service des dossiers médicaux et des rapports
Service d'hygiène-bactériologie
Département pharmaceutique
Centre d'examen sérologique et bactériologique, Wilhelmshaven
Service de pathologie, Wilhelmshaven
Département de chimie, Wilhelmshaven

Ecoles de médecine de la marine (Marinesanitätsschule) :

- Marinesanitätsschule Wilhelmshaven
L'école de médecine a été transférée à Sanderbusch le 1er novembre 1939, en même temps qu'une deuxième compagnie y a été créée et la subordination de l'école à l'hôpital naval de Wilhelmshaven a été levée.

- Marinesanitätsschule Sanderbusch
Cette école était sous un commandement indépendant et subordonné à l'Agence médicale de la mer du Nord. Le 1er avril 1942, une troisième compagnie est fondée à s'Heerenberg. Le 7 mars 1943, le commandement de l'école de Sanderbusch s'installe également à s'Heerenberg.

- Marinesanitätsschule s'Heerenberg
À l'automne 1944, l'école déménage à nouveau à Nienburg / Weser et en porte désormais le nom

- Marinesanitätsschule Nienburg/Weser
jusqu'à dissolution le 25 avril 1945.

Les Officiers mariniers du service sanitaire ont aussi été formés à l'Académie de médecine militaire de la Wehrmacht à Berlin. Mais en raison de l'augmentation du nombre de candidats, les lieux de la formation ont dû être déplacé. Au début, à Kiel puis à Tübingen.

Pour les Dentistes, à compter du 1er janvier 1945, la carrière d'officier sanitaire de marine a été créée pour la durée de la guerre: Marineassistenzzahnarzt, Marineoberassistenzzahnarzt, Marinestabszahnarzt, Marineoberstabszahnarzt, Geschwaderzahnarzt.


Les hopitaux de la marine (Marinelazarette)
Pendant toute la guerre, la marine allemande a opéré dans 80 hôpitaux situés en Allemagne et dans les zones occupées. Ces hôpitaux étaient placés dans des villes portuaires ou à proximité et, bien entendu, dans des zones à forte activité marine.

L'image ci-contre montre une entrée de l'hôpital de la Kriegsmarine à Hardinghen dans la région de Calais. Il a été créé en juin 1940 dans le manoir Château des Dominicaines près de Boulogne et de Calais. En plus des bâtiments existants qui étaient utilisés, un grand bunker hôpital fut construit. Ce bunker a permis la protection et les soins aux blessés ainsi que les interventions chirurgicales même pendant les attaques. L'hôpital de Hardinghen est resté opérationnel jusqu'en octobre 1944, où la progression des troupes alliées provoquèrent son évacuation. Aujourd'hui, une maison de retraite est installée dans les bâtiments.

La carte ci dessous montre la répartition géographique des hopitaux de la kreigsmarine pendant la seconde guerre mondiale. (notez que la carte est une carte moderne et que les frontière, les routes , les noms des villes, etc. sont ceux d'aujourd'hui - Les repères sont situés dans la ville qui correspond et pas forcément à l'endroit exact où était situé l'hopital) L'hôpital de Hardinghen est le numéro 54 de la liste et est lui situé exactement sur le bon bâtiment.

Voir en plein écran

Légende :
Zone Mer Baltique : (1) - 1936 Kiel-Wik (2) - 1936 Flensburg-Mürwik (3) - 1937 Swinemünde (4) - 1938 Pillau , jusqu'en février 1945 (5) - 1938 Stralsund (6) - 1939 Bordesholm (7) - 1939 Gotenhafen (8) - 1939 Kiel-Hassee (9) - 1939 Malente (10) - 1939 Ostwine auf Wolin (11) - 1939 Preetz (12) - 1940 Memel, jusqu'en Décembre 1944 (13) - 1941 Libau (14) - 1941 Riga, De Juillet à Novembre (15) - 1942 Reval , transféré à Eckernförde en septembre 1944 (16) - 1942 Waren [Müritz] (17) - 1943 Vittel [Lorraine], transférée à Edlach en septembre 1944 (18) - 1944 Eckernförde, pour Reval (19) - 1944 Edlach an der Rax, pour Vittel (20) - 1945 Burg auf Fehmarn (21) - 1945 Oldenburg [Holstein] (22) - 1945 Reinfeld
(23) - Schleswig
Région de la mer du Nord : (24) - 1938 Wilhelmshaven , 1943 Teillazarett de Sanderbusch (25) - 1939 Borkum (26) - 1939 Cuxhaven (27) - 1939 Emden (28) - 1939 Glückstadt, transféré à La Baule en 1941 (29) - 1939 Helgoland (30) - 1939 Leer [Ostfriesland] (31) - 1939 Marne [Holstein] (32) - 1939 Norderney, jusqu'en mai 1941 (33) - 1939 Varel (34) - 1939 Wangerooge 1940 Lazarettabteilung de Sanderbusch (35) - 1939 Wesermünde (36) - 1939 Westerland (37) - 1940 Sanderbusch (38) - 1941 Bedburg-Hau (39) - 1941 Bremen (40) - 1944 Arendsee [Altmark] (41) - 1944 Gailingen (42) - 1945 Brake (Unterweser) (43) - 1945 Hademarschen (44) - 1945 Vechta (45) - 1945 Freiburg im Breisgau
Danemark et région norvégienne : (46) - 1940 Frederikshavn (47) - 1941 Bergen (48) - 1941 Narvik (49) - 1942 Drontheim (50) - 1944 Skodsborg bei Kopenhagen (51) - 1944 Tromsö, ancien Heereslazarett (52) - 1945 Kolding
Région Belgique et Pays-Bas : (53) - Bergen op Zoom , transférée à Rotterdam en octobre 1944 (54) - 1940 Hardinghen près de Calais, jusqu'en octobre 1944 (55) - 1940 Heiloo-Alkmaar (56) - 1941 Beverloo (57) - 1941 Eindhoven, s'installe à Rastede en octobre 1944, puis à Arendsee (Altmark) (57.2) - 1944 Rastede (58) - Rotterdam, pour Bergen op Zoom
Zone France : (59) - 1940 Brest (60) - 1940 Cherbourg, jusqu'en août 1943 (61) - 1940 Dunkerque (62) - 1940 Lorient (63) - 1941 Rochefort, transférée à La Rochelle en juin 1943 (64) - 1941 La Baule, transférée à Nantes en juin 1943 (65) - 1941 Saint-Idesbald près de Koksijde (66) - 1942 Bordeaux (67) - 1944 Île de Groix (68) - 1943 La Rochelle, pour Rochefort (69) - 1943 Marseille - Les Milles, jusqu'en août 1944 (70) - Montpellier, jusqu'en août 1944 (71) - 1943 Nantes (72) - Paris, jusqu'en septembre 1944 (73) - Hôpital Forteresse Gironde-Nord
Région Sud-Est et Italie: (74) - 1942 Simferopol, transféré à Techirghiol en avril 1944 (75) - 1943 Le Pirée, jusqu'en octobre 1944 (76) - 1943 Herceg Novi, jusqu'à l'automne 1944 (77) - 1943 Salsomaggiore, transféré à Trieste en octobre 1944 (78) - 1944 Techirghiol, pour Simferopol, jusqu'en août 1944 (79) - 1944 Porto Lago sur Leros (80) - 1944 Trieste, pour Salsomaggiore.

Les différents théâtres
Le débarquement prévus en Angleterre

En prévision des utilisations réelles des navires-hôpitaux pendant la guerre dans les différentes zones maritimes, il faut d'abord se préparer. Pour le débarquement dans le sud de l'Angleterre (Opération Seelöwe), il est nécessaire de prévoir un service sanitaire maritime efficace. Pour cela, est prévu un certain nombre de petits navires-hôpitaux, dont peu sont finalement restés en service. Début août 1940, le haut commandement de l'armée exige l'obtention de 1000 lits de navires-hôpitaux, sur autant de petits navires que possible,à savoir, par exemple, 20 navires avec 50 lits. Les navires devaient dans un premier temps offrir le transport, les premiers soins chirurgicaux et pouvoir secourir les naufragés. À cette fin, des navires de la taille de 800 à 1000 GRT sont apparus particulièrement adaptés.

En mer Baltique et en Norvège

Les calculs effectués avant la guerre pour le transport des malades et des blessés à prévoir dans une guerre future ne correspondaient ni à la situation de 1939 ni à la fin de la guerre en 1944/1945. La décision de savoir quels navires devraient être convertis / équipés en navires-hôpitaux dépendait en 1939 de la durée de cette mesure. Ainsi, les six premiers navires-hôpitaux pourraient être mis en service en succession rapide : les premiers navires à être opérationnels sont le Berlin et le Stuttgart le 23 aout 1939, le Glückauf le 20 septembre, le Wilhelm Gustloff le 22, le Robert Ley le 24 et le Rugen le 25. Le Glückauf et le Rügen n'ont pas été utilisés pendant la guerre contre la Pologne.

L'utilisation de paquebots norvégiens pour le transport des blessés allemands a été limitée à quelques mois de la fin de 1944 au début de 1945. À partir de septembre 1944, due au retrait forcé des troupes allemandes de Finlande, une forte demande en transport se créé. Non seulement pour les malades et les blessés, mais aussi d'autres groupes de personnes et un matériel considérable. Le 26 septembre 1944, le Haut Commandement de la Marine a publié la définition et le règlement opérationnel suivants pour les "Navires de transport pour blessés" (Verwundetentransportschiffe):

Le stock actuel de navires-hôpitaux ne répond pas aux exigences de charges, car elles se sont parfois produites dans le contexte de la guerre actuelle. Une augmentation notable de ces navires est pratiquement impossible car a) les navires adaptés à ces fins ne peuvent plus être mis à disposition, b) Les navires-hôpitaux actuellement en rénovation ne peuvent pas être achevés dans un avenir prévisible, c) il faut s'attendre à tout moment à de nouvelles pertes de navires-hôpitaux suite à une action ennemie. En revanche, la marine ne peut assumer la responsabilité du transfert adéquat des blessés en mer que si les navires adaptés à cet effet et les nécessités sont assurés. Le transfert des blessés sur des transporteurs ordinaires, des bateaux à vapeur, etc. ne peut être accepté que comme une solution provisoir, à partir du moment où il est clair que l'apport des soins appropriés aux blessés ne sont pas possibles. [...]

Afin de créer la possibilité de déployer de tels navires auxiliaires à tout moment pour des cas futurs, le terme «navires de transport de blessés» est défini selon les principes suivants: 1.) Seuls les bateaux à vapeur peuvent être utilisés comme navires de transport pour les blessés, dont l'intérieur permet un stockage et des soins appropriés, même pour les blessés les plus graves (c'est-à-dire généralement des navires à passagers). Ils seront mis à la disposition du Haut Commandement de la Kriegsmarine Skl / Adm Qu I pendant la durée de la mission. 2.) Le navire de transport pour les blessés est utilisé exclusivement pour le transport de masse des blessés à travers la mer dans des cas particuliers et nécessite une utilisation complète et ininterrompue de ce service. Les navires de transport blessés ne sont utilisés que temporairement et pour des tâches limitées, après quoi ils doivent être renvoyés immédiatement. Désignation comme «navire de transport blessé» uniquement pour la durée de la mission spéciale. 3. Tous les voyages à vide intervenant dans l'exécution de cette tâche spéciale sont utilisés pour d'autres transports maritimes. emplacements selon les instructions du Skl / Adm Qu VI, mais uniquement possibles pendant les déplacements des blessés selon l'occupation des blessés et avec l'accord du médecin-chef. À l'exception des temps purs de chargement et de déchargement, l'utilisation du navire pour d'autres tâches de transport ne doit pas nuire à la tâche principale, ni dans le programme ni dans l'itinéraire. 4.) Aucune notification internationale, aucun revêtement protecteur international; Armement comme des navires de transport. 5.) L'équipement spécial requis pour le transport des blessés est organisé par Skl / Adm Qu I. Allocation de carburant pour la durée du déploiement également par Skl / Adm Qu I. Commandement du San-Offz par Mar Wehr / G, les autres équipages du K.M. par Mar Wehr / Tr. 6.) Pour les opérations internes à bord, les "instructions de service pour le service sur les navires-hôpitaux" sont valables pendant toute la durée de la mission."

Quelques jours avant l'annonce officielle de cette directive, quatre navires à passagers ont été confisqués en Norvège pour le transport des blessés. C'étaient les STAVANGERFJORD, RAGNVALD JARL, NORDSTJERNEN et LOFOTEN, qui, cependant, ont été déployés avec des degrés d'intensité variables. Ils appartenaient aux navires de la route Hurtig autorisés à servir de navires de correspondance pour l'approvisionnement des ports de l'ouest et du nord de la Norvège, qui ont également continué leur service pendant la guerre. Dans l'est de la mer Baltique, la plupart des navires de transport blessés n'arrivaient qu'au début de 1945.

Sur la côte Nord et Ouest française

Après l'occupation des ports de l'Atlantique français à l'été 1940, il n'était pas nécessaire au départ de transporter les blessés ou les malades à travers la mer. Les installations médicales locales qui ont été reprises étaient suffisantes. Pendant cette période, les conditions de circulation qui prévalaient en France ont également permis le rapatriement ordonné des blessés par route, rail ou air. Ce n'est qu'à l'automne 1941, avec la mise en service du petit navire-hôpital HÜXTER, que la situation change. Ces navires n'ont été utilisés à plus grande échelle qu'après l'invasion de 1944.

En Méditerranée

Après la fin de la campagne en Grèce et l'occupation de la plupart des îles de la mer Égée en mai/juin 1941, la Wehrmacht allemande a été confrontée à de grands défis dans le secteur médical et du transport dans ces régions. Le transport maritime et aérien des malades et des blessés des îles vers le continent grec ne pouvait être effectué qu'à petite échelle, étant donné les grandes distances jusqu'aux bases d'origine et les ressources limitées disponibles. Le service médical a également été surpris par le nombre étonnamment élevé de blessés et de malades, en particulier sur les infections qui ont mis du temps à guérir. De plus, au cours du temps, en mer et dans les airs, la présence ennemis se faisait de plus en plus grande. Sur le continent, il n'y avait qu'une seule ligne de chemin de fer à voie unique fréquemment interrompue disponible pour toutes les fournitures et également des trains d'Athènes à Salonique. Les chemins de fer ultérieurs vers les Balkans se sont également révélés dangereux en raison des fréquentes interruptions dues aux attaques aériennes et aux attaques partisanes. Les combats étendus qui ont commencé peu après en Afrique ont compliquer la siutuation, le service médical a dû être renvoyée aux hôpitaux de Grèce. Ces conditions spéciales sur les théâtres de guerre autour de la Méditerranée justifient l'utilisation de navires-hôpitaux italiens et plus tard allemands. Déjà en mai 1941, peu de temps après l'occupation des Balkans et l'invasion des unités allemandes en Afrique du Nord, Le service sanitaire de la marine allemande a mis les premiers navires-hôpitaux en service dans cette zone, et quelques semaines plus tard, a dépêché le médecin-chef de la marine : le Dr. med. habil. Fritz Pohle , en Grèce. Il était censé y identifier d'autres navires appropriés et les évaluer pour une éventuelle conversion.

Pohle, à l'époque le commissaire des navires-hôpitaux (Lazarettschiffsbeauftragter des Sanitätschefs der Kriegsmarine) pour les médecin-chefs de la marine, a tenu une réunion à Sofia avec le médecin-chef adjoint du groupe naval sud, le Marineoberstabsarzt Dr. habil. Erich Bock, et s'est ensuite rendu à Athènes pour rencontrer le Marineoberstabsarzt Dr. Otto Eckart, officier de l'amiral Aegean. À Salamine, il a visité les navires-hôpitaux allemands ARES et ELENI, qui étaient en cours de rénovation, et a fait la connaissance des médecins en chef désignés des deux navires. Enfin, il a inspecté les navires auxiliaires dans les ports bulgares et roumains de Burgas, Varna et Konstanza, pour vérifier s'ils étaient aptes à transporter les blessés en mer Noire. Entre-temps, à la suite de la guerre contre l'Union soviétique, qui a débuté à la fin de juin 1941, il y avait également un besoin de capacité de transport pour les blessés dans cette zone maritime. Après son retour, Pohle a présenté au bureau médical maritime (Marinemedizinalamt) un aperçu détaillé des navires disponibles en septembre 1941 dans la zone du sud pour une utilisation possible comme navires-hôpitaux. Les navires-hôpitaux italiens étaient en service en Méditerranée depuis longtemps. Depuis l'entrée de l'Italie dans la Seconde Guerre mondiale le 11 juin 1940, la marine italienne avait maintenu une flotte de grands, moyens et petits navires-hôpitaux, qui, cependant, ont d'abord dû être installés et reconstruits lorsque les hostilités ont éclaté.

Les missions et le sort de ces navires ont été enregistrés par le Tenente Generale Medico (médecin général) italien Mario Peruzzi en 1952. Sur les 19 navires-hôpitaux déployés, 8 ont été perdus à la suite de la guerre. Dans des opérations inlassable, non-stop et souvent très dangereuse, ces installations médicales flottantes ont effectué 596 voyages et effectué 115 sauvetages supplémentaires pour sauver des naufragés, rapatriant un total de plus de 250 000 personnes malades et blessées de la Méditerranée vers l'Italie. Deux des grands navires-hôpitaux italiens, l'AQUILEIA et le GRADISCA, ont été repris par les Allemands dans cette fonction à partir d'octobre 1943.

L'aide précieuse des Italiens également pour le retrait des soldats allemands blessés est soulignée par les remarques de Rolf Valentin, qui a examiné l'histoire du service médical du Corps allemand de l'Afrique. Après la percée de la 8e armée britannique par la position d'El Alamein en novembre En 1942, ce n'est que grâce au soutien des navires-hôpitaux allemands et italiens que des centaines de blessés ont pu être retirés de l'ennemi. Dans la période du 24 octobre au 5 novembre, 1222 blessés des compagnies médicales 2/33 et 1/220 ainsi que de l'hôpital de campagne 200 (Feldlazarettes 200) 1141 soldats de Marsah Matruk en Egypte ont été amenés en Europe sur des navires-hôpitaux, dont 2 jours le 3 novembre seulement avant d'abandonner cette importante base, 766 hommes. De Derna, le siège de l'hôpital de guerre 950 (Kriegslazaretts 950) dans la jambe libyenne, 817 blessés et malades ont quitté l'Afrique sur des navires-hôpitaux allemands et italiens au cours de la même période d'octobre / novembre.

Alors que l'Allemagne de 1941 et 1942, essentiellement, seuls le GRAZ et le KONSTANZ ont été utilisés dans la région méditerranéenne, lorsque l'Italie a quitté la guerre le 8 septembre 1943. Dans ce théâtre de guerre, la tâche conjointement maîtrisée de transporter les malades et les blessés est entièrement transférée à la marine allemande. Dans les Balkans et en Italie, les troupes allemandes se sont retirées après une résistance obstinée en 1943/44. L'évacuation des blessés revêtait une importance particulière dans ce contexte, et ni les liaisons ferroviaires, ni les navires (ou le charbon) et seuls quelques ports appropriés n'étaient disponibles dans la mesure nécessaire pour faire face à cette tâche. Au vu de cette situation, à l'occasion d'un voyage du commissaire des navires-hôpitaux à l'O.K.M. (Lazarettschiffsbeauftragten im O.K.M.), Le Marineoberstabsarzt Dr. Hans Kutscher,, en Dalmatie, a examiné trois anciens navires italiens (INNSBRUCK, FREIBURG et BONN). Il a aussi examiné cinq navires à passagers français de la liaison Marseille-Oran et les a convertis en navires-hôpitaux. Des tâches difficiles les attendaient, des tâches qui n'ont jamais été confiées à des navires-hôpitaux ces derniers temps. Comme la collecte des blessés avec ses propres bateaux depuis la plage ouverte près de Porto d’Ascoli par la GRADISCA ou sur un pont de secours construit par des pionniers avec les bateaux du FREIBURG.

En mer Noire

Bien qu'aucun navire-hôpital allemand n'ait été utilisé dans la mer Noire pendant la guerre, divers navires à passagers et cargos appartenant à des voisins alliés de la mer Noire ont été examinés pour leur aptitude à être utilisés comme navire-hôpital ou comme navire de transport pour les blessés. Selon les informations disponibles, au moins quelques rénovations ont également été effectuées. Comme mentionné ci-dessus, en septembre 1941, le Dr. med. habil. Fritz Pohle, s'est rendu à Sofia à ce sujet. Depuis la guerre contre l'Union soviétique qui a commencé à la fin de juin 1941, il y a eu un besoin de capacité de transport pour les blessés dans cette zone.

Après une visite en Grèce, Pohle a ensuite visité des navires dans les ports bulgares et roumains de Burgas, Varna et Constanza. En plus de l'utilisation possible comme navire-hôpital, il a vérifié l'aptitude en tant que navires auxiliaires pour le transport des blessés. Les navires auxiliaires sont principalement destinés au transport de matériaux vers les ports russes qui n'ont pas encore été conquis. Au retour, la soute doit être utilisée autant que possible pour le transport des blessés. Il est compréhensible que, dans ces conditions, l'équipement des chambres des malades ne puisse être que très improvisé et ne doive en aucun cas être comparé à des navires qui servent exclusivement au transport des blessés. L'idée était d'utiliser toutes les possibilités de transport de retour des blessés par la mer que possible. A cet effet, il visita les deux navires roumains ARDEAL et ZAR FERDINAND, à Varna le CAVARNA, SULINA, SUCEAVA, CARPATHIE, ROMANIA, DANUBIUS et OITUTZ, et enfin la LOLA suédoise à Constanza.

Pohle a ensuite évalué très précisément l'aptitude des navires de mer sur la base de critères tels que la ventilation, le chauffage et la pression de vapeur, l'eau potable et de lavage, l'éclairage, l'équipement de cuisine et, surtout, en ce qui concerne la possibilité de convertir les compartiments de chargement et de passagers pour une utilisation pour le transport des blessés. ou comme vestiaires.

L’examen de l’aptitude des navires individuels au transport des blessés a montré que les navires auxiliaires proposés DANUBIUS, OITUTZ et CARPATHIE ne sont pas adaptés car l’équipement et les installations de leur navire sont insuffisants pour l’usage prévu. Et que le ZAR FERDINAND, ARDEAL, SUCEAVA, SULINA et le CARVANA conviennent. En particulier, la conversion du ROMANIA, un navire à passagers de 3 152 GRT construit en 1904, a été recommandée, qui "semblait être parfaitement adapté comme navire-hôpital ou comme navire de transport pour les blessés en raison d'une conception obsolète avec un important gaspillage d'espace dans les chambres et les couloirs.

Le rapatriement des blessés sur les navires auxiliaires n'était provisoirement prévu que pour le deuxième voyage des transporteurs. Les installations nécessaires dans les ponts, etc. doivent être effectuées à ce moment-là. Malgré cela, les services médicaux seront organisés de manière à ce que les blessés puissent être transportés dans les installations à passagers des navires au retour du premier voyage de transport. Le commandement du personnel médical sur les navires a commencé très rapidement. Cependant, il n'y a pas de documents plus précis sur les opérations de ces navires utilisés comme transports de troupes armées et comme navires de transport pour les blessés ou sur le nombre de transporteurs blessés.

Le CAVARNA a coulé le 2 décembre 1941 sur une mine soviétique au niveau du port de Burgas. L'ARDEAL était encore utilisé comme navire de transport pour les blessés en 1941, mais dut s'échouer le 11 juin 1942 après un coup par une torpille sous-marine soviétique au large d'Odessa. Il suivait le SULINA, victime d'un sous-marin ennemi le 29 mai 1942. Enfin, le SUCEAVA à été perdu par une torpille le 10 avril 1943 en mer Noire. Le paquebot roumain ZAR FERDINAND a été affrété le 26 avril 1941 par la Marine comme navire de transport de troupes et de transport auxiliaire pour 80 blessés. Cependant, aucun rapport n'a été reçu sur son utilisation au cours des prochaines années de guerre. En tout cas, le navire n'a été transféré à Salonique que peu de temps avant l'évacuation de la Roumanie et repris par la marine le 18 août 1944 en échange d'unités allemandes de la mer Noire. Commandé comme navire-hôpital de 112 lits le 3 septembre 1944, il coula un mois plus tard le 2 octobre 1944 après une attaque sous-marine à l'ouest du Pélion. Le ROUMANIE, recommandé par Pohle en septembre 1941 dans le but de le convertir en navire-hôpital, a été repris par la marine en mars 1942, mais a ensuite été converti en une escorte de bateau rapide et sur Mis en service le 6 décembre 1942 à cet effet avec la 1ère Schnellbootsflotille opérant en mer Noire. Le navire a coulé après avoir été reconverti en navire minier le 12 mai 1944 par une bombe aérienne soviétique.

Les navires du service sanitaire de la Marine
Les navires-hopitaux (Lazarettschiff)

Les navires-hôpitaux sont destinés aux navires de guerre et, si nécessaire, aux zones opérationnelles de la Wehrmacht pour soulager leurs blessés et malades le plus rapidement possible et créer des conditions plus favorables aux traitements et aux soins médicaux. Ils peuvent également être utilisés pour un traitement médical à long terme et remplacer les hôpitaux ruraux.

D'après la Convention (X) pour l'adaptation à la guerre maritime des principes de la Convention de Genève. La Haye, 18 octobre 1907.
Article 1 :"Les bâtiments-hôpitaux militaires, c'est-à-dire les bâtiments construits ou aménagés par les Etats spécialement et uniquement en vue de porter secours aux blessés, malades et naufragés, et dont les noms auront été communiqués, à l'ouverture ou au cours des hostilités, en tout cas avant toute mise en usage, aux Puissances belligérantes, sont respectés et ne peuvent être capturés pendant la durée des hostilités. Ces bâtiments ne sont pas non plus assimilés aux navires de guerre au point de vue de leur séjour dans un port neutre."

Article 4 : "Les bâtiments qui sont mentionnés dans les articles 1 , 2 et 3 , porteront secours et assistance aux blessés, malades et naufragés des belligérants sans distinction de nationalité. Les Gouvernements s'engagent à n'utiliser ces bâtiments pour aucun but militaire. Ces bâtiments ne devront gêner en aucune manière les mouvements des combattants. Pendant et après le combat, ils agiront à leurs risques et périls. Les belligérants auront sur eux le droit de contrôle et de visite; ils pourront refuser leur concours, leur enjoindre de s'éloigner, leur imposer une direction déterminée et mettre à bord un commissaire, même les détenir, si la gravité des circonstances l'exigeait. Autant que possible, les belligérants inscriront sur le journal de bord des bâtiments hospitaliers les ordres qu'ils leur donneront."

Article 5 : " Les bâtiments-hôpitaux militaires seront distingués par une peinture extérieure blanche avec une bande horizontale verte d'un mètre et demi de largeur environ. Les bâtiments qui sont mentionnés dans les articles 2 et 3 , seront distingués par une peinture extérieure blanche avec une bande horizontale rouge d'un mètre et demi de largeur environ. Les embarcations des bâtiments qui viennent d'être mentionnés, comme les petits bâtiments qui pourront être affectés au service hospitalier, se distingueront par une peinture analogue. Tous les bâtiments hospitaliers se feront reconnaître en hissant, avec leur pavillon national, le pavillon blanc à croix-rouge prévu par la Convention de Genève et, en outre, s'ils ressortissent à un Etat neutre, en arborant au grand mât le pavillon national du belligérant sous la direction duquel ils se sont placés. Les bâtiments hospitaliers qui, dans les termes de l'article 4, sont détenus par l'ennemi, auront à rentrer le pavillon national du belligérant dont ils relèvent. Les bâtiments et embarcations ci-dessus mentionnés, qui veulent s'assurer la nuit le respect auquel ils ont droit, ont, avec l'assentiment du belligérant qu'ils accompagnent, à prendre les mesures nécessaires pour que la peinture qui les caractérise soit suffisamment apparente."

Malgré ces accords de grande envergure, il y a eu, en particulier dans la deuxième Guerre mondiale, des interprétations conduisant à des mesures injustifiées, en particulier contre les navires-hôpitaux allemand. Cela a également conduit à des escarmouches diplomatiques. Par exemple la question de l'utilisation des navires-hôpitaux allemands pour des missions de reconnaissance à pus jouer un rôle. Je vous laisse lire le destin des navires-hôpitaux sur leurs fiches respectives cela vous donnera une petite idée des écarts qui ont pus être fait avec les articles ci-dessus.

L'Union soviétique étant en désaccord avec la convention de Genève n'a pas respecter cette protection et à pus couler des navires-hôpitaux allemands en mer baltique (STUTTGART, STRASSBURG, BERLIN et RÜGEN). Ce qui à mener l'allemagne vers la fin de la guerre à repeindre certains bâteaux et à les munir d'armes anti-aériennes.

Liste des navires-hopitaux :

A savoir qu'il y a eu plusieurs catégories de navires-hopitaux :
Grosse Lazarettschiffe (grands navires-hôpitaux)
Kleine Lazarettschiffe, mobilisation (4 navires) (petits navires-hôpitaux)
Kleine Lazarettschiffe, opération Seelöwe (13) (petits navires-hôpitaux)
Kleine Lazarettschiffe, capable de désinfection (2) (petits navires-hôpitaux)
Kleine Lazarettschiffe, achevée pendant la guerre (6) (Petits navires-hôpitaux)
Grosse Lazaretschiffe, Ausland (4) (Grands navires-hôpitaux étrangers)
Kleine Lazarettschiffe, Ausland (21) (Petits navires-hôpitaux étrangers)

Lazarettschiff "Alexander von Humboldt" / Lazarettschiff G


Navire de pêche et de recherche halieutique du Reich, lancé le 28 mars 1940. Utilisé comme navire-hôpital pour la côte de l'Arctique à partir du 4 septembre 1940 sans réellement avoir été utile dans cette fonction. 1942 : Servi sous l'amiral Polarküste, poste de campagne numéro 33254. Coulé le 24 juin 1944 lors d'un raid aérien américain sur Wesermünde. Levé et réparé après la guerre. Mise au rebut à Hambourg en juillet 1962. Deuxième image : Navire-hôpital Alexander Von Humoldt en 1940.

Catégorie : Kleine Lazarettschiffe (mobilisation)
Zone d'opération : TSV-Nord, Admiral Arctic Coast
Patients / Personnel médical : 56/?
Tonnage: 783 BRT
Longueur: 57,9 m
Largeur: 9,20 m
Moteurs : Un moteur à expansion triple effet 3cyl, 1 arbre, 1 chaudière
Vitesse: 12,5 nœuds



Lazarettschiff "Aquileia" (Prins der Nederlanden)



Le navire a été lancé en janvier 1914 par le Stoomvaart Maatschappij "Nederland" avec le port d'attache à Amsterdam.
Il fut mis hors service quand la compagnie maritime a mis en service des bateaux à moteur modernes et plus grands dans les années 1926–1930. À partir de 1933, il fut à nouveau utilisé de manière intensive comme navire-école pour les pompiers de la ville d'Amsterdam. Le contexte de ceci était l'incendie dévastateur qui a fait rage pendant neuf jours sur le Pieter Corneliszoon Hooft en novembre 1932 et l'a complètement détruit. En conséquence, la lutte contre l'incendie sur les grands navires a fait l'objet d'une attention particulière.

Le 25 juin 1935, le Prins der Nederlanden a été acheté par la compagnie maritime italienne "Lloyd Triestino" et rebaptisé le bâteau l'"Aquileia" . Le navire était équipé de 700 lits et, après des changements structurels mineurs, était maintenant mesuré à 9448 GRT. Après le début de la guerre d'Abyssinie le 2 octobre 1935 avec la déclaration de guerre italienne contre l'Abyssinie , l'Aquileia a été initialement affrété comme soi-disant transporteur de bléssés par la marine italienne. Il fut ensuite réquisitionné, et utilisé pour transporter des troupes et des fournitures à travers le canal de Suez vers l' Érythrée et le Somaliland italien pour l'armée italienne combattant en Afrique de l'Est et pour ramener à la maison les blessés et les malades sur le voyage de retour. De décembre 1935 à 1937, l'Aquileia a entrepris un total de 17 voyages de ce type et a transporté 4138 soldats et colons en Afrique de l'Est et 4473 malades et blessés à Naples.
Le navire a ensuite été officiellement équipé et enregistré en tant que navire-hôpital, avec la peinture appropriée (blanc avec des rayures vertes et des croix rouges sur le côté et une croix rouge sur la cheminée) avec le Cesarea , le Gradisca et l' Helouan de la marine italienne. L'Aquileia a amené dans la période de mars 1938 à juin 1939 sur un total de 11 allers-retours entre Naples et Cadix 2063 soldats pour le "Corps des Volontaires" italien (" Corpo Truppe Volontarie ") en Espagne et 5571 blessés et malades à Naples. Son dernier voyage s'est terminé à Naples le 21 juin 1939. Après cela, il n'a pas été renvoyé à sa compagnie maritime, mais a raccroché pour qu'il puisse à nouveau être utilisé comme navire-hôpital si nécessaire.
C'est ce qui se produisit en en mai 1940. L'Aquileia est réquisitionné le 25 mai 1940 à Naples et mis en service comme navire-hôpital le 13 juin 1940. Il avait 670 lits et une équipe de 340 personnes, dont 200 médecins et infirmières. Lorsque l'Italie est entrée dans la Seconde Guerre mondiale le 10 juin 1940 , l'Aquileia et le California étaient les seuls navires-hôpitaux en service en Italie.
Le premier déploiement de guerre eut lieu le 18 juin 1940, lorsqu'il évacua les malades et les blessés de Benghazi et de Tobrouk . Même dans ce cas, leurs vieilles machines se sont révélées très sujettes aux pannes, ce qui obligeait souvent à des déplacements lents et à de longs séjours dans le chantier naval.

Au cours de ces opérations, il y a eu plusieurs incidents imprévus et parfois dangereux.
Le soir du 9 décembre 1940, l'Aquileia est entré en collision avec le transporteur de troupes Sardinia (avec 3000 Alpini à destination de Vlora à bord) en raison de vents violents lors de l'amarrage à Bari après son retour d'Albanie. Il subis ici de lourds dégâts. Le travail de réparation requis pendant 24 jours.
Le soir du 3 décembre 1941, l'Aquileia a été attaqué par un bombardier torpilleur britannique , bien qu'il soit correctement éclairé et reconnaissable. Il a quand même pu éviter la torpille qui avait été tirée. Le 15 décembre 1941, le navire évacue 581 blessés du Bardia assiégé par les Britanniques par gros temps. Le 23 janvier 1942, il subit des dégâts de tempête considérables dans le détroit de Sicile .
Le 3 septembre 1942, le navire a amené 20 médecins allemands et 6 tonnes de fournitures médicales pour le Corps africain à Marsa Matruh. Il fut le même jour attqué par des bombardiers avec des torpilles et des tirs de mitrailleuses sans être touché. En novembre 1942, il fut le dernier navire à quitter Marsa Matruh avant que le site ne soit pris par les troupes britanniques.
Dans l'après-midi du 26 avril 1943, l'Aquileia a été attaqué par des avions américains par beau temps et avec bonne visibilité sans subir de gros dégats. Le 29 avril, une attaque similaire par des avions américains a eu lieu mais subit des dommages négligeables. Pendant ces jours, un pilote de l'armée de l'air et un pilote de l'USAAF ont été sauvés de la détresse.
Le 30 avril 1943, l'Aquileia embarqua 111 hommes à bord du destroyer allemand ZG 3 Hermes qui fut gravement endommagé dans la matinée au cap Bon par des bombardiers alliés.
En mai 1943, le navire participe à l'évacuation des blessés de Tunisie . Après la conquête alliée des ports de Tunis et de Bizerte le 7 mai, les derniers blessés sont rassemblés sur la plage de Kelibia, où les navires-hôpitaux Aquileia et Virgilio devaient les récupérer. L'Aquileia a pris environ 600 à bord, mais a été attaqué sans succès avec une bombe par un avion de l'USAAF alors qu'il volait à basse altitude. Plus tard le même jour, il fut arreté part les destroyers britanniques Jervis , Nubian et Paladin, et examiné puis déchargé avec un avertissement de ne pas visiter à nouveau ces eaux.
Après les débarquements alliés en Sicile , le navire fut impliqué dans l'évacuation des blessés de l'île en juillet et août 1943. En juillet, l'Aquileia , le Virgilio et le Toscana ont fait cinq voyages, au cours desquels ils ont transporté environ 3400 Italiens et Allemands blessés et gravement malades depuis les plages de Sant'Agata di Militello et Ganzirri (au nord de Messine). En août les trois navires continuèrent jusqu'à la chute de Messine le 17 août, ils firent trois autres voyages avec un total de 3 000 personnes évacués.Au cours de ces missions, les 6 (ou 7) et 16 août, l'Aquileia a été attaqué et mitraillé par des avions anglo-américains, surmontant les deux attaques intactes. Dans le premier des deux, qui a eu lieu devant Ganzirri, un escadron d'avions anglo-américains a bombardé les radeaux à moteur qui transportaient les blessés de la plage au navire-hôpital, qui a été à son tour attaqué, tandis que dans le second l'Aquileia a été mitraillé dans les eaux devant Gioia Tauro. l'Aquileia et la Toscane sont les derniers navires-hôpitaux à quitter les rives du détroit de Messine, ce sous des attaques aériennes constantes.

Après l'annonce de l'armistice de Cassibile le 8 septembre 1943, l'Aquileia est repris par la Wehrmacht dans le port de La Spezia le 9 septembre. Le 6 octobre il est lancé par la Kriegsmarine en tant que navire-hôpital avec un équipage mixte germano-italien. Le premier voyage était à Oran dans le but d'un échange de prisonniers. Le 27 octobre, depuis Marseille il arrive à Barcelone avec quelques centaines de prisonniers néo-zélandais, pour un nouvel échange. Le navire était également utilisé comme transport de troupes entre les côtes italiennes et françaises.

Gravement endommagé le 15 décembre 1943 lors d'un raid aérien américain sur Marseille, l'Aquileia a été peu après mis horsd service (selon d'autres sources, le navire-hôpital a coulé à cause d'un ou deux incendies dans le port de Marseille le 15 décembre 1943) puis récupéré et coulé par les Allemands en tant que navire bloc dans le port le 26 juin 1944. L'épave a ensuite été démolie.
Catégorie : Grosse Lazarettschiffe, Ausland
Zone d'opération : mer Méditerranée
Patients / Personnel médical : 860/200
Tonnage: 9448 GRT
Longueur: 151,79 m
Largeur: 17,43 m
Moteurs : Deux moteurs d'expansion 4cyl, 2 arbres, 6 chaudières Vitesse: 14,5 nœuds


Lazarettschiff "Graz" (Ares)

Ce navire à été construit en France au chantier naval Forges et Chantiers de la Méditerranée à La Seyne-sur-Mer. C'était Navire-école de la marine grecque, lancé le 28 janvier 1927. Le port d'attache du navire était Salamine .
Malgrés la victoire des puissances de l'Axe, la marine grecque n'a pas déplacé l'Ares à Alexandrie en Égypte comme la plupart des autres unités en raison de sa vitesse lente, mais a laissé l'Ares à Salamine.
Le navire est repris par la Kriegsmarine en mai 1941. Le 15 Mai 1941 il est utilisé par les allemands en tant que navire hopital. Il est renommé "Graz" le 28 novembre 1941.
Le navire a coulé le 5 décembre 1942 sur une mine au large de Bizerta en (Tunisie).
L'image ci-dessus date de 1927.

Catégorie : Kleine Lazarettschiffe, Ausland
Zone d'opération : mer Méditerranée
Patients / Personnel médical : 299/38
Tonnage: 2200 GRT
Longueur: 77,0 m
Largeur: 12,0 m
Moteurs : (3 mâts et voile de myodrome +) 1 moteur à pistons 3 cylindres, 2 chaudières (puis 1 chaudière en tant que navire-hopital)
Vitesse: 10 nœuds


Lazarettschiff "Berlin" / Lazarettschiff A (Berlin III, Amiral Nakhimov)



Le Berlin III (première image) est construit par les chantiers navals Vulkan de Brême et lancé le 25 mars 1925. Sa construction s'achève le 17 septembre 1925. Ce navire opère à l'origine sur la ligne Brême—Southampton—Cherbourg—New-York pour la Norddeutscher Lloyd. Il effectue sa première traversée le 26 septembre 1925 et reste sur cette route jusqu'en mai 1939, date à laquelle il est retiré du service pour une refonte. Le 12 novembre 1928, le Berlin sauve les passagers et l'équipage du Vestris qui avait coulé au large de la Virginie. 113 personnes périssent cependant dans la catastrophe.
Le Berlin est réquisitionné par les Allemands en 1939 dans le cadre du Kraft durch Freude (« la force par la joie ») pour servir de navire de croisière pour travailleurs, puis est utilisé comme navire-hôpital pendant la guerre.

Le Berlin est l'un des huit principaux navires allemands réquisitionnés comme navires-hôpitaux. La plupart d'entre eux, sinon tous, servent ensuite différemment, souvent comme logement ou transport pour de personnel militaires. Certains navires-hôpitaux allemands reçoivent un indicatif alphabétique, celui du Berlin étant le A. Sa conversion débute le 16 juillet 1939 et il prend son service le 23 août 1939. Il peut accueillir 400 patients, et un équipage de 165 personnes. Il sert tout d'abord dans les eaux norvégiennes, puis participe en janvier 1945 à l'opération Hannibal, rapatriant les réfugiés et soldats de l'Est. Le 31 janvier 1945, alors qu'il participe à un convoi vers l'est, il heurte une mine et est remorqué à Kiel. En chemin, il heurte une autre mine et est transporté jusqu'à une plage où l'on sauva tous ses équipements avant de l'abandonner.

En 1949, il est remis à flot par les Soviétiques et renommé "Admiral Nakhimov" en l'honneur de l'amiral Pavel Nakhimov, un commandant russe qui a joué un rôle important pendant la guerre de Crimée. Après sa reconversion, son tonnage est porté à 17 053 tjb. Il entra en service commercial en 1957 pour la Compagnie de navigation de la mer Noire. Durant la crise des missiles de Cuba de 1962, il sert de transport de troupes à destination de Cuba.
Durant la saison touristique d'été, l’Amiral Nakhimov effectue des croisières en mer Noire entre Odessa et Batoumi, un voyage de six jours. Il transporte une moyenne de 1 000 passagers par voyage. Il reste un certain temps le vaisseau amiral de la compagnie.

Le soir du 31 août 1986, le navire entre en colision avec un gros transporteur de fret, le Piotr Vasev. L'Admiral Nakhimov coule en 7 minute faisant 423 victimes (près de la moitié des gens à bord).

Catégorie : Grosse Lazarettschiffe
Zone d'opération : mer baltique
Patients / Personnel médical : 400/?
Tonnage: 15286 GRT
Longueur: 174,3 m
Largeur: 20,98 m
Moteurs : Deux moteurs 4cyl. à expansion triple effet, 2 arbres, 6 chaudières
Vitesse: 16,5 nœuds



Lazarettschiff "Birka"



Bateau à vapeur de Matheis-Reederei KG à Hambourg, lancé le 23 juin 1937. Le 5 septembre 1940, il fut mis en service comme navire-hôpital. Le navire a coulé le 1er juin 1943 sur une mine dans l'Altafjord. 115 personnes ont été tuées.

Catégorie : Kleine Lazarettschiffe (Operation Seelow)
Zone d'opération : TSV-N
Patients / Personnel médical : 120/31
Tonnage: 1000 GRT
Longueur: 77.8 m
Largeur: 10.3 m
Moteurs : Un moteur double effet, 1 arbre, 2 chaudières
Vitesse: 12 nœuds


Lazarettschiff "Bonn" (Cagliari)


C'est un navire à moteur italien nommé à l'origine "Cagliari", lancé à Split en 1938. Le navire a été mis en service comme navire-hôpital le 2 décembre 1943. Le 4 novembre 1944, le navire est illégalement saisi par les forces navales britanniques et amené à Bari. Il est de retour en Yougoslavie en 1945.

Catégorie : Kleine Lazarettschiffe, Ausland
Zone d'opération : mer Méditerranée
Patients / Personnel médical : 62/?
Tonnage: 479 GRT
Longueur: 51.99 m
Largeur: 7.72 m
Moteurs : Un moteur à expansion 3cyl, 1 arbre, 1 chaudière
Vitesse: 13 nœuds


Lazarettschiff "Bordeaux"

Bateau à vapeur fluvial français, lancé en 1912. Le Bordeaux était utilisé sur la route Dieppe - Newhaven , qui était exploitée conjointement par les Chemins de Fer de l'Etat et le London, Brighton and South Coast Railway (LBSC) anglais. Le port d'attache était Dieppe.
Il a été capturé par la marine après l'occupation allemande de la France , initialement conçu comme un transport de troupes (subordonné au chef naval Saint-Malo en tant que transport de troupes pour la compagnie Seelöwe) et finalement équipé comme navire-hôpital le 29 juin 1944 et mis en service en tant que tel en remplacement du navire-hôpital "Hüxter". Le navire a été intercepté le 1er septembre 1944 au large de l'île anglo-normande de Guernesey (entre Saint-Hilaire et Cézembre) par des destroyers américains et amené en Angleterre. Il a ensuite été mis au rebut en 1951 en Belgique.

Catégorie : Kleine Lazarettschiffe, Ausland
Zone d'opération : Manche
Tonnage: 774 GRT
Longueur: 63.65 m
Largeur: 8.50 m
Moteurs : Deux 3cyl. moteurs à expansion,2 arbres, 2 chaudières
Vitesse: 14 nœuds


Lazarettschiff "Brigitte" (Lefti,UJ 2102)



Anciennement un sous le nom de Lefti, c'est un bateau grec saisie par les Allemands le 12 mai 1941 à Chalkis et mis en service comme navire-hôpital en mer Égée le 29 mai 1941. Le navire a changé de fonciton en août et à été remis en service en tant que chasseur de sous-marins UJ 2102. Il est coulé par un raid aérien près de Volos le 13 octobre 1944.
Les images montre le navire en 1942, 1943 et 1944 (donc plus en tant que navire-hopital)

Catégorie : Kleine Lazarettschiffe, Ausland
Zone d'opération : mer Égée
Patients / Personnel médical : 22-40/6
Moteurs : Un diesel, 1 arbre



Lazarettschiff "Ceres"

Navire à moteur du DG Neptun à Brême, lancé le 24 février 1936. Le navire a été mis en service le 3 septembre 1940 comme navire-hôpital en préparation de la compagnie "Seelöwe", mais a pris sa retraite le 22 novembre 1940. Remis en service sous le nom de Sperrbrecher 69 le 27 juin 1941, et plus tard au 1er aout sous le nom de Sperrbrecher 169. Le navire a coulé sur une mine au large de Norderney le 19 novembre 1942 (1 mort).

Catégorie : Kleine Lazarettschiffe (Operation Seelow)
Zone d'opération : TSV Nord
Patients / Personnel médical : 103/13
Tonnage: 1078 GRT
Longueur: 76.15 m
Largeur: 10.57 m
Moteurs : Deux moteurs diesel MAN 2 temps 5cyl, 2 arbres
Vitesse: 12 nœuds


Lazarettschiff "Christian" (Gertrud, Leipzig, Deneb)

=> Voir le Leipzig plus bas, c'est le même navire.

Lazarettschiff "Claus" (Schwalbe,Nadir)

C'est un bateau à vapeur de la compagnie maritime Rud.Chris. Gribel à Stettin, lancé en juillet 1907. Le navire fut mis en service avec la 25e flottille de sous-marins le 14 août 1940 comme navire de ravitaillement et mis en service comme navire-hôpital le 4 septembre 1940 en vue du débarquement en Angleterre. Hors service le 18 novembre 1940 et repris en tant que tender sous le nom de "Schwalbe" au commandement d'inspection des sous-marins de Kiel le 13 mars 1941. A partir du 16 mai 1942 il sert en tant que le navire-école sous le nom de "Nadir".

Catégorie : Kleine Lazarettschiffe (Operation Seelow)
Zone d'opération : TSV-Nord
Patients / Personnel médical : ?/?
Tonnage: 302 GRT
Longueur: 42,28 m
Largeur: 7,42 m
Moteurs : Un moteur à expansion 3cyl, 1 arbre, 1 chaudière
Vitesse: 9 nœuds


Lazarettschiff "Danzig" (Elsa,Theodor)
Terminé en tant que S / S Elsa (NDC). Utilisé pour du transport en 1917-1918 (FETCH). Renommé le "Danzig" en 1930. Entre en service le 04/09/1940 en tant que navire-hôpital. Mis hors service le 22/11/1940. Deviens le navire d'essai "Theodor" le 12/03/1943 (EMG, Kiel). Mis au rebut en 1953.

Catégorie : Kleine Lazarettschiffe (Operation Seelow)
Zone d'opération : TSV-Nord
Patients / Personnel médical : 50/?
Tonnage: 797 GRT
Longueur: 63,40 m
Largeur: 8,85 m
Moteurs : Un moteur à expansion 3cyl, 1 arbre, 1 chaudière
Vitesse: 9 nœuds


Lazarettschiff "Erlangen" (Gouverneur General Cambon, Urbino)



Navire français terminé en tant que S/P "Gouverneur Général Cambon". Il saisi par les italiens en 1940 et renommé "Urbino". Il entre en service allemand le 23/12/1942 en tant que 'navire-habitation' (accommodation ship), Hs.-Flotilla Marseille. Il deviens le navire-hopital "Erlangen" le 13/03/1943. Il est Bombardé à 14/06/1944, à 17 km au large de Pantelleria, lors du sauvetage des survivants des TA26 et TA30, et échoué à Deiva di Marina. Le navire est remorqué le 15/06/1944 et transféré à Gênes pour réparation. Il est de nouveau bombardé le 04/09/1944 alors qu'il était en réparation. Il est mis hors service le 13/09/1944 et sabordé le même mois à Gênes.

Catégorie : Kleine Lazarettschiffe, Ausland
Zone d'opération : mer Méditerranée
Patients / Personnel médical : 448 /?
Tonnage: 3509 GRT
Longueur: 105,58 m
Largeur: 13,62 m
Moteurs : Un 3cyl. moteur à expansion,1 arbre, 4 chaudières
Vitesse: 17,5 nœuds


Lazarettschiff "Fasan" (A49, Médias)
C'est un bateau à vapeur de la compagnie maritime Argo à Brême, lancé le 18 avril 1936. Utilisé le 14/08/1940 en transport pour l'opération Seelow sous le nom de A49. Renvoyé le 05/12/1940. Entre en service en tant que navire-hopital dans la mer baltique (Sanitätsamt Ost) le 08/06/1941. Il est bombardé (RAF) le 27/07/1943 à Hambourg, brulé et coulé. Le navire est récupéré et réparé. Il est de nouveau bombardé (USAAF) à Hambourg et coulé le 21 novembre 1944. Récupéré en 1946 et réparé. Le navire est repris pas la Grèce en 1958 et prend le nom de "Médias". Il es tmis au rebut en 1968 en Italie.

Catégorie : Kleine Lazarettschiffe (Operation Seelow)
Zone d'opération : Mer Baltique
Patients / Personnel médical : 118/36
Tonnage: 1275 GRT
Longueur: 80,15 m
Largeur: 11,70 m
Moteurs : Un moteur double effet, 1 arbre, 2 chaudières
Vitesse: 12 nœuds


Lazarettschiff "Flora" (Sperrbrecher 68, Sperrbrecher 168, Port navalo, Flachsee)


Bateau à vapeur DG Neptun à Brême, lancé le 27 août 1940. Il entre en service en tant que navire-hopital le 09/09/1940. Il es tmis hors service le 19/11/1940 puis remis en service le 10/06/1941 sous le nom de "Sperrbrecher 68" Il est renommé le 01/08/1941 "Sperrbrecher 168". Le bateau est sabordé le 25 août 1944 à Saint-Nazaire. En 1947 il est récupéré et réparé par la France et renommé "Port Navalo", (Union Industrielle et Maritime, Utilisé sur la ligne Rouen-Portugal). En 1955 il est repris par les allemands (Rfa) et nommé "Flachsee". La le 11 février 1963, en Allant de Brême vers Cork, il est victime d’une collision par temps de brume avec le cargo anglais "Canuk trader" au nord-est du bateau-feu Varne (Pas de Calais). L’équipage du Flachsee embarqua sur l’abordeur encore encastré, avant que leur navire ne coule.

Catégorie : Kleine Lazarettschiffe (Operation Seelow)
Zone d'opération : TSV Nord
Patients / Personnel médical : 148/13
Tonnage: 1248 GRT
Longueur: 80,47 m
Largeur: 10,50 m
Moteurs : Deux diesels MAN 4 temps 6 cylindres,2 arbres
Vitesse: 12 nœuds


Lazarettschiff "Frankfurt" (Kronprins Olav, Corsica Express, Express Ferry Angelina, Capo Falconara)


C'est un Navire à moteur danois, "Kronprins Olav", lancé en 1937. Il est saisi par la Kreigsmarine le 24/11/1944. Il entre en service en tant que navire-hopital le 24/04/1945 et est renommé "Frankfurt" mais ne sera pas utilisé. Le 21/07/1945 il redevient le Kronprins Olav. En 1967 il utilisé par les Italiens sous le nom de Corsica Express. En 1976 il change de nom pour "Express Ferry Angelina". En 1978 il change encore de nom pour devenir le "Capo Falconara". En avril 1986 il est mis au rebut à Messine. La première image est celle du bateau sous le nom de "Express Ferry Angelina", la seconde sous le nom de "Capo Falconara".

Catégorie : Kleine Lazarettschiffe, Ausland
Zone d'opération : /
Patients / Personnel médical : ? / ?
Tonnage: 3226 GRT
Longueur: 92,28 m
Largeur: 13,89 m
Moteurs : Deux B&W 2 temps 7cyl. diesels, 2 arbres
Vitesse: 18 nœuds


Lazarettschiff "Freiburg" (Stamura,Stamira,Pireefs,Elsi,Elli Toyias,Elli)


C'est un bateau à vapeur italien nommé à l'origine "Stamira", lancé en 1929. Il est renommé Stamira en 1937. Repris par la Kriegsmarine en septembre 1943 et mis en service comme navire-hôpital "Freiburg" le 3 mai 1944. Il est capturé le 23 octobre 1944 par le destroyer anglais HMS "Lamerton" et détenu illégalement à Brindisi du 27 octobre 1944 au 22 mars 1945. Uniquement libéré après l'intervention de la Croix-Rouge suisse. En 1945 il reprend le nom de Stamira. En 1947 il est détenu par les grecs et il porte le nom de "Pireefs". En 1948 il change de nom pour "Elsi". En 1958, "Elli Toyia" et en 1960 "Elli". Mis hors service à la fin des années 60 et coulé en aout 1979 au niveau de Salamine. La seconde image est celle du bateau sous le nom de "Elli Toyia".

Catégorie : Kleine Lazarettschiffe, Ausland
Zone d'opération : mer Méditerranée
Patients / Personnel médical : 310 /?
Tonnage: 1463 GRT
Longueur: 75,43 m
Largeur: 10,86 m
Moteurs : Un moteur à expansion 3cyl, 1 arbre, 1 ou plusieurs chaudières
Vitesse: 10 nœuds


Lazarettschiff General San Martin (Thuringia, Empire Deben)


Le Thuringa a été construit pour la Hamburg Amerikanische Paketfahrt AG , Hambourg (HAPAG). C'est le quatrième navire HAPAG de ce nom, il a été lancée le 12 août 1922 et achevée le 10 janvier 1923. Il a fait son voyage inaugural le 22 janvier 1923, puis a été utilisée sur la route Hambourg - New York . Le navire a fait son dernier voyage pour HAPAG à partir du 9 janvier 1930 sur la route Hambourg - Cobh - Halifax - New York.

En 1930, il a été réaménagé pour le service sur la route sud-américaine et rebaptisée le "General San Martin" . Ses lettres de code étaient RDFC. Le 14 août 1931, il s'est échouée dans le Tage à Lisbonne, Portugal. Le 26 décembre 1932, le général San Martin s'est échoué à Cuxhaven , en Allemagne, dans le brouillard . Il a été renflouée plus tard dans la journée avec l'aide d'un remorqueur . Avec les changements aux lettres de code en 1934, le général San Martin a reçu les lettres DHIR. Le 18 mars 1934, il a été affrété par Hamburg-Südamerikanische Dampfschiffahrts-Gesellschaft (Hambourg Süd). Le général San Martin a été acheté par Hamburg Süd le 30 juin 1936.

Le 20 janvier 1940, le général San Martin fut réquisitionné par la Kriegsmarine pour être utilisé comme navire de caserne. Elle a servi la 7e flottille de sous-marins à Königsberg . À partir du 1er mars 1941, elle servit la 3e flottille de sous-marins à Kiel. À partir du 1er octobre 1941, il servit la 8e flottille de sous-marins à Königsberg, puis la 32e flottille de sous-marins à partir d'août 1944. À partir du 15 janvier 1945, il servit la 7e flottille de sous-marins à Kiel. Il aurais aussi servis en tant que Tender durant la seconde guerre. Du 25 janvier 1945, le général San Martin a aidé à l'évacuation des civils de la Baltique. Il a transporté plus de 30 000 personnes en onze voyages. À partir du 4 avril 1945, il sert en tant que navire-hôpital.

Le général San Martin a été saisi par les Britanniques en mai 1945 à Copenhague , au Danemark . Elle a été transmise au MoWT, qui est devenu le ministère des Transports plus tard dans l'année. Le 8 octobre, il est déclarée comme une prise de guerre. Les lettres de code GQXY lui ont été attribuées. Son port était Londres. Il a opérée sous la direction de Shaw, Savill & Albion Line . En 1946, elle a été rebaptisée "Empire Deben" . Il a été utilisé comme navire de troupes, servant dans ce rôle jusqu'en 1949 .Son départ de Southampton (Hampshire) le 14 septembre 1948 pour Gibraltar, Malte et Port-Saïd (Egypte), a été retardé en raison de défauts de moteur. Un des apprentis qui ont servi à bord d'Empire Deben était Dennis Scott-Masson, qui était le capitaine de Canberra pendant la guerre des Malouines. L'Empire Deben a été mis au rebut en mars 1949 à Newport , Monmouthshire.

L'image est celui du Thuringe (General San Martin) en tant que paquebot avant 1939.

Catégorie : Grosse Lazarettschiffe
Zone d'opération : Mer Baltique
Patients / Personnel médical : ?/?
Tonnage: 11251 GRT
Longueur: 150,90 m
Largeur: 18,50 m
Moteurs : Une turbine BBC 1 arbre, 5 chaudières
Vitesse: 13,5 nœuds


Lazarettschiff "Giessen" (Gouverneur Général Chanzy, Nicastro)



Bateau à vapeur français "Gouverneur Général Chanzy". Il est Mis en service sur les lignes d’Afrique du Nord, au départ de Marseille, en octobre 1922. Le 13 décembre 1922, entre en collision avec le cargo grec "Anna Maria Diakanis" au niveau du Chateau d’If à Marseille. Les deux navires avec une voie d’eau. Le 9 janvier 1942, recueille 24 rescapés du paquebot "Lamoricière".

En janvier 1943, est cédé aux Allemands puis remis aux Italiens qui le renomment "Nicastro". En juin 1943, repris par les Allemands, il est transféré aux Chantiers de La Ciotat pour le transformer en navire-hôpital sous le nom de "Giessen". En aout 1944 Sans avoir terminé sa conversion il est sabordé pour être utiliser en tant que navire bloc par les troupes allemandes en retraite. Remis en état. Reprend son service en octobre 1945. Suivant les besoins, effectue aussi des liaisons avec la Corse. En 1956-57, il est utilisé brièvement sur la ligne Bordeaux-Casablanca, en attendant la livraison du "Ville de Bordeaux". Il Effectue sa dernière traversée au départ d’Alger le 28 décembre 1962. Il est Démoli à la Spezia en Italie en 1963.

La seconde image est une peinture du "Gouverneur Général Chanzy" de Arthur James Wetherall Burgess (1879–1957).

Catégorie : Kleine Lazarettschiffe, Ausland
Zone d'opération : mer Méditerranée
Patients / Personnel médical : 448 /?
Tonnage: 4397 GRT
Longueur: 115,11 m
Largeur: 16,25 m
Moteurs : Deux turbines Parsons, 2 arbres, 6 chaudières
Vitesse: 19 nœuds


Lazarettschiff "Glückauf" / Lazarettschiff F (Bubendey, Kehrwieder, Isola Del Sole)


Il est lancé le 9 octobre 1913 sous le nom de "Bubendey" (chantier de construction Stettiner Oderwerke, Stettin). Le 18 mars 1916 il est repris par la Kaiserliche Marine. Le 24 janvier 1918 il entre en service en tant que Führerboot, V-Flotilla à Kiel. En 1930 il est renommé le "Glückuaf". Le 20 Septembre 1939 il entre en service pour la Kriegsmarine en tant que Navire-hôpital : Lazarettschiff F servant à la Station Nord. Il est mis hors service le 15 aout 1946 En 1954, le navire est reconstruit en M /S avec cette fois 1172 BRT. Il est renommé "Kehrwieder" en 1960. Il deviens le "Isola Del Sole" en 1963 en Italie. Il est renommé "Anna Maria Lauro" en 1966. Il est mis au rebut à Naples le 3 juin 1986.

Catégorie : Kleine Lazarettschiffe (Mobilization)
Zone d'opération : TSV-Ost, Station Nord
Patients / Personnel médical : ? / ?
Tonnage: 981 GRT
Longueur: 68,05 m
Largeur: 12,22 m
Moteurs : Deux moteurs à expansion triple effet 3cyl,2 arbres, 2 chaudières
Vitesse: 12,5 nœuds



Lazarettschiff "Göttingen" (Gouverneur Général Grévy)



C'est un navire français construit à Brest sous le nom de "Gouverneur Général Grévy". En décembre 1942 il deviens un navire d'hébergement allemand sur Marseille. Le 16 Juin 1944 il commence sa conversion en navire-hôpital et prend le nom de "Göttingen". Avant que sa conversion soit terminé, il est coulé et utilisé comme navire bloc en août 1944 Il à été ensuite relevé en septembre 1945 puis mis au rebut.

Catégorie : Kleine Lazarettschiffe, Ausland
Zone d'opération : mer Méditerranée
Patients / Personnel médical : 458 /?
Tonnage: GRT
Longueur: 111,28 m
Largeur: 15,02 m
Moteurs : Deux turbines Rateau, 2 arbres, 6 chaudières
Vitesse: 19 nœuds


Lazarettschiff "Gradisca"



Les vapeurs GRADISCA et AQUILEA, construits respectivement en Angleterre et aux Pays-Bas avant la Première Guerre mondiale, furent achetés par l’Italie en 1935 et affectés au départ pour le transport des passagers, avant d’être réquisitionnés et aménagés afin de servir en tant que navires-hôpitaux italiens à partir de 1940. Pendant la première phase de la Seconde Guerre mondiale, ils déployèrent leurs soins bienvenus en Méditerranée, aux côtés de 17 autres navires-hôpitaux italiens. Au cours de nombreuses et dangereuses missions, parfois aggravées par des mines ou des attaques aériennes, des soldats blessés ou malades furent rapatriés vers l’Italie, tout particulièrement depuis les ports albanais de Durazzo et Valona, de Salonique en Grèce et depuis les villes portuaires lybiennes de Bengasi et Tripoli. Le GRADISCA sauva entre autres de nombreux naufragés italiens de la bataille navale devant le cap Matapan en mars 1941. Tandis que l’AQUILEA se signalait aussi par le rapatriement des blessés de l’Afrikakorps dans le cadre de l’évacuation de la Tunisie en mai 1943, le GRADISCA menait à bien, au cours de nombreux voyages à Smyrne en Turquie, l’échange de blessés et de personnel sanitaire faits prisonniers, organisé par la Croix-Rouge.

Après la capitulation des forces armées italiennes en septembre 1943, les deux navires passèrent aux mains des Allemands, sans que les conditions aient pu en être jusqu’à présent définitivement éclaircies, puis, plus tard, ils furent mis en service en tant que navires-hôpitaux allemands. L’AQUILEA sous pavillon allemand n’effectua plus qu’un échange de blessés en mer Méditerranée ouest, avant de prendre feu dans le port de Marseille en décembre 1943. Il ne fut pas remis en service. Le GRADISCA intervint aussi dans une entreprise d’échange plus importante au printemps 1944, mais servit principalement à la marine de guerre pour rapatrier des blessés et des malades de la région égéenne. Durant les six premiers mois de l’année 1944, le navire effectua plusieurs fois la route entre Venise et Porto d’Ascoli afin de transporter des blessés du front Cassino.

Par la suite, les interventions du GRADISCA furent plusieurs fois marquées de la confusion régnant sur le plan du droit international en ce qui concerne le statut des navires-hôpitaux. Déjà en décembre 1943, les unités anglaises avaient capturé le navire et l’avaient forcé à rejoindre le port de Brindisi alors occupé par les Alliés, délivrant les blessés anglais et italiens se trouvant à bord ainsi que le personnel sanitaire. Au cours de l’évacuation de Salonique en décembre 1944, le navire fut à nouveau stoppé par un bâtiment de guerre britannique et mené jusqu’à Alexandrie. Une commission de contrôle britannique y perquisitionna tout le navire, vérifiant le personnel sanitaire allemand ainsi que les blessés se trouvant à bord et dont le nombre s’élevait presque à 2 000. Environ la moitié d’entre eux fut emmenée en captivité. Après avoir quitté Alexandrie, le GRADISCA dut se rendre à Alger où le reste des blessés fut débarqué et transporté dans des hôpitaux britanniques, malgré les violentes protestations du commandant et l’intercession de la Croix-Rouge Internationale. De même au cours de son dernier voyage dans le Dodécanèse en janvier 1945, le navir e fut conduit à Alexandrie par des forces maritimes britanniques et inspecté. Avant la remise en liberté, de nombreux blessés et malades durent quitter le navire et se rendre dans des hôpitaux anglais pour prisonniers de guerre en Égypte. 345

Durant les dernières semaines de la guerre, le GRADISCA mouillait la plupart du temps soit à Trieste, soit à Venise. Comme l’approvisionnement en combustible s’était détériorée de façon draconique, les réserves de charbon à bord servaient tout juste encore pour le fonctionnement en rade, il n’était plus question de penser à une nouvelle intervention vers les îles de la mer Égée, encore occupées par les troupes allemandes. Après que l’équipage sanitaire comprenant 328 personnes eût quitté peu à peu le navire, la mise hors service officielle en tant que navire-hôpital eut lieu le 20 mars 1945, précédant sa rétrocession à la Lloyd Triestino. Au total, le navire sous pavillon allemand fit passer d’octobre 1943 à mars 1945 environ 12 700 blessés et malades à des installations hospitalières en arrière du front.

Troisième photo : port de Patras le 6 octobre 1943

Catégorie : Grosse Lazarettschiffe, Ausland
Zone d'opération : mer Méditerranée
Patients / Personnel médical : ? / ?
Tonnage: 13870 GRT
Longueur: ? m
Largeur: ? m
Moteurs : ?
Vitesse: ? nœuds


Lazarettschiff "Greifswald" (Gouverneur Général Jonnart)



Bateau français construit à Brest et lancé sous le nom de "Gouverneur Général Jonnart", en 1923. Il à été récupéré par les allemands pendant la guerre et renommé "Greifswald". Le navire devait être transformé en navire-hôpital à l'été 1944. La conversion n'a pas été terminée et le navire est coulé à Marseille le 28 août 1944.

Catégorie : Kleine Lazarettschiffe, Ausland
Zone d'opération : mer Méditerranée
Patients / Personnel médical : 458 / ?
Tonnage: 4513 GRT
Longueur: 110,48 m
Largeur: 16,2 m
Moteurs : Deux turbines Rateau, 2 arbres, 6 chaudières
Vitesse: 19 nœuds


Lazarettschiff "Hermia"

Bateau à vapeur de la compagnie maritime A. Kirsten à Hambourg, lancé le 21 décembre 1909. Le navire a été mis en service le 1er septembre 1940 en tant que navire-hôpital. Le navire était destiné à être utilisé lors du débarquement en Angleterre. Le navire a coulé le 29 décembre 1940 sur une mine sur l'Elbe. Sur la photo on peut voir l'aménagement du navire-hôpital Hermia en 1940.

Catégorie : Kleine Lazarettschiffe (Operation Seelow)
Zone d'opération : Canaux (l'Elbe)
Patients / Personnel médical : 61 / ?
Tonnage: 997 GRT
Longueur: 10,15 m
Largeur: 16,2 m
Moteurs : Un moteur à expansion 3cyl, 1 arbre, 2 chaudières
Vitesse: 10 nœuds


Lazarettschiff "Hüxter" (Oualidia, Hai Loong, Hailona)


Bateau à vapeur de la compagnie maritime HM Gehrckens à Hambourg, lancé en juin 1924. Mis en service comme navire-hôpital le 16 octobre 1941.

Des interventions chirurgicales mineure pouvaient y être menées et un appareil à rayons X était en état de marche dans le bateau. Au début de février 1942, il y avait 2 médecins à bord, 4 sous-officiers et 14 hommes. En 1944, il y avait 19 autres membres d'équipage en plus du capitaine Heinrich Stehrenberge. 7 d'entre eux, pas seulement des officiers, entre 1941 et 1943, ont reçu la Croix du Mérite de guerre seconde classe avec épées. 4 membres d'équipage portaient l'insigne des briseurs de blocus (Abzeichen für Blockadebrecher). Le navire à été commandé par le Marinestabsarzt Dr.Werner Schmidt d'octobre 1941 à août 1942, le Marineoberassistenzarzt Dr.Alfred Zapp jusqu'en février 1943 et le Marineoberstabsarzt Dr. Joachim Nickol jusqu'à ce que le navire coule. Les sources varient sur la façon dont il aurais coulé. Le point commun des versions c'est qu'il aurais subis une attaque aérienne à Saint-Malo.

En 1948 il est réparer et en 1950 il mis en service par les français sous le nom de "Oualidia". En 1959 il deviens Indonésien et est renommé "Hai Loong" puis "Hailona". Il est coulé le 13 mai 1966 au large de Tandjong Priok suite à un accident. Suite à quoi il est élevé et mis au rebut.

Catégorie : Kleine Lazarettschiffe (Operation Seelow)
Zone d'opération : Zone Ouest (Westraum), Manche
Patients / Personnel médical : 102/14
Tonnage: 991 GRT
Longueur: 70,30 m
Largeur: 10,87 m
Moteurs : Un moteur à expansion 3cyl, 1 arbre, 2 chaudières
Vitesse: 9 nœuds


Lazarettschiff "Indalsälfven" (Gotaälv)

Bateau à vapeur de Matheis-Reederei KG à Hambourg, lancé en juin 1904. Le 5 septembre 1940, il fut mis en service comme navire-hôpital. Le navire était destiné à être utilisé après le débarquement en Angleterre, mais n'a pas été utilisé. Hors service le 4 janvier 1941 et renommé Gotaälv. Mis au rebut en 1956 à Hambourg.

Catégorie : Kleine Lazarettschiffe (Operation Seelow)
Zone d'opération : TSV-Nord
Patients / Personnel médical : 50 /?
Tonnage: 658 GRT
Longueur: 56,60 m
Largeur: 8,98 m
Moteurs : Un moteur à expansion 3cyl, 1 arbre, 2 chaudières
Vitesse: 9 nœuds


Lazarettschiff "Innsbruck" (Rambon, Kerkéna, Agathe, Posen, Amarante)

Le bateau est lancé à Rotterdam en tant que S/S "Tyne". En 1936 il est renommé le "Rambon". En 1938 il deviens le "Kerkéna" français. En 1940 il est saisi par les allemands à Bordeau et entre en service en tant que navire-hôpital le 21 février 1941 sous le nom de "Innsbruck". Le 21 janvier 1942 il change de fonction et de nom ("Agathe") et sert pour le transport de coques de U-boot. Le 29 Juillet 1942 il rejoind le civil tout en restant allemand (Fisser & van Doornum; c'est peut être à ce moment qu'il prend le nom de "Posen"). Le 18 septembre 1945 il redeviens le "Kerkéna" français. En 1952 il deviens l'"Amarante" (toujours français). En 1955 il est vendu au cubains. Il est mis au rebut en juillet 1962 au Mexique.

Catégorie : Kleine Lazarettschiffe, Ausland
Zone d'opération : Westraum
Patients / Personnel médical : ? / ?
Tonnage: 1579 GRT
Longueur: 77,00 m
Largeur: 11,24 m
Moteurs : Un moteur à expansion 3cyl, 1 arbre, 2 chaudières
Vitesse: 10 nœuds


Lazarettschiff "Innsbruck" (Tavolara, Terranova, Limbara)


Bateau Italien lancé à l'origine sous le nom de Tavolara. Dans les années 1910 il change de nom pour celui ci : "Terranova". Au cours des années 20 il prend le nom de "Limbara". Il est saisi par les allemands en septembre 1943 etmis en service en tant que navire hôpital sous le nom de "Innsbruck" le premier février 1944. Il est bombardé le 9 Juin 1944 (9h30) à Mestre (Venise) et coulé. Il est relevé plus tard et mis au rebut.

Oui, il a porté le même nom que le navire précédent.

Catégorie : Kleine Lazarettschiffe, Ausland
Zone d'opération : mer Méditerranée
Patients / Personnel médical : 84 / 21
Tonnage: 402 GRT
Longueur: 49,68 m
Largeur: 8,10 m
Moteurs : Un moteur à expansion 3cyl, 1 arbre, 2 chaudières
Vitesse: 9 nœuds


Lazarettschiff "Königsberg" (Riga, Stettin, Empire Conway, Anakriya)
Bateau à vapeur de Matheis-Reederei KG à Hambourg nommé le "Riga", mis à l'eau le 1er mai 1925. En 1934, Riga a été vendu à Matthies Reederei, Hambourg et a été renommé Königsberg. Il a été renommée "Stettin" en 1939. Mis en service comme navire-hôpital le 4 septembre 1940 en vue du débarquement en Angleterre, mis hors service le 14 décembre 1940 et est rebaptisé "Stettin". Entre le 7 août 1941 et le 23 janvier 1943, il fut utilisé comme navire de transport. (KM-Werft Kiel). Après la guerre en juillet 1945 il est pris en tant que butin de guerre par les britanniques et est renommé le "Empire Conway". Le bateau a été réévaluée à 1000 GRT. En 1946, le navire a été attribué à l' Union soviétique. Il est renommé le "Stettin" puis en "Anakriya". Il est retiré du registre des navires en 1960. Il à été mis au rebut en 1978.

Catégorie : Kleine Lazarettschiffe (Operation Seelow)
Zone d'opération : Manche
Patients / Personnel médical : 70 /?
Tonnage: 999 GRT (1925-1945); 1 000 GRT (1945-78)
Longueur: 66,18 m
Largeur: 10,55 m
Moteurs : Un moteur à expansion 3cyl, 1 arbre, 2 chaudières
Vitesse: 9,5 nœuds


Lazarettschiff "Konstanz" (Tschernomore, Eleni)

Bateau à vapeur russe "Tschernomore" (s. auch CHERNOMORE), lancé en avril 1903. En 1923 il deviens grec et est renommé "Eleni".
Il est mis en service comme navire-hôpital allemand le 19 septembre 1942 sous le nom de "Konstanz". Saisie illégalement par les Britanniques le 19 mai 1943 dans le détroit de Gibraltar et confisqué à La Valetta, Malte.

Catégorie : Kleine Lazarettschiffe, Ausland
Zone d'opération : Détroit de Gibraltar (marine-Gibraltar-Kanal: MGK Süd)
Patients / Personnel médical : 238 / 35
Tonnage: 1426 GRT
Longueur: 74,70 m
Largeur: 10,08 m
Moteurs :Un moteur à expansion 3cyl, 1 arbre, 2 chaudières
Vitesse: 13 nœuds


Lazarettschiff "Latona"


En 1937, la société de construction navale «Unterweser» AG Wesermünde a lancé le cargo à moteur "Latona" pour la compagnie maritime de Brême DG Neptun. Le navire a été conçu par la compagnie maritime pour la navigation sur le Rhin. Après un essai réussi, il fut mis en service le 16 mai 1937 et effectua plusieurs voyages dans le trafic maritime rhénan ainsi qu'au Portugal et en Espagne.

En 1940, le navire a été converti pour être utilisé comme navire-hôpital au chantier naval Bremer Vulkan et à partir du 3 mars 1940, il a été mis à la disposition de la marine pour l'opération "Seelöwe". En 1941, il fut transformé en navire-école de navigation par Usinger à Hambourg et y resta jusqu'à la fin de la guerre en 1945.

Après la reddition, le navire est devenu la propriété du Marchand Tripartite (TMMC) et a servi de barge pour les troupes britanniques à Kiel. A partir du 1er décembre 1948 il fut utilisé de nouveau en service de ligne vers le Portugal et l'Espagne. Il fut aussi utiliser sur la ligne Hambourg-Chicago dans les années 50. Le 10 janvier 1962, la vie du navire prit fin lorsque le navire Latona fut démantelé par des torches coupantes chez R. Harmsdorf Wasserbau & Travewerft GmbH Lübeck.

Première photo : Il décharge un chargement d'automobiles à Villagarcia, dans le nord de l'Espagne. De J. Goeman, 1954.
Deuxième photo : Il est situé sur un jetée du canal Welland, au Canada, et attend la poursuite du voyage vers Chicago, aux États-Unis. Photo: J. Goeman, 1954.

Catégorie : Kleine Lazarettschiffe (Operation Seelow)
Zone d'opération : Manche
Patients / Personnel médical : 103 / 13
Tonnage: 1126 GRT
Longueur: 76,15 m
Largeur: 10,57 m
Moteurs : Deux diesels MAN 4 temps 6 cylindres, 2 arbres
Vitesse: 12 nœuds


Lazarettschiff "Leipzig" (Gertrud, Christian, Deneb)

Lancé en 21 janvier 1899 sous le nom de "Gertrud". Renommé "Leipzig" en mars 1930. En 1936 il appartiant à la compagnie maritime Rud. Christian. Gribel à Stettin. Il est mis en service le 31 août 1940 en tant que navire-hôpital "Leipzig" (TSV-N). De nouveau hors service le 22 novembre 1940, il est relancé le 17 septembre 1941 et cette fois sous le nom de "Christian" (BSN). Hors service le 31 mars 1943, il est utilisé en 1944 comme navire-école de navigation sous le nom de "Deneb" à la Navigationsschule Gotenhafen. Il est redevenu le "Christian" en 1945. Mis au rebut en 1953.

Catégorie : Kleine Lazarettschiffe (Operation Seelow)
Zone d'opération : TSV Nord et BSN
Patients / Personnel médical : 50/?
Tonnage: 795 GRT
Longueur: 63,4 m
Largeur: 8,85 m
Moteurs : Un moteur à expansion 3cyl, 1 arbre, 1 chaudière
Vitesse: 9 nœuds


Lazarettschiff "Lindau" (Baudouinville)


Le 18 mai 1939 le bateau est lancé sous le nom de Baudouinville. Le 14 Juillet il est utilisé pour la ligne Anvers- Congo Belge. Au début de la seconde guerre mondiale il est relocalisé à La Pallice.

En Aout 1940 il est Confisqué à Bordeau par la Kriegsmarine. Le 22 mai 1940: Arrivé à Bordeaux et utilisé ici à des fins inconnues. Le 16 janvier 1941 évacué en tant que navire résidentiel sur ordre du commandant de la marine dans l'ouest de la France en raison du danger aérien.
Le 15 juillet 1941, 13h, sous direction allemande avec équipage belge (engagé pendant six semaines par les Allemands africains et l'administrateur allemand de la Cie. Maritime Belge, Anvers), embarquement via Cherbourg vers la mer Baltique. 16 juillet, 4h24: En compagnie des destroyers FRIEDRICH IHN et ERICH STEINBRINCK, attaqués par le sous-marin polonais Sokół à la pos. 46 ° 41N / 02 ° 30W avec quatre torpilles, mais pas touchés. Le 18 juillet: Endommagé près de la poupe à St Nazaire par des bombes britanniques à courte portée. Pénétration d'eau de 10 t par heure.
Le 19 juillet, départ pour Nantes à 14h30. 19h00: Arrivée à Nantes et prise en charge par le commandant du port de Nantes jusqu'à ce que le Baudouinville puisse accoster à Saint-Nazaire (environ 4 semaines d'attente jusqu'à ce que le quai y devienne libre) 14 sept.: Départ de Saint-Nazaire vers Kiel.
Conversion chez P. Smit jr. à Rotterdam en navire-hôpital. Le 21 octobre il est renommé le "Lidau" et le 28 il est mis en service pour la Station Nord. Décembre 1942, Mis hors service en tant que navire-hôpital. 1er janvier 1942, : Utilisé à Nantes comme navire de caserne pour le KM. 30 juillet 1944: endommagé par un raid aérien. 10 août: Sur ordre du juge naval au nom du Commandement naval Ouest, le navire est amené à la pos.47.13N-01.34W au large de Nantes et incendié à l'essence et coulé.>
En 1946 il est levé et examiné, le 29 août il est remorqué à Anvers. Détruit définitivement en 1947.

Catégorie : Grosse Lazarettschiffe, Ausland
Zone d'opération : Station Nord
Patients / Personnel médical : 943 / 100aine ?
Tonnage: 13 761 GRT
Longueur: 165,11 m
Largeur: 20,60 m
Moteurs : deux diésels B & W de 9 cylindres
Vitesse: ? nœuds


Lazarettschiff "Marburg" (Aarhus, Botnia)

Bateau à vapeur danois "Aarhus", lancé en 1912. Sert en tant que tender au 18 avril 1944 pour le Admiral der Uboote. Mis en service le 18 janvier 1945 comme navire-hôpital. Après la fin de la guerre il fut donner comme butin à l'Angleterre. En 1949 il est renommé le Botnia. Mis au rebut en février 1973.

Catégorie : Kleine Lazarettschiffe, Ausland
Zone d'opération : Mer Baltique ?
Patients / Personnel médical : ?/?
Tonnage: 1618 GRT
Longueur: 82,42 m
Largeur: 11,98 m
Moteurs : Un 4cyl. moteur à expansion,1 arbre, 3 chaudières
Vitesse: 14,5 nœuds


Lazarettschiff "Meteor" (Meteor II)


Mise en service en tant que paquebot Le 15 mars 1904, au chantier Bl ohm & Voss à Hambourg. Il avait été conçu pour les voyages touristiques et d'agrément les plus exigeants du voyage moyen.

le 7 mai 1940, le METEOR a été mis en service en tant que navire-hôpital militaire allemand avec comme premier médecin en chef, le Chefarzt, Marinestabsarzt Dr. Gerhard Zimmer. Les autres officiers à bord étaient le Marineassistenzarzt Dr. Hermann Bendiek et le Marineassistenzarzt Dr. Franz Pert. Il y avais aussi le Dr. Friedrich Weber, un dentiste à bord de 1940 à 1942. Sur les photos on peut voir comment était le navire pendant cette période (photo 1), à noté que le "Norge" à ensuite été supprimé (photo 2) par la suite.
À la fin de l'été 1940, le METEOR à été comme tous les autres navires-hôpitaux allemands envoyé vers les ports d'opérations prévus en pour l'opération Seelöwe, l'invasion de la Grande-Bretagne.
En Novembre 1940, le navire a été le premier navire-hôpital allemand à se rendre dans le nord de la Norvège. Compte tenu de la structure géographique particulière et du mauvais état des routes dans le nord de la Norvège, il a été choisis de privilégier le transport des blessés et des malades chroniques par la mer, vers les villes portuaires de l'ouest de la Norvège où s'y trouvait de meilleures liaisons de transport.
Le 20. En janvier 1941, le METEOR quitta Bergen pour son deuxième aller-retour dans le nord de la Norvège. Via Trondheim, Tromsö et Hammerfest, pour arriver à Kirkenes. A Trondheim, le navire à pus s'équiper d'une nouvelle machine à rayons X en plus de la boule à rayons X Siemens existante.
Une période de repos plus longue a été prévue en tant qu'hôpital stationnaire sur place pour les nombreuses unités de l'armée et des armes aériennes de la région. Le STUTTGART, qui remplissait auparavant cette fonction, avait été retiré d'un port allemand de la Baltique.

Le 22 juin, la guerre avec l'URSS a commencé, ce qui a également eu des conséquences immédiates dans le nord de la Norvège, à la frontière finno-russe, puisque là le 29 juin les combats pour la conquête de la l'important port maritime soviétique de Murmansk a commencé. Les deux semaines suivantes, le navire était débordé par l'afflut des bléssées. Le grand navire hôpital BERLI à été appellé en renfort. Ce fjord (Kirkenes) protégé est maintenant devenu la base hospitalière la plus importante du front nord-est en raison du remplacement constant mais toujours présent des navires-hôpitaux.
Le 7 septembre 1941, les unités du Gebirgs-Korps de Dietl s'arrêtèrent sur la Liza, leur attaque sur Murmansk fut un echec. Le front arctique s'est figé dans la guerre des positions. Le développement de la chaîne de transport des blessés s'est avéré particulièrement difficile sur le front nord-est. Ce n'est que dans le port de Petsamo, le point d'appui du front nord de la Finlande, que la situation des transport s'est détendue. De là, il y avais le chemin de fer jusqu'à Rovaniemi, la liaison routière vers Kirkenes ou même de petits navires-hôpitaux de disponibles.
Le général du corps de montagne en Norvège, le général de la troupe de montagne Eduard Dietl, fut accueilli à bord le 4 février 1941.
Après le BERLI, le petit hôpital militaire ALEXADER VON HUIBOLDT a également été transféré dans le port de Petsamo, au nord de la Finlande.
Le changement fondamental de la situation médicale dans le nord depuis juin 1941 est également démontré par le transport de retour de plus de 500 blessés sur le BERLIN vers le sud de la Norvège; Le METEOR a également amené de nombreux patients à Bergen lors de deux voyages supplémentaires en été. À la mi-août, le METEOR dans le Neidenfjord a été remplacé par le grand navire-hôpital STUTTGART; Après avoir pris en charge les blessés graves des hôpitaux de campagne, il a commencé la marche de retour vers Bergen. Lors de ce voyage de transfert, il était accompagnée du destroyer HERMANN SCHOEMANN, qui était à environ 2 secondes de distance, comme protection contre les sous-marins soviétiques. À Bergen, une révision programmée de la machinerie du chantier naval et quelques modifications à l'intérieur du navire étaient prévues dans les mois à venir. Le navire ne fut de nouveau opérationnel qu'en novembre 1941 et fut initialement déplacé à Oslo. Ensuite, le METEOR a été utilisé pour soulager l'hôpital de guerre en tant que navire de transport de patients entre Oslo, le point d'arrivée des trains hospitaliers de Bodö, Trondheim et Bergen et les ports allemands.

Le 16 novembre 1941, le navire est appelé une ville allemande pour la première fois et s'est amarrée dans le port nord de Kiel. Au cours de l'hiver 1941/42, plusieurs voyages ont été effectués entre la Norvège et le Reich; les patients transportés souffraient principalement de gelures sévères résultant de l'hiver extrêmement rigoureux sur le front nord-est. Un ordre fut donné le 19 mars 1942 de renommer le METEOR en ROSTOCK pour éviter toute confusion avec d'autres navires allemands du même nom. Il fut donc reconnu en interne en tant que METEOR II. Deux mois plus tard, le 28 mai 1942, il fallait appliquer l'ordre, cependant, il a dû être levé à nouveau en raison de la forte résistance de l'équipage norvégien.
Le 31 mai 1942, METEOR a reçu l'ordre annuler les voyages de transport précédents et le déplacer à nouveau à Kirkenes en tant qu'hôpital de site. Après que le voyage vers le nord eut été effectué sans aucun problème, le METEOR resta quelque temps dans le Neidenfjord comme l'année précédente.
Esuite, il a été délocalisé dans la zone de sécurité, car le navire atelier SüDMEER pourrait y prendre en charge la protection antiaérienne. L'hôpital est resté ici pendant plusieurs mois jusqu'au début de l'année 1943. Les petits navires-hôpitaux BIRKA et FASAN ont transporté plusieurs fois des patients du METEOR vers le sud.

Le METEOR quitte le nord de la Norvège Le 7 avril 1943. Du 6 juin au 18 juin En août 1943, le navire se trouvait à Bergen pour une révision programmée des machines et des équipements. De plus, d'importants travaux de rénovation ont été fait ce qui a augmenté la capacité en lits de 200 à 400 lits. Il était également possible de suspendre une centaine de hamacs Caspary si nécessaire et ainsi de transporter des patients supplémentaires. Une deuxième salle d'opération a augmenté la fonctionnalité du navire-hôpital, et un meilleur logement pour l'équipage civil et militaire a créé pour une atmosphère plus agréable à bord. Une pharmacie hospitalière a été mise en place et un pharmacien a été désigné à bord pour la guider, qui, en tant que collègue doublement agréé, a également pu servir d'assistant au service de chirurgie. Le médecin-chef a également réussi à compléter l'équipage allemand régulier avec un officier administratif nouvellement transféré avec le grade de Oberleutnant.

Schirmer a décrit la situation à bord du METEOR et a donné un aperçu des installations médicales à bord à l'automne 1943: Le navire-hôpital pouvait accueillir confortablement 300 personnes couchées. Tous les services spécialisés sont disponibles: médecine interne, chirurgie, peau, yeux, oreilles, nez, gorge. Le navire dispose de 2 grandes salles d'opération, une septique et aseptique, équipées des derniers équipements, une salle de bandage, une salle de radiographie, un poste dentaire, une pharmacie, une grande salle de soins et un laboratoire. De plus, chaque groupe de spécialistes dispose d'une salle de soins. Il y a 5 spécialistes allemands à bord, ainsi que le commandant et médecin en chef (Kommandant und Chefarzt), le médecin-chef (Oberstabsarzt) Fritschi. Il y a également 1 pharmacien, 1 dentiste, 23 sous-officiers et hommes du rang, 9 infirmières de la Croix-Rouge, 16 brancardiers et un équipage norvégien de 70 hommes. Le navire «Meteor» dispose de 8 chambres pour malades avec un total de 150 lits et 154 cabines pour 1, 2 et 3 lits.

En Octobre 1943, Le METEOR participe à un échange de prisonnier en remplacement du STUTTGART qui venais d'être coulé avec le navire-hôpital "Rügen" depuis Swinoujscie. L'échange est fait à Göteborg avec en face les navires hopitaux britanniques EMPRESS OF RUSSIA et ATLANTIS. L'ensemble de l'organisation et de la mise en œuvre de l'échange était dirigé par le vice-président de la Croix-Rouge suédoise de l'époque, le comte Folke Bernadotte. Le 21 octobre 1943 vers 6 heures du matin, les navires allemands quittent Göreborg et, après une traversée en douceur, atteignent Szczecin le lendemain matin. Parmi les 832 prisonniers de guerre allemands de retour à bord du M ETEOR et du RüGEN (403 blessés, 199 membres du personnel médical, 176 de la marine marchande et 54 internés civils) figuraient également le médecin-chef de la Marine, le Dr. Theodor Fischer, qui en avril 1940 en tant que médecin du navire pour le destroyer ERICH GJESE fut fait prisonnier de guerre par les Anglais et, après l'échange, devint médecin en chef du navire-hôpital INNSBRUCK, déployé en Méditerranée.

Le METEOR était déjà repartis le 26 Octobre vers Oslo pour effectuer d'autres transports de patients. Dans la capitale norvégienne le 19 décembre 1943, peu de temps avant que le navire ne soit complètement chargé de blessés et de malades, un grave accident s'est produit: des munitions d'artillerie ont explosé sur un vapeur à munitions à proximité et ont recouvert la zone d'éclats. De nombreux soldats sur terre et sur le navire-hôpital ont été blessés et ont dû être soignés sur le METEOR. Le navire à été endommager mais il était possible de naviguer vers un chantier de réparation à Kiel pour une escale de six semaines.
Immédiatement après l'explosion, des problèmes considérables se posent pour la première fois avec l'équipage civil norvégien du METEOR. Le Dr. Fritschi a rapporté qu'après que le capitaine norvégien eut refusé de se rendre au pont et mis le navire en mouvement avec un remorqueur à ses côtés, le METEOR avait été remorqué dans un fjord en dehors de la zone de danger avec l'aide du remorqueur. Après que le capitaine ait refusé de continuer le voyage vers Kiel, un capitaine de frégate (ingénieur) qui se trouvait à bord a déterminé que le navire-hôpital était en état de navigabilité. Sur ce, le médecin-chef allemand a ordonné au capitaine norvégien de mettre le navire en mouvement, qui, cependant, n'a réagi en conséquence qu'après avoir menacé d'entamer une cour martiale. Dans la période qui a suivi, les tensions avec l'équipage civil norvégien ont augmenté.

En mars 1944, la supériorité aérienne soviétique croissante augmentais considérablement le risque des missions. Le médecin-chef chargeait régulièrement un officier allemand sur la passerelle de vérifier la navigation, qui avait pour consigne de lui faire rapport à tout moment sur le parcours et, si nécessaire, d'intervenir dans des situations confuses. Les médecins ont également reçu l'ordre de s'acquitter de cette tâche quotidienne à la passerelle, mesure qui devait faire ses preuves lors des attaques de torpilles soviétiques sur les navires. Les voyages de la mer Baltique pour le soutien médical et pour le déplacement des blessés du front Narva ont conduit METEOR au printemps 1944 de Reval à Libau et de Turku à Dantzig. Lors du premier voyage, le navire-hôpital à été attaqué et à échappé au désastre de peu. Ce n'est que grâce à la prudence de l'officier administratif allemand sur le pont qu'une torpille à pus être éviter à la dernière seconde.

Cette violation manifeste de la Convention de Genève a également eu un impact majeur sur la poursuite du marquage du METEOR. Les panneaux extérieurs du navire-hôpital sur la coque, la couleur blanche, la bande verte et la croix rouge étaient peints en gris, la cheminée en noir.Afinj d'éviter les zones à risque, le Dr. Fritschi a finalement conduit dans les eaux territoriales suédoises sur le chemin de Turku et le long de la côte est suédoise jusqu'au niveau des îles Aaland jusq'au golfe de Finlande.
Les escortes des bateaux d'avant-poste était plus gênant car ils ne pouvaient en aucun cas maintenir la vitesse de croisière de 10 nœuds du METEOR. Le 30 avril 1944, le Dr. Fritschi a cédé le commandement du METEOR au Dr. Paul Hahn, pour reprendre l'hôpital naval de la ville portuaire croate d'Erzegnovi en tant que médecin-chef.
En un an et demi de son activité de médecin-chef, Le METEOR a parcouru plus de 9 000 milles marins et transporté 3 341 patients allemands et britanniques. En mai 1944, Le METEOR quitte à nouveau la mer Baltique et s'installe dans le nord de la Norvège via Trondheim (28 mai). Pendant quelques jours, il resta en position d'attente dans le Parsangenfjord à l'est du Cap Nord. Pendant les semaines suivantes, le METEOR était principalement dans l'Altafjord, au sud-ouest de Hammerfest. Les instructions médicales et tactiques dans ce domaine ont été données par le médecin de la flotte Dr. Franz Kertzendorff, médecin de l'amiral de la côte arctique norvégienne. Dans l'Altafjord, suite à l'abandon de la base hospitalière flottante de Neidenfjord près de Kirkenes au printemps 1943, une infrastructure médicale similaire avait été mise en place pour fournir des soins au "Groupe de combat Alta". Le cœur de cette «flotte nordique» était le cuirassé TIRPITZ, cible constante des raids aériens britanniques les plus violents.

Le METEOR était parfois en vue du cuirassé. Le Dr. Stoltenberg a rapporté: Avant une attaque, nous n'étions pas loin du Tirpitz. Les aviateurs anglais, cependant, ont toujours clairement montré de la considération pour nous, et si nous obtenions quelques petits coups, ce n'était que involontaire, parfois c'était des éclats de flak de nos propres batteries. C'était étrange de se tenir sur le pont et de regarder les aviateurs anglais faire le tour du navire comme des mouettes alors qu'ils attaquaient.
Grâce au bloc opératoire bien équipé, nous avons pu prendre en charge immédiatement un grand nombre de personne de l'équipage du "Tirpitz". Le 12 novembre 1944, des bombardiers quadrimoteurs de la RAF munis de bombes spéciales ont attaqué le cuirassé incapable de manœuvrer, qui venait d'être déplacé dans le Tromsöfjord.
À l'époque, le METEOR se trouvait à environ 40 milles marins au nord de Tromsø. En septembre 1944, la 20e armée de montagne allemande dirigée par le colonel général Rendulic, qui avait défendu la position de Mourmansk, se retira progressivement sur le territoire norvégien avant le début des tempêtes hivernales. Après que Petsamo et Kirkenes aient été abandonnés et que presque toute l'infrastructure de cette zone ait été détruite, de nouvelles positions ont été prises au niveau du Lyngenfjord. Le METEOR, sur lequel des examens radiographiques approfondis pouvait se faire, a servi dans le cadre de cette opération à grande échelle, qui a été sans pression ennemie, en tant que navire de transport pour les blessés.

Lors d'un voyage dans le Tanafjord, une autre attaque aérienne à la torpille soviétique s'est produite sur le navire-hôpital. Cependant, avec de la chance, il a été possible d'éviter les deux torpilles. Le 9 En décembre 1944, le METEOR a finalement quitté les eaux norvégiennes via Narvik, Harstad, Bodö, Mosjoen et Trondheim, il a d'abord été à Bergen, en emportant de nombreux blessés avec lui.
Le 31 décembre, le navire est entré à Oslo pour prendre 365 blessés à bord. Sur le chemin de Kiel à l'escale prévue du chantier naval, les patients ont dû être débarqués le 4 janvier 1945 à Aarbus, au Danemark. En raison de ce transport et des circonstances telles que l'emplacement des mines, l'escorte et les mauvaises conditions météorologiques, le début de l'escale du chantier naval a été retardé de quelques jours. Entre autres choses, le navire a reçu une ceinture anti-mines magnétique dans le chantier naval.
Le 1er février 1945, le METEOR quitta Kiel en raison de la situation dramatique dans les régions orientales du Reich après l'attaque soviétique à grande échelle.
Selon OKM - S. KL Adm. Qu VI SG 40 / N SG 4027/45 elle était maintenant subordonnée à l'amiral Ostliche Ostsee, techniquement le bureau médical du haut commandement naval de la mer Baltique et subordonné opérationnellement au haut commandement naval est. Initialement, le METEOR a accompli trois missions pour évacuer les blessés, chacune de Pillau via Gotenhafen à Saßnitz.

Le 4 mars 1945, le METEOR quitte le port de Swinoujscie sans aucun blessé et navigue vers l'est en escorte. Déjà le 7 mars, il y avait une courte escale à Gotenhafen, le 9 mars, le navire accostait de nouveau à Pillau au quai d'environ 200 mètres de long du bassin portuaire I; il a immédiatement commencé à prendre en charge les blessés. Le Sanitätsfeldwebel Wilhelm Klein, de l'équipage régulier du METEOR a rapporté comme témoin oculaire les événements ultérieurs à la suite du bombardement soviétique: "Une bombe russe est tombée à environ 3 mètres du bord du navire et a déchiré une fuite sous l'eau, après quoi le navire a lentement pris de l'eau, ce qui n'a pas été immédiatement remarqué. Jusqu'à ce que les câbles se brisent et que le navire se penche à tribord et chavire dans le bassin du port avec tout le côté bâbord visible. Notre médecin en chef Dr. Hahn, les sœurs et les soldats ont quitté Pillau sur un autre bateau en direction de Kiel. [...]", "L'équipage norvégien a quitté Pillau sur le navire-hôpital "Glückauf" en direction de Gotenhafen. À Gotenhafen, nous avons pu trouver un logement sur le "Monte Rosa", puis nous avons conduit un convoi de nuit à Copenhague, où j'ai remis l'équipage norvégien au centre de contrôle du transport maritime pour la poursuite du voyage vers Oslo. confirmé: See-Pillau Pillau est arrivé. 325 blessés sont embarqués. Des alarmes de raid aérien ont dû être émises plusieurs fois lors de l'embarquement." Lors de son naufrage, 3 membres d'équipage norvégiens sont morts, 21 personnes ont été blessées.

Personnel médical à l'été 1941 :
7 médecins, 1 dentiste, 1 apothicaire Marinest et 7 sous-officiers, dont S. Le sergent Eisen et Stabsmann Stahr, 7 invités médicaux et les 7 infirmières.
(7 Ärzten, 1 Zahnarzt, 1 Marinest absapotheker, ferner 7 Unteroffizieren, daru nter S an. Feldwebel Eisen und Stabsbootsmann Stahr, 7 Sanitätsgasten und den 7 Schwestern)

Personnel Médical au printemps 1943 :
Le médecin en chef de la marine, le Dr. Thomas Fritschi relève ces chiffres: Médecins de la marine, 1 dentiste en chef de la marine, 1 pharmacien, 1 officier administratif au grade de premier lieutenant (V), 27 personnels médicaux allemands, 7 infirmières et 1 assistant technique
(Chefarzt Marineoberstabsarzt Dr. Thomas Fritschi relève ces chiffres : Marinsanitätsoffiziere, 1 Marineoberstabszahnarzt, l Apotheker, 1 Verwaltungsoffizier im Range eines Oberleutnants (V), 27 Mann deutsches Sanitätspersonal, 7 Krankenschwestern und I technische Assistentin)

Catégorie : Kleine Lazarettschiffe, Ausland
Zone d'opération : Mer du Nord
Patients / Personnel médical : 200 / 32 (1941); 300 / 39 (1943)
Tonnage: 3717 GRT
Longueur: 112,01 m
Largeur: 13,47 m
Moteurs : Deux 3cyl. moteurs à expansion, 2 arbres, 2 chaudières
Vitesse: 10,5 nœuds


Lazarettschiff "Minos" (Minna, Nordstern)
Navire à moteur du DG Neptun, Brême, lancé le 4 mars 1939. Mis en service comme navire-hôpital le 3 septembre 1940, en attendant le débarquement en Angleterre. Reprise comme navire cible "Minna" le 21 novembre 1940. A partir de novembre 1941 il sert en tant que navire d'entraînement à la navigation "Nordstern". Coulé par un sous-marin soviétique au sud-ouest de Windau le 6 octobre 1944.

Catégorie : Kleine Lazarettschiffe (Operation Seelow)
Zone d'opération : Manche
Patients / Personnel médical : 103 / 13
Tonnage: 1127 GRT
Longueur: 76,50 m
Largeur: 10,55 m
Moteurs : Deux diesels MAN 4 temps 6 cylindres, 2 arbres
Vitesse: 12 nœuds


Lazarettschiff "Monte Olivia" ()


Catégorie : Grosse Lazarettschiffe
Zone d'opération : Sanitätsamt Ost
Patients / Personnel médical : ? / ?
Tonnage: 13750 GRT
Longueur: 159,70 m
Largeur: 20,05 m
Moteurs : 4 moteurs diesel MAN 4 temps 6 cylindres, 2 arbres
Vitesse: 14,3 nœuds



Lazarettschiff "Monte Olivia"
Lazarettschiff "Monte Rosa"
Lazarettschiff "Oberhausen" / Lazarettschiff E
Lazarettschiff "Pitea"
Lazarettschiff "Portia"
Lazarettschiff "Posen"
Lazarettschiff "Pretoria"
Lazarettschiff "Robert Ley" / Lazarettschiff B
Lazarettschiff "Rostock"
Lazarettschiff "Rügen" / Lazarettschiff H
Lazarettschiff "Strassburg"
Lazarettschiff "Stubbenhuk"
Lazarettschiff "Stuttgart" / Lazarettschiff C
Lazarettschiff "Tübingen"
Lazarettschiff "Wilhelm Gustloff" / Lazarettschiff D
Lazarettschiff "Würzburg"


Les navires de transport de blessés (Verwundetentransportschiff)

Le navire de transport blessé est utilisé exclusivement pour le transport de masse de blessés par mer dans des cas particuliers. Les navires de transport de blessés ne sont utilisés que temporairement et pour des tâches limitées, après quoi ils doivent être renvoyés immédiatement. Désignés comme "navire de transport de blessés" uniquement pour la durée de la mission spéciale. Pas de notification internationale, pas de revêtement de protection international, armés comme les navires de transport. Pour le fonctionnement interne à bord, les "instructions de service pour le service sur les navires-hôpitaux" sont valables pour toute la durée de l'opération.

- Liste des navires de transport de blessés :

Verwundetentransportschiff "Adler"
Verwundetentransportschiff "Antonio Delfino"
Verwundetentransportschiff "Der Deutsche"
Verwundetentransportschiff "Monte Rosa"
Verwundetentransportschiff "Nordenham"
Verwundetentransportschiff "Nordstjernen"
Verwundetentransportschiff "Preussen"
Verwundetentransportschiff "Ragnvald Jarl"
Verwundetentransportschiff "Regina"
Verwundetentransportschiff "Robert Ley"
Verwundetentransportschiff "Stavangerfjord"
Verwundetentransportschiff "Steuben"
Verwundetentransportschiff "Tanga"
Verwundetentransportschiff "Ubena"
Verwundetentransportschiff "Urundi"
Verwundetentransportschiff "Walter Rau"
Verwundetentransportschiff "Wangoni"
Verwundetentransportschiff "Winrich von Kniprode"

7 - Témoignages et personnalités

7.1 Témoignages
Le professeur Strol a servi dans une unité sanitaire où sont arrivés les blessés, où ils ont reçu les premiers soins et où des opérations chirurgicales urgentes ont été effectuées. Il a rappelé que cette unité sanitaire était située dans une grande usine:
«Nous recevions environ mille personnes par jour. Souvent, il n'y avait aucune possibilité de chirurgie, nous ne faisions que bander et désinfecter les blessés. Parfois, nous ne pouvions même pas faire cela. J'ai travaillé comme chirurgien. Nous avons effectué des opérations sur trois tables d'opération dans l'usine, au même endroit que les pansements. Un médecin et une infirmière travaillaient à chaque table et une troisième personne les assistait souvent. Deux autres personnes ont déposé les blessés sur la table d'opération et les ont retirés de la table.
Les rouleaux de papier crépon servaient à la place des bandages et se distinguaient par une excellente capacité d'absorption. Le sol fut bientôt recouvert de bandages enlevés, leurs piles grossissaient. C'était une puanteur terrible. Nous avions enveloppé la partie supérieure de nos chaussures avec des bandages imbibés de lysol pour empêcher les poux de se déposer sur nos vêtements, car les bandages des blessés étaient infestés de poux. Les blessés ont dû souffrir d'une démangeaison intolérable. En tout état de cause, beaucoup d'entre eux se sont gratés sous des bandages à l'aide de petits bâtons. Le nombre de blessés qui nous sont parvenus était si important que nous ne pouvions pas y faire face. Les abcès ouverts, parfois des balles de fusil ont été retirés - si l'entrée était propre et la balle était peu profonde sous la peau. Malgré toutes les difficultés, nous sommes restés à la table d’opération pendant huit heures, huit heures supplémentaires pour examiner les blessés, s'est occupé d'eux et a préparé les soldats qui étaient déjà passés entre nos mains pour une évacuation. Les huit heures restantes pourraient être utilisées pour le repos et le sommeil. Nous buvions constamment du café et fumions beaucoup. L'alcool n'était pas autorisé.
Nous n'étions pas en mesure de soigner les blessures à la tête, nous avons donc tout mis en œuvre pour les envoyer dans les hôpitaux par voie aérienne. Les blessés à l'estomac - je dois le dire - ont été placés dans un coin et ont reçu une dose de morphine pour mourir. Telle était la réalité, car nous ne pouvions pas opérer sur les plaies de la cavité abdominale. De telles opérations prendraient deux à trois heures, tandis que les autres blessés, qui pourraient être soignés rapidement, resteraient sans traitement et sans soins. Nous n’avions tout simplement pas le temps."

( Helmut Vogel, "Victimes de la victoire: les Allemands dans la chaudière Korsun-Shevchenko" )
L'un des aspects de la vie à bord qui posait souvent problème était celui des soins médicaux relevant de la direction générale du Marinearztliches Forschungsinstitut für Ubootmedizin (= institut de recherche médicale navale pour la médecine libre ) situé à Carnac sur la côte atlantique française du Janvier 1942 à août 1944. Les plus gros bateaux, tels que les minelayers de type XB et les pétroliers de type XIV, transportaient un Stabsarzt qualifié.(médecin du personnel), Comme le faisaient la plupart des types IX qui se dirigeaient vers l’océan Indien. D’autres bateaux ne l’ont pas fait et l’un des officiers mariniers était formé pour administrer certains types de traitement. Ces amateurs ont fait de leur mieux, mais dans les cas difficiles, un rendez-vous avec un autre sous-marin transportant un médecin ou le patient transféré sur un bateau de domicile. Des troubles infectieux tels que maladies vénériennes et éruptions cutanées posaient des problèmes particuliers à un si grand nombre d’hommes vivant à proximité, notamment dans les cas de lavage en commun, beaucoup d'équipages de sous-marins ont assisté à une "cure" de santé d'une semaine à Carnac dans le cadre de leurs préparatifs pour la prochaine patrouille.

( From David Miller's U-Boats: The Illustrated History of the Raiders of the Deep -UK:Pegasus Publishing Ltd, and US: Brassey's, 2000 - pages 136-137 )
Au fil de la guerre, de nombreux sous-marins, en particulier les plus grands Type IX et Milchkuh de type XIV, approvisionnent des sous- marins, mais comprenant également plusieurs navires de type VII, transportaient systématiquement du personnel médical. Cependant, avant cela, il incombait à l'opérateur en chef de la radio d'agir en qualité d'ordonnateur médical. Georg Seitz se souvient: "En tant que opérateur radio, j’étais médecin à bord de U604 et responsable des fournitures médicales et du traitement de tous nos problèmes. Je suis sûr que c’est parce que nous avions des mains agiles et propres en tant qu'opérateur radio, KptltHöltring a souvent insisté sur le fait qu'il avait accès au cabinet médical pour utiliser le scalpel afin de sculpter de petits modèles alors qu'il était à bord. C’était donc une autre raison de désaccord, car je dirais: "C’est pour les hommes blessés, pas pour jouer." Mais il insisterait - et il était le capitaine. "Nous suivions des cours de courte durée à Carnac près de Lorient [en France] pour apprendre et réapprendre les premiers soins de base, des maux de dents à la gonorrhée! Parfois, nous n’avions pas de problèmes, mais parfois, nous avions beaucoup de choses à gérer, mais je dois dire que j'étais plus heureux quand sur le U873, c'était le travail du médecin-chef - Walter Ortwein."

(U-Boat Combat Missions de Lawrence Paterson (London: Elephant Book Co Ltd, also Barnes & Noble, 2007), page 85)

7.2 Personnalités

L'objectif de cette partie n'est pas que de présenter des personnalités connus du service sanitaire. Il permet aussi de découvrir, via le parcourt d'un plus grand nombre de soldat, l'histoire de ces hommes pour avoir une vision plus global. C'est en fait assez similaire aux témoignages mais sous une forme différente et plus personnelle : on y trouvera un résumé du parcours du soldat plutôt que des anecdotes.

Alexander Kern
[en cours]

Franz Schmitz
Franz Schmitz est entré dans la Wehrmacht le 17 octobre 1937, cinq jours après son 19e anniversaire. Après une formation approfondie en tant qu’ambulancier paramédical, il est affecté le 7 juillet 1939 au Corps médical. Franz Schmitz était déjà remarqué dans la campagne polonaise par son engagement altruiste et courageux. Il a toujours été le premier à soigner ses camarades blessés, même sous le feu ennemi. Ainsi, le 3 octobre 1939, il est promu caporal pour bravoure contre l'ennemi et le même jour, il reçoit la Croix de fer, 2e classe. Dans la campagne de France, Schmitz a de nouveau prouvé son courage. Que ce soit avec l'arme dans la main pour attaquer des positions ennemies ou sauver des camarades blessés. Après avoir reçu l'insigne de la tempête d'infanterie et promu caporal médical, Franz Schmitz commanda, le 22 juin 1941, après une courte permission, la 95ème division d'infanterie. La campagne russe a commencé. Partout où des hommes de son bataillon, le III./Infantry Regiment 280 sont restés blessés, Franz Schmitz les a emmenés avec sa brigade médicale. Deux fois, il fut légèrement blessé mais resta avec ses camarades.

Le 7 juillet 1943, dans la région de Kiev, l'une des plus grandes batailles de la Seconde Guerre mondiale était en cours, la III. Bataillon subis le plus gros tir russe. Toutes les tentatives d'assaut du 280ème régiment d'infanterie ont échouées. Ce jour-là, Franz Schmitz sauve plus de 100 de ses camarades blessés. Le soir du 8 juillet 1943, Franz Schmitz reçois la Croix de fer première classe. Encore et encore, Schmitz s'est précipité sous le feu ennemis pour récupérer des blessés. Aussi incroyable que cela puisse paraître, en 14 heures, il sauve 98 blessés. Le 25 juillet 1943, Schmitz est impliqué dans de violents combats près de Panof avec le I. Battalion / Régiment d'infanterie 279. Après l'echec de ses supérieurs, Schmitz a pris l'initiative de la situation, aussi critique soit elle. Pendant la bataille, les Russes ont encerclé la position. La chaîne de commandement de Schmitz ayant échoué, il consolida les forces restantes et attaqua les Soviétiques par l'arrière pour tenter leur évasion. Cela a permis au reste du bataillon d'éviter toute destruction.

Trois jours plus tard, il reçoit le fermoir de combat rapproché en bronze. Il avait été grièvement blessé durant le sauvetage d'un camarade et se retrouva dans un hôpital de campagne à l'agonie. Il était dans l'hôpital de réserve de Cracovie quand il a entendu à la radio qu'il devais recevoir la croix de chevalier le 13 septembre 1943. Le 11 octobre 1943, Franz Schmitz sort de l'hôpital pour un congé de convalescence de sept semaines. À Bonn, il devait s'inscrire dans le livre d'or de la ville. En mars 1945, Schmitz est à nouveau blessé, reçoit l'insigne de blessé en or et est promu Oberfeldwebel. À sa sortie de l'hôpital, il est capturé par les Américains, et relâché le 25 juin 1945.

Avant d'aller à la Bundeswehr, Franz Schmitz a été de 1951 à 1956 à la police fédérale des frontières . Pour des raisons de santé, il a dû quitter le service le 28 février 1962 avec le grade le plus élevé parmis les sous-officiers. Il est décédé le 10 juin 1985.

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Décorations :
Croix de fer 2e classe le 3 octobre 1939
Croix de fer 1ère classe le 20 septembre 1941
Insigne d'assaut d'infanterie le 20 septembre 1941
Médaille "Bataille d'hiver à l'Est 1941/42"
Insigne de la blessure (1939) en noir, argent et or (Or le 11 mars 1945)
Fermoir de combat rapproché de l'armée en bronze et argent (Bronze le 28 juillet 1943)
Croix de chevalier de la Croix de fer le 13 septembre 1943 en tant que Sanitäts-Unteroffizier et chef de groupe (Gruppenführer) dans la 3ème comp. régiment de grenadiers 279e

Erich Hippke
Première guerre :

Erich Hippke est né le 7 mars 1888 à Prökuls , dans la Prusse orientale. Le jeune Erich avait l'intention de devenir un médecin militaire. Il s'est donc inscrit à l'Académie d'élite des chirurgiens militaires la Kaiser-Wilhelms-Akademie für das militärärztliche Bildungswesen à Berlin . Il doit également rejoindre l'armée allemande le 1 er avril 1907 et est officiellement affecté au 4e régiment d'infanterie de garde (4e garde -régiment zu Fuß ) en poste à Berlin - Moabit.
Au cours de ses années passées à l'Académie, Hippke reçut de la commission Unterarzt (candidat officier) le 1 er mars 1912 et fut affecté au Grenadier-Regiment 9. Hippke obtint son diplôme le 19 juin 1913 et servit avec son régiment dans ses garnisons à Stargard, Bromberg ou Demmin. Il a également été promu au rang d’Assistenzarzt (égal à Leutnant ) le 18 août 1913.
Avec sa nouvelle promotion, Hippke fut transféré au 54ème Régiment d'Infanterie "von der Goltz" ( Régiment d'infanterie von der Goltz (7. Pommersches) Nr.54 ) stationné à Kolberg en tant que médecin militaire.
Avec le déclenchement de la Première Guerre mondiale, son régiment fut envoyé sur le front Est en tant que partie de la 36e division de réserve sous le commandement du général Kurt Kruge. Hippke a ensuite participé à la bataille de Gumbinnen et à la bataille de Tannenberg. En septembre 1915, il fut muté à l'état-major de la division et nommé adjudant au sein du chirurgien de la division. À ce titre, Hippke fut promu au rang d’Oberarzt (Oberleutnant) le 13 octobre 1915 et participa à des combats en Galice.
En octobre 1916, Hippke fut transféré au Heeresgruppe Below sous le commandement du général Otto von Below et servit sur le front macédonien. Hippke a passé presque un an avec cette unité avant d'être nommé adjudant du chirurgien de l'armée au sein de la 11e armée sous le commandement du général Kuno von Steuben.
En juillet 1917, Hippke fut envoyé sur le front palestinien, où il fut affecté à l'état-major de Heeresgruppe F sous le commandement du général Erich von Falkenhayn. Il a de nouveau été chargé de la qualité d'adjudant du chirurgien de l'armée.
Pour son service pendant la guerre, Hippke fut décoré des deux classes de croix de fer, de médaille de la Croix-Rouge prussienne de 3e classe et de médaille de guerre ottomane.

Seconde guerre :

À l'époque de l'Allemagne nazie , de 1937 à décembre 1943, Hippke était l'officier médical en chef de la Luftwaffe. Il a également été membre du conseil d'administration de l'Institut de recherche sur le cerveau Kaiser Wilhelm.
Oskar Schröder lui succéda le 15 mai 1944.

Après guerre :

Il n'a été arrêté qu'en décembre 1946. À cette époque, il était médecin généraliste à Hambourg, en Allemagne. Il a évité le procès des médecins et quitté Nuremberg sans inculpation. Il n’a jamais été accusé de crime, mais les enquêteurs américains des atrocités médicales nazies ont par la suite conclu qu’il était en réalité à l’origine de l’idée de ces expériences mortelles sur des humains. Il décède le 10 juin 1969 (81 ans) à Bonn , Allemagne de l'Ouest.

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Promotions :
- 1922 Oberstabsarzt
- 1937 Service médical de l'inspecteur de la Luftwaffe
- 1er février 1939 Generalarzt
- 1er mars 1940 Généralstabsarzt
- 1er juillet 1941 Generaloberstabsarzt

Décorations :
Croix allemande en argent du 20 mars 1944
Croix du mérite de guerre (1939), 1re et 2e classe avec épées
Décoration de la Croix-Rouge allemande, 1re classe
Croix de fer (1914), 1re et 2e classe (décoration de la Première Guerre mondiale)
Médaille de la Croix-Rouge prussienne de 3e classe (décoration de la Première Guerre mondiale)
Médaille de guerre ottomane (décoration de la première guerre mondiale)
Croix d'Espagne en bronze sans épées
Croix d'honneur de la guerre mondiale 1914/1918 ( Ehrenkreuz für Frontkämpfer )
Prix ​​de long service de la Wehrmacht , 1re classe ( Wehrmacht-Dienstauszeichnung )
Médaille Anschluss ( Die Medaille zur Erinnerung an den 13. März 1938 )
Médaille de Memel ( Die Medaille zur Erinnerung an die Heimkehr des Memellandes 22. März 1939 )
Médaille des Sudètes ( Die Medaille zur Erinnerung an den 1. Oktober 1938 )
Grand officier de l'ordre militaire italien de Savoie
Ordre impérial du joug et des flèches ( Espagne )
Médaille avec épées de la Première Guerre mondiale autrichienne
Médaille hongroise de la première guerre mondiale avec des épées

Walther Kittel
Walther Kittel (1887-1971) était un Generalstabsarzt allemand de la Seconde Guerre mondiale. De 1963 à 1967, il fut membre du Conseil scientifique aux affaires sanitaires du ministère allemand de la défense.

Le professeur en médecine Walther Kittel naît le 20 mars 1887, à Metz, une ville de garnison animée du Reichsland Elsaß-Lothringen. Avec sa ceinture fortifiée, Metz est alors la première place forte du Reich allemand, constituant une véritable pépinière d'officiers supérieurs et généraux. Comme son compatriote Bernhard Möllers, Walther Kittel se tourne vers une carrière militaire. En 1905, Walther Kittel s’engage donc dans l'armée impériale allemande, avec l'intention de devenir médecin militaire. Walther Kittel suit les cours de l' Akademie-Kaiser-Wilhelm, une école de médecine militaire, à Berlin, où les futurs chirurgiens reçoivent une formation scientifique, militaire et sportive. Il y croise Gottfried Benn. Kittel obtient son doctorat en médecine en 1912. Jusqu’en 1914, Walther Kittel sera détaché en tant que Oberarzt, médecin militaire, à l’Université de Göttingen.

Walther Kittel sert d'abord, comme Karl Süpfle, en tant que médecin militaire. Il est ensuite promu Stabsarzt, médecin principal, au cours de la guerre. Il dirige alors une compagnie médicale. Walther Kittel poursuit sa carrière militaire après l’Armistice de 1918. Il est promu au grade Generaloberarzt le 1er avril 1931 et Oberstarzt, médecin principal, le 1er janvier 1934. Le colonel Kittel poursuit sa carrière de médecin militaire, comme Generalarzt à partir du 1er janvier 1937, puis comme Generalstabsarzt, le 1er octobre 1940. Affecté tout d’abord dans la 1re armée, le général Kittel est affecté ensuite dans la 12e armée le 22 décembre 1940, puis dans la 6e armée le 19 juin 1942.

Médecin chef du Heeresgruppe Don, le Groupe d'armées Don, Walther Kittel reçoit la Croix allemande en argent, le 24 février 1943. Médecin chef du Groupe d'armées Sud à partir de mars 1943, le général Kittel est ré-affecté au Groupe d'armées Nord Ukraine en avril 1944, puis au Groupe d'armées A de septembre 1944 à janvier 1945, et enfin au Groupe d'armées Centre de janvier à mai 1945. Prisonnier de guerre le 8 mai 1945, le général Walther Kittel reste en captivité jusqu'en 1947. Il deviens ensuite Membre du Conseil scientifique aux affaires sanitaires du ministère allemand de la défense de 1963 à 1967. Walther Kittel s'éteignit le 11 novembre 1971, à Wiesbaden, en Allemagne.

Décorations :
4 juin 1944, Croix de chevalier du mérite de guerre avec épées
24 février 1943, Croix allemande en argent
1939, Croix du mérite de guerre 2e et 1re classe avec épées
Croix de fer 1914, IIe et Ire classes.
Croix de chevalier de l'Ordre impérial et royal autrichien Franz Joseph, avec décoration de guerre
Croix d'honneur pour services rendus à la Croix-Rouge, avec décoration de guerre, IIe classe
Croix d'honneur (Ehrenkreuz für Frontkämpfer)
Médaille de service de longue durée de la Wehrmacht.

Werner Wischhusen
Le Generalarzt Wischhusen est né le 06 décembre 1889 à Osterwieck. Il a commencé sa carrière militaire pendant la Première Guerre mondiale en tant que fantassin enrôlé. Il achèvera la guerre en tant qu'officier en ayant reçu les la croix de fer seconde et première classe. Avant la seconde guerre, il était le commandant du Sanitätsstaffel 22 pour X. Armeekorps.

En avril 1940, en tant qu'Oberfeldarzt, Wischhusen était le Divisionarzt de la 22. Infanterie Division. Le 26 mai 1940, il reçoit la Croix de chevalier de la Croix de fer pour ses actions à La Haye.

Le 1er Novembre 1944 il est nommé Generalarzt pour la première Armée Il est décédé le 08 octobre 1969 à Baden-Baden.

Promotions :
- 01/10/1938 Oberfeldarzt
- 01/10/1940 Oberstarzt
- 01/08/1944 Generalarzt

Horst Wilcke
[en cours]

Oskar Schröder
[en cours]

Emil Greul
[en cours]

Alfred Karl Fikentscher
[en cours]

Heinrich Neumann
[en cours]

Anton Waldmann
[en cours]

Walther Wilhelm Keup
[en cours]

Lorenz Böhler
[en cours]

Armin Wandel
[en cours]

Siegfried Handloser
[en cours]

Ernst Gadermann
[en cours]

Knight's Cross Membres du service médical ayant reçus la croix de chevalier de la croix de fer :

- Dr. Rudolf Jäger, Oberarzt, Truppenarzt i. d. Fallschirmjäger‑Sturmabteilung"Koch" (Einsatz Eben‑Emael), RK (Ritterkreuz) am 15. Mai 1940.
- Dr. Werner Wischhausen, Oberfeldarzt, Divisionsarzt der 22. ID u. Kdr. der Sanitätsabt. 22, RK am 26. Mai 1940.
- Dr. Heinrich Neumann, Oberstabsarzt, Truppenarzt in einem Fallschirmjäger‑Sturmregiment, RK am 21. August 1941.
- Dr. Horst Wilke, Oberarzt d. Res., Truppenarzt im III./I.R 120 (mot), RK am 25. Juli 1942.
- Willi Pieper, Sanitätsunteroffizier in der Stabskompanie (Pionierzug) Grenadierregiment (GR) 478, RK am 8. April 1943; gefallen am 13. Juli 1943 als Sanitätsfeldwebel im Raum Kursk-Orel.
- Franz Schmitz, Sanitäts‑Uffz. i. d. 3./GR 279, RK am 13. September 1943.
- Rudolf Bäcker, Sanitätsfeldwebel i. Stab d. II./GR 36, RK am 18. September 1943.
- Dr. Hans Joachim Schulz‑Merkel, Stabsarzt, Truppenarzt i. d. I./Panzerregiment 35, RK am 23. Dezember 1943.
- Manfred Jordan, Sanitäts‑Uffz., Zugführer i.d. 4./Panzergrenadierregiment 66, RK am 11. Januar 1944; gefallen am 10. Mai 1944 als Sanitätsfeldwebel im Osten.
- Karl Nowotnik, Sanitätsfeldwebel i. Stab/Füsilierbataillon 212, RK am 15.März 1944.
- Dr. Walter Keup, Assistenzarzt, Bataillonsarzt im I./GR 202, RK am 21. März 1944.
- Dr. Friedrich Salamon, Stabsarzt, Abteilungsarzt im II./Panzergrenadierregiment 26, RK am 20. Juli 1944.
- Dr. Ernst Gadermann, Stabsarzt, Truppenarzt im III./Stukageschwader 2 „Immelmann", RK am 3. September 1944.
- Dr. Heinrich Hüls, Oberarzt, Hilfsarzt im II./Panzerregiment 11, RK am 21. September 1944 (posthum); gefallen am 16. August 1944 bei Raseinen.
- Dr. Carl Langemeyer, Stabsarzt, Kdr. der 1. Fallschirm‑Sanitätsabteilung, RK am 18. November 1944.


Amiraux du service médical de la Kriegsmarine :
Adm.Arzt Adm.St.Arzt Adm.Ob.St.Arzt
- Eberhard Ahrens, Adm.Arzt
- Ernst Böse, Char. Adm.Arzt
- Wilhelm Brahms, Adm.Arzt z.V.
- Hugo Caanitz, Adm.Arzt
- Kurt Dütschke, Adm.Arzt
- Alois Evers, Adm.Arzt z.V.
- Karl Eyerich, Adm.Arzt
- Walther Goette, Adm.Arzt
- Werner d'Hargues, Adm.Arzt
- Hellmut Heim, Adm.Arzt
- Karl-Adalbert Kraft, Adm.Arzt
- Emil Krauss, Char. Adm.Arzt
- Walter Lange, Adm.Arzt
- Hans-Hinrich Möller, Adm.Arzt
- Willy Mücke, Adm.Arzt z.V.
- Gerhard Müller, Adm.Arzt
- Fritz Nadler, Adm.Arzt
- Heinrich Nöldeke, Adm.Arzt
- Edgar Pillet, Char. Adm.Arzt
- Victor Praefcke, Char. Adm.Arzt
- Hans-Releff Riege, Adm.Arzt
- Egon Schulte-Ostrop, Adm.Arzt
- Johannes Sontag, Adm.Arzt
- Otto Siegfried Tarnow, Adm.Arzt
- Friedrich Titschack, Adm.Arzt
- Emil Greul, Adm.St.Arzt
- Alfred Fikentscher, Adm.Ob.St.Arzt
- Sigmund Moosauer, Adm.Ob.St.Arzt

Généraux du service médical de la Luftwaffe :
Gen.Arzt Gen.St.Arzt Gen.Ob.St.Arzt
- Heinrich Bürkle de la Camp, Gen.Arzt d.R.
- Otto Bengsch, Gen.Arzt
- Georg Engelbrecht, Gen.Arzt
- Erwin Gohrbandt, Gen.Arzt d.R.
- Hans-Adolf Goldbeck-Löwe, Gen.Arzt
- Walter Groth, Gen.Arzt
- Ludwig Harriehausen, Gen.Arzt
- Otto Jacoby, Gen.Arzt
- Hans Kritzler-Kosch, Gen.Arzt
- Oskar Liebermann, Gen.Arzt
- Rudolf Mader (Edler von Manilova), Gen.Arzt
- Wilhelm Markert, Gen.Arzt
- Friedrich von Nieber, Gen.Arzt
- Gerhard Rose, Gen.Arzt z.V.
- Otto Thomann, Gen.Arzt
- Heinrich Tammann, Gen.d.R.
- Wilhelm Tönnis, Gen.d.R.
- Paul Würfler, Gen.Arzt
- Eugen Wullen, Gen.Arzt
- Friedrich (Fritz) Blaul, Gen.St.Arzt
- Johannes Paul Gustav Gebler, Gen.St.Arzt
- Berthold Knörr, Gen.St.Arzt
- Ernst Koschel, Gen.St.Arzt
- Karl Maritus, Gen.St.Arzt
- Kurt Neumüller, Gen.St.Arzt
- Martin Sabersky-Müssigbrodt, Gen.St.Arzt
- Kurt Wenzig, Gen.St.Arzt
- Erich Hippke, Gen.Ob.St.Arzt
- Oskar Schröder, Gen.Ob.St.Arzt

Généraux du service médical de la heer :
Gen.Arzt Gen.St.Arzt Gen.Ob.St.Arzt
- Georg Abesser, Gen.Arzt
- Albrecht Othmar, Gen.Arzt z.V.
- Erwin Angermeyer (Edler von Rebenberg), Gen.Arzt
- Karl Arndt, Gen.Arzt
- Rudolf Attig, Gen.Arzt
- Ernst Baader, Gen.Arzt
- Paul Baethke, Gen.Arzt
- Hans-Joachim Barnewitz, Gen.Arzt
- Wilhelm Baumeister, Gen.Arzt
- Alfred Bayer, Gen.Arzt
- Ernst Becker, Gen.Arzt
- Arthur Beltinger, Gen.Arzt z.V.
- Max Borst, Gen.Arzt z.V.
- Karl Brandt, Gen.Arzt d.R.
- Richard Brekle, Gen.Arzt z.V. (à été Gen.St.Arzt avant)
- Otto Bundsmann, Gen.Arzt z.V.
- Ernst Danielsen, Gen.Arzt
- Wilhelm Dietrich, Gen.Arzt
- Josef Ebbert, Gen.Arzt
- Richard Eckl, Gen.Arzt
- Carl von Eicken, Gen.Arzt d.R.
- Otto Eltester, Gen.Arzt
- Walter Falb, Gen.Arzt
- Ferdinand Flury, Gen.Arzt d.R.
- Wilfried Fölsch, Gen.Arzt
- Edgar Forster, Gen.Arzt
- Paul Genz, Gen.Arzt
- Erhard Glaser, Gen.Arzt z.V.
- Max Gruner, Gen.Arzt z.V.
- Kurt Günther, Gen.Arzt
- Karl Gutzeit, Gen.Arzt d.R.
- Hans von Haberer-Kremshohenstein, Gen.Arzt d.R.z.V.
- Friedrich Haeseler, Gen.Arzt z.V.
- Wilhelm Hammer, Gen.Arzt
- Walter Hanspach, Gen.Arzt
- Hans Hartleben, Gen.Arzt
- Rudolf von Heuß, Gen.Arzt z.V.
- Johann Hinteregger, Gen.Arzt z.V.
- Eduard Hinze, Gen.Arzt
- Wilhelm Huber, Gen.Arzt
- Emmerich Janetzky, Gen.Arzt z.V.
- Friedrich Jungblut, Gen.Arzt
- Heinrich Kayser, Gen.Arzt z.V.
- Hermann Kayser, Gen.Arzt
- Paul Kern, Gen.Arzt
- Gerhard Kleiber, Gen.Arzt
- Werner Kluge, Gen.Arzt z.V.
- Lothar Kreuz, Gen.Arzt d.R.
- Emil Kröhn, Gen.Arzt z.V.
- Richard Krueger, Gen.Arzt d.R.z.V.
- Georg Kühl, Gen.Arzt
- Arthur Laewen, Gen.Arzt d.R.z.V.
- Rudolf Langenhahn, Gen.Arzt z.V.
- Anselm Lehle, Gen.Arzt z.V.
- Günther Lenz, Gen.Arzt
- Johannes Lieschke, Gen.Arzt
- Rudolf Lipf, Gen.Arzt
- Heinrich Löhe, Gen.Arzt d.R.z.V.
- Georg Ludewig, Gen.Arzt
- Max Märkl, Gen.Arzt
- Rudolf Mahnkopf, Gen.Arzt
- Hans Mayer, Gen.Arzt
- Hans Müller, Gen.Arzt
- Siegfried Müller, Gen.Arzt
- Otto Muntsch, Gen.Arzt
- Gottfried Nickl, Gen.Arzt z.V.
- Hans Oesterheld, Gen.Arzt z.V.
- Karl Papenhausen, Gen.Arzt z.V.
- Erwin Payr, Gen.Arzt d.R.
- Friedrich Peiffer, Gen.Arzt z.V.
- Walter Penner, Gen.Arzt
- Heinrich Prümers, Gen.Arzt
- August Raeß, Gen.Arzt
- Heinz Rehberg, Gen.Arzt
- Karl Reiter, Gen.Arzt
- Helmuth Richter, Gen.Arzt
- Maximilian Rienner, Generalarzt
- Ernst Rodenwaldt, Gen.Arzt z.V.
- Paul Rostock, Gen.Arzt d.R.
- Ernst Rühe, Gen.Arzt
- Paul Sachs-Müke, Gen.Arzt z.V.
- Ferdinand Sauerbruch, Gen.Arzt d.R.z.V.
- Karl Scheppokat, Gen.Arzt
- Walter Scherf, Gen.Arzt
- Walter Schleusener, Gen.Arzt
- Wolfgang Schmidt-Brücken, Gen.Arzt
- Victor Schmieden, Gen.Arzt
- Friedrich Schober, Gen.Arzt
- Otto Thomas Scholl, Gen.Arzt
- Walter Schreiber, Gen.Arzt
- Heinrich Schrode, Gen.Arzt
- Heinrich Smend, Gen.Arzt
- Friedrich Smolka, Gen.Arzt
- Hans Spiegelberg, Gen.Arzt
- August Stahm, Gen.Arzt
- Walter Stoewer, Gen.Arzt
- Robert Stroehlein, Gen.Arzt z.V.
- Karl Tellgmann, Gen.Arzt
- Karl-August Vorberg, Gen.Arzt
- Gerhard Voth, Gen.Arzt z.V.
- Karl Walther, Gen.Arzt
- Fritz Weineck, Gen.Arzt z.V.
- Erwin Will, Gen.Arzt
- Werner Wischhusen, Gen.Arzt
- Heinrich Wolkewitz, Gen.Arzt
- Theodor Zechlin, Gen.Arzt
- Heinrich "Heinz" Zeiß, Gen.Arzt d.R.
- Zemann, Gen.Arzt z.V.
- Raimund Zamponi, Gen.Arzt
- Edgar Zwicke, Gen.Arzt z.V.
- Walther Asal, Gen.St.Arzt
- Kurt Bingler, Gen.St.Arzt
- August Blum, Gen.St.Arzt
- Friedrich Full, Gen.St.Arzt
- Hermann Grosse, Gen.St.Arzt
- Ernst Günther, Gen.St.Arzt
- Georg Gunderloch, Gen.St.Arzt
- Richard Hamann, Gen.St.Arzt z.V.
- Walther Haubenreißer, Gen.St.Arzt
- Ernst Henneberg, Gen.St.Arzt
- Hermann Hofmann, Gen.St.Arzt
- Hans Holm, Gen.St.Arzt
- Karl Holm, Gen.St.Arzt
- Otto Hornemann, Gen.St.Arzt z.V.
- Clemens Jaeckel, Gen.St.Arzt
- Karl Kersting, Gen.St.Arzt z.V.
- Walther Kittel, Gen.St.Arzt
- Ferdinand Kofler, Gen.St.Arzt
- Johannes Lohse, Gen.St.Arzt
- Franz Luerßen, Gen.St.Arzt z.V.
- Hans Mantel, Gen.St.Arzt
- Karl Meinardus, Gen.St.Arzt
- Kurt Meyer, Gen.St.Arzt
- Otto Napp, Gen.St.Arzt z.V.
- Kurt Oehlmann, Gen.St.Arzt
- Wilhelm Oßwald, Gen.St.Arzt
- Wilhelm Osterland, Gen.St.Arzt
- Hermann Ott, Gen.St.Arzt
- Erich Passauer, Gen.St.Arzt
- Edmund Pflugmacher, Gen.St.Arzt z.V.
- Erich Pröhl, Gen.St.Arzt
- Alexander Remus, Gen.St.Arzt
- Otto Renoldi, Gen.St.Arzt
- Hans Schmidt-Hofmann, Gen.St.Arzt
- Hans Wagner, Gen.St.Arzt
- Wilhelm Wagner, Gen.St.Arzt
- Max Wissemann, Gen.St.Arzt
- Albrecht Ziaja, Gen.St.Arzt
- Willy Zillmer, Gen.St.Arzt
- Arthur Zimmer, Gen.St.Arzt
- Carl Franz, Gen.Ob.St.Arzt z.V.
- Siegfried Handloser, Gen.Ob.St.Arzt
- Johannes Käfer, Gen.Ob.St.Arzt z.V.
- Anton Waldmann, Gen.Ob.St.Arzt
- Paul Walter, Gen.Ob.St.Arzt

Légende :
Gen.Arzt = le grade de Generalarzt
Gen.St.Arzt = le grade de Generalstabsarzt
Gen.Ob.St.Arzt = le grade de Generaloberstabsarzt
Adm.Arzt = le grade de Admiralarzt
Adm.St.Arzt = le grade de Admiralstabsarzt
Adm.Ob.St.Arzt =le grade de Admiraloberstabsarzt
z.V. = zur Verfügung -> disponible.
d.R. = der Reserve -> de réserve
Char. = charakterisiert -> Honoraire.

8 - Sources
Livres
- Die Deutschen LAZARETTSCHIFFE im Zweiten Weltkrieg (Rudolf Schmidt / Arnold Kludas)
- H.Dv. 208/9 / L.Dv. 58/9 Packordnung der Sanitätsausrüstung Satz d (Zug Feldlazarett). Vom April 1941
- Der Sanitätsdienst in der deutschen Flotte im zweiten Weltkrieg / Leichte Seestreitkräfte, by Hartmut Nöldeke and Volker Hartmann
- Der Sanitätsdienst in der deutschen Flotte im Zweiten Weltkrieg. Band 2: Schwere Seestreitkräfte, by Hartmut Nöldeke and Volker Hartmann
- Die Deutsche Wehrmacht: Dienstgrade und waffenfarben des heeres 1939-1945, Sigmud Henner / Wolfgang Böhler
- Die Deutsche Wehrmacht: Dienstgrade und waffenfarben der luftwaffe 1939-1945, Sigmud Henner / Wolfgang Böhler
- Die Deutsche Wehrmacht: Dienstgrade und Laufbahnabzeichen der Kriegsmarine 1939-1945, Sigmud Henner / Wolfgang Böhler
- H.Dv. 100, Krankenträgerordnung
- "Richtlinien für die Versorgung Verwundeter" in den vorderen Sanitäts Einrichtungen
- Der deutsche Sanitätsdienst 1921-1945, plusieurs volumes
- Das Sanitätsgerät des Feldheeres
- Unterrichtsbuch für sanitäts unteroffiziere und mannschaften
-"The German Army Medical Corps in World War II" by Alex Buncher
- "German Army Shoulder Straps and Boards 1933-1945" de Thomas J. Suter
- Uniforms & Traditions of the German Army, 1933-1945, Vol. 1
- Uniforms & Traditions of the German Army, 1933-1945, Vol. 2
- Uniforms & Traditions of the German Army, 1933-1945, Vol. 3
- The German Army 1939–45 (2): North Africa & Balkans De Nigel Thomas
- Eric Lefèvre, "Uniforme - La Wehrmacht", 1978
- U-Boat Combat Missions de Lawrence Paterson (London: Elephant Book Co Ltd, also Barnes & Noble, 2007)
- David Miller's U-Boats: The Illustrated History of the Raiders of the Deep -UK: Pegasus Publishing Ltd, and US: Brassey's, 2000
- Man, Medicine, and the State: The Human Body As an Object of Government Sponsored Medical Research in the 20th Century by Franz Steiner Verlag. (Dont certaines pages sont disponibles ici)
Documentations
- Le navire-hôpital Météor : https://docplayer.org/62506311-Die-meteor-indienststellung-als-passagierdampfschiff-vom-musik-vergnuegungsdampfer-der-hapag-zum-lazarettschiff-in-eismeer-und-ostsee.html
- http://www.jimgoeman.de/neptun1.htm
- http://www.schiffe-maxim.de/bubendey.htm
- https://www.geneanet.org/cartes-postales/view/5901128#0
- Un bon inventaire des navires français : http://www.marine-marchande.net
- "Gradisca" und "Aquilea": zwei große Lazarettschiffe unter italienischer und deutscherFlagge im Mittelmeereinsatz 1939-1945 Hartmann, Volker; Nöldeke, Hartmut
- https://www.jerseybunkertours.com/german-underground-hospital
- https://www.feldgrau.com, https://www.feldgrau.com/ww2-german-kriegsmarine-hospitalships/ pour avoir plus de détails sur les caractéristiques des différents navires-hopitaux
- Wiener Pharmazeutische Wochenschrift, Folge 21 vom 27.Mai 1939, Seiten 2 u. 3
- Career Summaries - Luftwaffe Officers 1935 - 1945 => http://www.ww2.dk/lwoffz.html
- https://www.oocities.org/~orion47/WEHRMACHT/
- forum.axishistory.com
- https://www.wwiidaybyday.com/
- Témoignages d'Alexander Kern : http://alexmem4-a4.filmfast2.de/alexmem4-a4.pdf
- http://moebius.freehostia.com
- Ventilation et oxygénothérapie dans les installations médicales avant de la Wehrmacht allemande - une analyse basée sur les publications dans "Le médecin militaire allemand 1936-1944" : https://www.ai-online.info/abstracts/pdf/dacAbstracts/pdfarchivfiles/2013/P_PO_1.3_5_00055.pdf
- https://www.lonesentry.com/articles/ttt09/haversack.html
- https://www.battlefieldsww2.com/hopital-de-la-marine-hardinghen.html
- https://www.wlb-stuttgart.de/seekrieg/km/laz.htm
- https://sanitatssoldaten.weebly.com
- https://de.wikipedia.org
- "German Medical Services",report on German army medical services was originally printed in Tactical and Technical Trends, No. 35, October 7, 1943,http://www.lonesentry.com/articles/ttt07/medical.html
- Conventions de Genève, https://ihl-databases.icrc.org/applic/ihl/dih.nsf/vwTreatiesHistoricalByDate.xsp et https://ihl-databases.icrc.org/applic/ihl/dih.nsf/Treaty.xsp?action=openDocument&documentId=54B535EF2CC445D0C12563140043A47A
- L’armement du personnel sanitaire : une contrainte necessaire, https://lexdih.wordpress.com/divers/bibliographie/armement-du-personnel-sanitaire/
- Le service dentaire de l’armée allemande pendant la Seconde Guerre Mondiale par - http://www.histoire-medecine.fr/seconde-guerre-mondiale/service-dentaire-allemand-WWII.pdf Xavier Riaud
- Manuel de chirurgie sur le terrain de 1944 : Hartleben H: Die Organisation des Kriegssanitätswesens und der Einsatz der Sanitätstruppen du livre Feldchirurgie, Leitfaden für den Sanitätsoffizier der Wehrmacht. 10. u. 11. Aufl. Dresden – Leipzig: Theodor Steinkopff 1944
- https://dobroni.pl/n/der-sanittsdienst/8853, documentation par Przemysław Godlewski
Photos et sites web divers
- http://forgalus.free.fr/LE%20COIN%20DE%20GUY%20MONTANER/NAVIRES%20D%20ALGERIE/slides/GOUVERNEUR%20GENERAL%20JONNART%2001.html
- https://artuk.org/discover/artworks/ss-gouverneur-general-chanzy-68472
- https://collection-jfm.fr
- https://www.greekshippingmiracle.org/en/highlights/greek-pessenger/coastal-service.html
- http://www.naviearmatori.net/
- https://www.ureesinc.xyz/
- https://www.klueser.de/kit.php?index=4551&language=en
- https://www.forum-marinearchiv.de/smf/index.php?topic=22238.0
- http://www.shipbucket.com/ (d'après les dessins de olekit24)
- https://virtualgrenadier.com
- http://www.germandaggers.com, surtout pour la page des décorations
- Photos de la collection de Hans Kr. Lauritsen
- http://www.lexikon-der-wehrmacht.de/Soldat/Sanitatsversorgung.htm
- http://www.nachrichtentruppe.de/9-alle-kategorien/ausruestung/48-labeflasche-31
- http://www.mp44.nl
- http://www.wehrmacht-awards.com; Special thanks to Hans Kristian, Jan B and Christoph Awender.
- http://www.dererstezug.com/TheSANI1.htm
- http://www.narvikmilitaria.com/
- http://www.lonesentry.com/articles/ttt07/medical.html
- https://historicalsocietyofgermanmilitaryhistory.com/german-history-of-world-war-ii/wehrmacht-armed-forces-of-world-war-two/german-heer-army-photos/german-ww2-medical-korps/
- https://search.usa.gov/search?utf8=%E2%9C%93&affiliate=history&query=The+German+Medical+Service&commit=Search
- https://de.metapedia.org et surtout https://de.metapedia.org/wiki/Sanit%C3%A4ts-_und_Veterin%C3%A4roffiziere_der_Wehrmacht
- https://historicalsocietyofgermanmilitaryhistory.com/german-history-of-world-war-ii/wehrmacht-armed-forces-of-world-war-two/german-heer-army-photos/german-ww2-medical-korps/
- https://www.facebook.com/pg/wehrmacht38/photos/
- https://www.facebook.com/sanitatsabteilung71infdiv/
- https://www.facebook.com/The-German-Army-Medical-Corps-in-WWII-345033205614140/
- https://vk.com/deutsche_sanitater et https://vk.com/@recon_dnevnik-sanitary-nosilschiki-krankentrgger
- https://www.kpemig.de
- http://www.bozmilitaria.com/product/wundzettel/
- http://gmic.co.uk/profile/199-claudio/content/?type=forums_topic_post&page=36
- https://www.heimatsammlung-essen.de/deutsche-militaria/orden-ehrenzeichen/verwundetenabzeichen/
- http://www.panzergrenadier.net/forum/viewtopic.php?f=12&t=526&start=15
- https://vk.com/@recon_dnevnik-sanitary-nosilschiki-krankentrgger
- http://www.warrelics.eu, avec l'aide de TABSTABS1964
- https://www.deviantart.com/karlzw, avec l'aide de grand-lobster-king
- http://livinghistory.ru/topic/24998-voiskovye-sanitary-wh/page-4
- https://digitaltmuseum.no
- http://www.aboutww2militaria.com
- https://www.germanmilitaria.com
Films et vidéos
- "Als Arzt im Fronteinsatz"
- https://www.lwl-medienzentrum.de/de/Film_Tonarchiv/einblicke/
- Austria in May 1945 in color and HD (Gramastetten and Linz), chronohistory

Me contacter : rebourssimon@gmail.com